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Tome troisième.
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Inégalités par IAttraction. y y i

Cette théorie des perturbations célestes, qui fait aujourd’hui une partie essentielle de l’astronomie, n’a étédonnée jusqu’ici dans aucun livre élémentaire , je vaisessayer d’en déveloper les principes d’une manière intel-ligible , & qui puisse servir d’introduction à tous les ou-vrages qu’on a écrits là-desius ; j’aurai foin de ne rien sup-poser que je n’aye démontré.

3 4 3 1 • Si deux planètes, dontl’une tourne autour del’autre, étoient attirées également, ôt suivant des direc-tions parallèlles, par une troisième, cette nouvelle at-traction ne changeroit rien à leur système , à leur mouve-ment , à leur situation relative ; ce seroit la même choseque si l’espace même, ou le plan dans lequel se fait lemouvement avoit changé de position ; mais ce qui avoitlieu dans Fespace ou dans le plan que l’on transporte, con-tinue d’avoir lieu comme auparavant, & la planète vuedu centre de son mouv. paroît toujours décrire une ellipse.

3 43 2. Ainsi deux attractions égales & parallèles nechangent jamais rien dans un système de corps ; ce n’estque la différence des attractions qui produit une inégalitéou une différence de mouvement ; la lune n’est troubléedans son mouvement autour de la terre, que parce qu’elleest attirée par le soleil, un peu plus ou un peu moins quela terre ; la mer n’est agitée deux fois le jour par la lune ,que parce que la lune attire les eaux plus qu’elle n’attirela terre, quand elle domine fur les eaux, & qu’ensuiteelle attire ces mêmes eaux moins que la terre, ii h après,

3 43 5- Quand on veut calculer les troubles qu’une at-traction étrangère apporte au mouvement d’une planète,dans son orbite autour du soleil, il faut savoir combien elleagit sur le soleil & sur la planète ; c’est la différence des deuxactions qui est la force perturbatrice; c’est cette différencedont on calcule les effets ; car si le soleil, Ôc la planète quitourne autour de lui, étoient attirés également, ôc suivantdes directions parallèles, la planète ne cesseroit pas de dé-crire autour du soleil la même ellipse qu’auparavant ; seslongitudes héliocentriques ôt ses rayons vecteurs seroientïes mêmes , ôt dans l’usage de l’astronomie nous n’aurions

On ne doitconíìdérerquela différencedes a «rac-lions.