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Les autres s’apellent de Formariage, parce qu’ils ne peuvent se marier à des person-hes franches, ni même à des personnes d’autre lieu que celui de leur domicile , fansla permission de leur Seigneur : mais ils sc peuvent marier chez eux à leur volonté,& faire testament en faveur de ce^x de leur résidence, 8c non en saveur de person-nes libres, ou d’autre résidence que de la leur.
La troisième esoéce de Serfs, est de ceux qu’on apelle Mainmortables, ausquelsle Seigneur succède , s’ils ne laissent point d’enfans nés en mariage, 8c qui ne peu-vent tester que de la somme de cinq fols.
Le Serf foncier est celui qui ne peut changer de demeure au préjudice de son Sei-gneur, dont il est homme de corps 8c de fuite. Tout cela est pris d’un titre de Thi-baut Comte Palatin de Champagne Sc de Brie, Roi de Navarre , du mois de Mayl’an 12,59.
Il y a encore des hommes de bras, & une forte de Fermiers qui prenoient à censSc champart, les maisons 8c les terres qu’ils cultivoient auparavant comme Serfs.
Les Serfs qui étoient faits Bourgeois, payoient au Comte de Champagne une re-devance par chacun an, qui étoit apellée Jurée.
Si l’affranchi devenoit Clerc ou anobli, le droit de Jurée cessoit : & pour deve-nir Bourgeois, il falloit qu’il demeurât en une des Villes Comtales de Champagneou de Brie.
Le droit de Jurée étoit de six deniers pour livre des meubles, Sc de deux tournoispour les immeubles.
Les autres maximes de ce droit qui a été introduit en Champagne, sont expli-quées dans un autre Chapitre.
Mais la France ne souffre plus d’Efclaves, quoi-qu’elle ait encore en quelque*lieux des main-mortes Sc d’autres servitudes, qui ne sont pourtant pas de la naturede celles des Anciens. Il n’y a plus que trois Etats ; le premier est le Clergé; le se-cond , la Noblesse ; & le dernier est composé de leurs inférieurs, apellé le tiersEtat.
CHAPITRE XIV.
Oue lu Noblesse des maies & des T ères > ejì préférée d celle des femmes & des Aíéres ,
O N ne doit pas s'étonner si Dieu vouloir qu’on lui consacrât les ensans mâles ;
puisque, selon Tostat, Dieu étant parfait, il veut qu’on ne lui offre que leschoses les plus parfaites. II n’y a, dit-il, que le sexe masculin qui soit parfait ; &la nature qui tend toujours dans ses opérations à ce qui est le plus accompli, s'efforcetoujours de produire un enfant mâle.
Aussi l’Ecriture remarque que Sara enfanta un fils à Abraham : Fbcavit Abrahamnomen filii fui, quem gênait ei Sara , Isaac. Cela fait connoître que les ensans nais-sent au Père , Sc non à la Mère. La loi 19. jf. de fat h homìnum , y est formelle.
Après le déluge, c’étoit une bénédiction de Dieu, de n'engendrer point de filles.C’est ce qui a fait dire à Saint Jerôme que ces anciens Patriarches, ces hommes ad-mirables 8c divins, ces premiers Seigneurs du monde, fur les familles desquels Dieurépandoit tant de grâces, n’ont presque eu que des fils ; 8c que Salphaat, qui le pre-mier n’eût que des filles, mourut dans ses péchés, selon l’Ecriture, Comme s’il eûtdégénéré de ses pères, pour n’avoir eu que des filles. Nullus fanélorumperrarbfe-minas genuijfe narratur, flasque Salphaat qui in peccatis mortuus est , omnes filiasge-naiste narratur.
En quelque lieu que l’or se forme , disent les Naturalistes, c’est toujours l’ou-yrage du Soleil, parce que c’est le Soleil qui en est le principe actif, & le,plus noble.
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Quidquìibabuerìsmasc.fexús,conficraùisDomino.Ex. 19.1/.11
Gents. c. 31.
Ecdcs c. L-
b'ani. c. c*.vef. 27.