D u flux & reflux de la Mer. 6sr
Gassendi, Op. II. pag. 27. Je passe à Pexplieation deKépler, qui le premier apperçut l’effet de l’actractionuniverselle dans les marées ; il en parle d’une manière élo-quente dans deux ouvrages : De Stella martis (1206), Epitomcajlron. pag. yyy, comme je l’ai déja rapporté (3377).
Newton après la découverte du principe & de la loigénérale de l’attraction, apperçut facilement les effets quele soleil & la lune dévoient produire sur les marées, ôc iltraita cette matière dans son livre des principes avec fasupériorité ordinaire. Enfin, l’académie des Sciences ayantrésolu vers 1738 de traiter tout de nouveau & d’appro-fondir les branches du système du monde que Newtonn’avoit pu épuiser, proposa pour le prix de 174.0 la ques-tion des marées ; les pièces de MM. Bernoulli, Euler& Mac-Laurin,qui partagèrent le prix font d’excellens trai-tés fur cette matière; mais je vais reprendre cette théorie,
& démontrer avec une extrême simplicité toutes les cir-constances générales des marées, fans supposer autre cho-se que ce que j’ai déja démontré.
3 5 9 2 • La première chose qui se présente à démon- Figure allon-trer, c’est que l’attraction de la lune ou du soleil con- g eedeseaux *sidérée séparément, agissant sur une couche de fluide très-mince qui environne un globe, doit faire prendre à ceseaux une figure elliptique ; M. Mac-iaurin le démontrad’une manière ingénieuse dans fa pièce de 1740; M.
Clairaut a imité fa démonstration dans saThéorie de la figu-re de la terre , comme on l’a vu ( 3579 ) ; & il est aiséd’appliquer aux marées la même démonstration ; pour celail suffit de considérer trois choses ; i°. La force de lalune fur les différons points de la terre est proportion-nelle à la distance de chaque point, au plan perpendi-culaire au rayon lunaire ( 3530); elle est donc propor-tionnelle à des lignes parallèles au grand axe de l’ellipse ,qui naturellement doit se diriger vers la lune ; 2 0 . Laforce centrifuge que nous avons considérée quand il étoitquestion de la figure de la terre étoit également paral-lèle au grand axe de l’ellipse du méridien dans les diffé-
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