LES PRIVILEGES
Henry
II.
8- MarsisH.
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LETTRES PATENTES
En faveur de la Nation Suisse , Portant affranchissement de tou-tes les Marchandises qiíïls feront sortir de la Fille de Lyon ,pendant les Foires de ladite Fille, G?c.
H ENRY par la grâce de Dieu , Roy de France : A 'tous ceuxqui ces présentés Lettres verront, Salut. Nos très-chers &grands Amis Alliez, Confederez & bons Comperes les Seigneursdes Ligues de Suisses, Nous ont par leur Ambassadeur envoyédevers Nous, fait remontrer que combien qu’ils soient unis &joints avec Nous, de perpétuelle paix, amitié & Alliance, pourle respect de laquelle ils ont toujours fait toutes démonstrationspar les effets mêmes qu’ils ne désirent rien plus que le bien, pros-périté & grandeur de nostre Royaume, & en cela employer toutdevoir de bons & parfaits amis, chose qui requiert & mérité queles ayons en singulière recommandation, & qu’ils ne soient trai-tez & favorisez en nostredit Royaume, de moindre faveur &gratuité qu’autres nos Amis : néanmoins ainsi que les Marchandeleurs Sujets frequentans les Foires de Lyon leur ont fait entendreque les Marchands de l’Empire frequentans aussi lefdites Foires,ont après chacune Foire quinze jours francs pour tirer & enleverleurs seules Marchandises, '& eux n’en ont que dix, de fortequ’en cet endroit ils font diversement traitez, dont ils leur ontfait plusieurs remontrances, & requis qu’ils voulussent faire ins-tance envers nous, qu’en faveur & considération de Pentiere& parfaite amitié qui est entre nous, il nous plaise étendre enleur endroit semblable grâce ; pour lequel effet, ont iceux Sieursdes Ligues envoyé devers Nous nostre cher & bien amé Antoinesellier Banderet de Berne, qui nous a dit & exposé ce quedestus, avec très-humble Requclte de la part desdits Sieurs desLigues, que nostre plaisir soit les gratifier en cet endroit. Sça-voir faisons, que nous ayant mis en considération combien estgrande & méritoire la bonne & singulière volonté que nous por-tent lefdits Sieurs des Ligues, desirans pour ce leur complaireen ladite Requeíle, & leur taire par cette noble libéralité con-