LES PRIVILEGES
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DECLARATION DU ROY,
HENRY IV.
Qui exempte un Soldat Suiffe , des Droits d? Aydes.
Hestry" T-T^NRY, P ar * a g race âe Dieu, Roy de France & de Na-ly varre: A tous presens & à venir, Salut. Sçavoir taisons: no-
26. Azrìl. tre bien amé Claude de la Vigne, natif de la Cité de Lauzanneks 98 > en Suisse, du Canton de Bern, Nous a fait remontrer, que nosPrédécesseurs Rois auroient pour plusieurs & grandes considéra-tions accordé à nos très-chers grands Amis & Alliez les Commu-nautez des Anciennes Ligues des Hautes Allemagnes, appeliezSuisses, plusieurs beaux Privilèges, & en outre permis de de-meurer en telle Ville & endroit que bon leur semblera de nostreRoyaume, Nous ayant fait service en nos Gardes & Armées lors-qu’ils y font esté mandez, & quai fussent francs, quittes &exempts de toutes Tailles, Taillon, Imposition, Aydes & Sub-vention quelconque , mise ou à mettre, sur nos Sujets & Píabi-tans de nostredit Royaume, soit pour le fait & entretenement denos Gens de guerre, ou autrement, pour quelque cause & occa-sion que ce soit, Guet & Gardes de portes, en quelque part qu’ilsfassent leur résidence, comme il eít plus amplement porté & dé-claré par lesdites Lettres de Privilèges ; desquels Privilèges, Franchi-ses & Exemptions, l’Exposant qui nous a fait service par Pespace deplus de 20. ans en plusieurs endroits decetuy notre Royaume, estanten nos Gardes & Armées, lequel veut faire fa résidence en nostreVille de avec fa famille, délirant jouir d’iceux Privi-
lèges & Exemptions , ainsi que tous les autres Suisses de fa Nationmariez & demeurans és Villes de nostredit Royaume, ayant femme& enfans, & craygnant ledit Exposant y estre empêché par aucunsde nos Receveurs ou Commis à la Recepte de nos Aydes & Tail-les, & Impositions, au préjudice desdits Privilèges, aufquelsNous ne voulons & n’entendons estre contrevenu en aucunemaniéré que ce soit ; Et d’autant que fur iceux nosdits très-chersgrands Amis n’ont encore obtenus de nous Lettres de confirma-tion generale, il doute que pour ce regard fissiez difficulté de sienfaire jouir, s’il ne luy estoit par Nous convenu de Lettres à ce né-