tz? de Je s diffèrent es effeces. 119
'Cs quisait auílì connoître qu’il y avoir à Toulouse un Arsenal ou Magazin d’Ar- Roi aprèsmes, avant l’invention & l'usagc de l’Artillerie. PhT 0 ”
Mais les Archives del’Hôtel de Ville fournissent des preuves encore plus particu- vaìo^^onliéres de cette vérité. ' ... père.
On y peut lire des Patentes du Roi Philippe le Hardi de l’an r 176. dans lesquel- A liasseles ce Roi expose qu’il a reçu un grand secours des Toulousains. cottée T,
Il y a une attestation de Raoul de Neste Connétable de France fous Philippe leBel de l’an 1294. portant que les Capitouls & Citoyens de Toulouse l’ont grande-ment secouru cette Campagne-lì , n’ayant retiré leurs Troupes de l’Armée que parson ordre ; à cause dequoi, ajoute ce Connétable s’adrestant au Roi, ils méritentque leurs Privilèges leur soient non-seulement conservés , mais augmentés.
En 1296. Robert Sénéchal de Carcassonne Lieutenant de Roi en Guyenne, a la mêmsayant reçu un semblable secours de cette Ville , donna une semblable attestation. liasse.
Il est à remarquer que les Capitouls a voient accoutumé de tirer ces sortes de cer-tificats, non-seulement des Généraux d’Armée, mais des Rois même, qui décla-roient ( comme le portent expressément les Patentes de Philippe ) que c’étoit gratui-tement que la Ville de Toulouse leur donnoit ce secours, & qu’ils n’entendoientpoint pour cela avoir acquis aucun droit de Chevauchée fur les Habitans de cetteVille, ni les forcer d'aller à la guerre; tant il est vrai que Toulouse étoit en cetems-là une Ville de franchise & de privilège.
II y a deux pièces dans les mêmes Archives, qui montrent que les Capitouls com- A ]a ] ia[ f emandoient ces Troupes pour le service du Roi : ce sont deux attestations, l’une du cottée QSeigneur de Soliniac, de l’an r; 26. & l’autre du Seigneur de la Palu, Lieutenantde Roi en Languedoc, de l’an 1540. tous deux Commandans les Armées du Roien Guyenne r par ces attestations ces Généraux certifient que les Capitouls ont touteJurifdiílion fur les Troupes qu’ils mènent k l’Arme'e ; 11 ne se peut rien dire de plusexprès.
Les Capitouls a voient auífi un droit fort honorable, qu’ils retiennent encore ìprésent, qui est d’assembler les Nobles de cette Ville & de son Gardiage ou ban-lieueaux convocations du Ban & Arriére-Ban, d’être à leur tête , & de les commander :
& le Sénéchal de cette Ville les ayant voulu troubler dans la possession de ce droit enl’an 1640. ils s’y firent maintenir par un Arrêt contradictoire du Conseil du Roi.
Ce service personnel des Capitouls, avec commandement dans les Armées, ren-ferme nécessairement la qualité de Noble. - En esset, il seroit bien difficile de se per-suader , qu’en un tems oh la Noblesse étoit obligée de servir en personne, elle eutobéi aux Capitouls, s’ils n’eussent été Nobles, & n’eussent passé pour tels dans toutle Royaume. Auffi dans plusieurs Titres ils ne font pas seulement apellés Nobles,mais Chefs des Nobles : & dans la fuite des tems, après qu’on eut réduit en taxe leservice personel du Ban , & que pour le paiement de ces taxes les Nobles & autrespossesseurs des Fiefs surent tenus d’en raporter les Dénombremens devant les Capi- Aux Arch.touls-, ils y font apellés Chefs des Nobles. liasse cottée
Dans cette qualité de Chefs de Nobles, ils font en droit non-seulement de Tym- double G.brer leurs Armes, mais encore de les Tymbrer avec des Lambrequins ; carpuisqu’ilest certain, suivant la remarque de Loyseau dans son Livre des Ordres, que cethonneur apartient proprement aux Chefs des Gendarmes, on ne peut contester queies Capitouls n’aieht cette qualité , du moins tandis qu’ils font Capitouls.
Ainsi les Capitouls ayant été Nobles dès leur origine, ont toujours soutenu cettequalité : les divers changemens arrivés à leur Ville , n’en ont point causé à leur No-blesse : ils leur ont même donné des occasions de l’accroître par une longue fuited’exploits militaires, & par les mêmes manières que l’ont acquise ies plus illustres
R