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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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Bxad. C. 11.

4,4 Traité de la Noblesse ,

aines escient plus capables de servir que les puînés : & peut-être auífi parcs que Diet*commanda qu’on lui prefentât toûjours le premier né. Brìmogenitum filiortim tu»-y uni dabis mihi.

J’ai crû qu’il étoit nécessaire d’exprimer la qualité du fief, de la foi, & del’hommage , avant que de parler des sentimens des Auteurs fur l'anobliiTementdes fiefs.

L’inféodation a conféré l’ancienne 8 c première Noblesse : car autrefois tout ceque tenoit un Noble étoit fief, 8 c il n’y avoit que deux sortes d’états; celui desgens libres Feudataires, & celui des Esclaves ; tellement que toute la Noblesse con-fistoit en la possession des fiefs.

a Bartole , Lucas de Penna, Tiraqueau, du Moulin, Monsieur Bignon, &t,b.\. coi.tj. Menochius disent unanimement que si le Roi, ou Prince Souverain, investit quel-vnf. Civil, qu’un d’un grand fief qui ait titre de dignité annexée , il anoblit tacitement celui àde'dienita- ^ confère. On ajoute , que le fies soit mouvant du Roi , ou du Prince , quiris tib. 10. a pouvoir d’anoblir immédiatement, & non d’autres Seigneurs ; & que le possef-Lucas ds feur ait été reçu à foi & hommage ; per L. quidam confulebat ff. de re judicatà.Pmna in r.. Car les choses reçoivent la condition de la personne , & non pas la personne la con*tu.mr.eque t âition des choses. Ainsi le Prince fecevant à hommage celui qui n’est pas Noble,

. ' ' “ le fief,

Bar talus

h fuie , d c

que i'inveltiture des hets conférée par le Prince anoblit, & quets awiihus l-_i possession immémoriale d’un fief en une famille , y a fans doute introduit la No-> s' 5 í s av ‘ blesse. A Ton funt autem jufii milites five Mobiles, nifi qui a, Principe vel Duce ,vel Comité , vel Marchìone de feudo investit i funt ; fi modò ti longam eorum feriemAndréas '''‘limerarc pojstnt qu<e Feudum, onufque militiœ ei adncxum in Familia sua recepcrit',Tiraqudlus qua est ccrtijstma Mobilimn defìnitio.

in traâata c Chassanée s’explique en ces termes ; Si Burgenfes emant Barcnìam , ut pluresderi ubilita- sac tant, non tamen per hoc funt Barones , nec inter Barones fédéré debent, nist idte c.p.n.\.\. i Ja f cant ' a p rm dpe . d C’est aussi l’opinion de Rébuffe : Mais cela s’entend dePneus tit 1. 1 investiture qu il convient recevoir pour etre effectivement reconnu Baron , ot/ 9. gtof 3. avoir rang entre les Barons & Grands d’un Etat ; & il est indécent que le Titulairenîgvtmns L. d’une telle dignité, soit reconnu pour tel, si ce n’est de l’expresse volonté duc.'cr.ebrog p r j nce q U i veuille purger le défaut de qualité en conférant son investiture, comme*■ ?’ • si t le Ryi Louis XI. envers Olivier le Dain son Barbier, lors qu’il fut fait Seigneur

Covs. sísi. à Meulent.

ú(). t.ij. e Charles Loiseau assure qu’en France le Roi anoblit, non - seulement par LettresFlorentin expresses & par Chartres particulières, mais encore par l’investiture des fiefs de di*.^artle d» k : k Prince ayant divers canaux pour distribuer fes grâces à ses Sujets.

Noblesse * f Monsieur le Maître est du même sentiment, & dit qu’une Baronnie , ou autreCivile. grand fies, anoblit le Roturier ; quoi qu’en effet ce ne soit pas le fief qui anoblisse,

, mais l’investiture du Roi, qui seul en France peut concéder la Noblesse, & rendre

b sactbus ] £ Roturier capable des privilèges qu’il a donnés aux Nobles.ri.soss. s H y en a un exemple fameux en la personne de Pierre de la Forest, Chancelier

fui. & in f rance , Archevêque de Roiien , & depuis Cardinal, qui fut anobli par le

■pns.de feu- Roi Jean , selon fes Lettres du mois d’Octobs# l’an 1354- en l’investissant du fiésdit. Sc de la Châtellenie de Houpelande, qu’il avoit acquis dans l’étendue de la Seigneu-

c Bartholomeus Chafancus Cat. g!or. mtmd. 11. constd.

J fau b Rebuff. in L. in bis , num. 50. cap. de prédits.e Traité des nnoblissemens , c. y.

î Gilles îe MaîtreS Communiqué par Mr. d’HérouvaJ,

premier Président du Parlement, en fes dédiions notables , traité I. c. $i