140 'Traité de la Noblesse,
Monstreîet (toit né k Pari S , Avoìt été Secrétaire du Roi, & étoit fils de Girard dé Mmtcfgu ^ ,en sa Chro- s e ' cr étaire dtt Roi Charles le Riche dernier trépassé. Ledit de Aíontagu devint Maîtrenique c ap. ^ fjòtel fa F r œnce ; c'est-à-dire Grand Maître , il avoit Jon frère Archevêque de Sens;Cctoit O" étoit Gentilhomme de par fa mère.
Charles Cela est aussi remarqué dans les Lettres de réhabilitation données à Bourges, e.n^ I* Octobre 1447. que Jean & Gaspard Bureau obtinrent, étant lors en la saveur du
Roi Chailes VII. Elles contiennent qu’ils descendoient de personnes libres, deGentilshommes & Damoiselles de la Province de Champagne, ou le ventre ano-blissoit.
C’est pourquoi la Coutume générale de Champagne & de Brie autorise la No-blesse maternelle. Elle dit, que ceux-la font tenus Nobles qui font ijfus de père oamère Nobles ; qu il suffit que le père ou la mère soit Noble , quand il fe rencontreque l'un des deux efi non-Noble, & dc serve condition ; (fr que ï Un ou l'autre étantNoble , donne la Noblejfe k leur famille.
Les Historiens anciens & modernes qui font mention de cette maniéré d’anobliren Champagne, demeurent bien d’accord que l’origine en vient, de ce que la plusgrande partie de la Noblesse de cette Province ayant été tuée en une bataille l'an,841. leurs veuves eurent le privilège d’anoblir les Roturiers qu’elles épousèrent, &que les ensans qui en sortirent furent estimés Nobles ; mais ils ne s’accordent pasfur le tems de cette journée, ni fur le lieu où elle se passa. Les uns le «portent à laFcte de Pâques, parce que Charles le Chauve qui étoit dù> combat, passa cetteFête solemndle à Troyes l’an 841. & qu’ensuite il alla au-devant de Lothaire sonfrère jusques à Châlons.
Les Chroniques de France contiennent, que cette Bataille fut donnée la veille d«l’Ascension, à une Ville nommée Fontenay.
1k com- Gaguin dit que ce fut le jour de cette Fête, 8c convient du même lieu.
peu. de ges- D11 Haillan remarque, que la petite Rivière qui court par une vallée proche dc
iìs Vranto- Fontenay , & qui s’apelle Vaux-Charles, du nom de Charles le Chauve, grossit ex-ìií/hJíL S• traordinairement du sang des morts, 8 c qu’elle le porta en la Rivière d’Yonne.
D’autres raportent cette fameuse journée au 25. Juin , en aprouvant la datte del’année.
Pithou fur l’article 1. de la Coutume de Champagne , dit que la grande défaitedes Nobles Champenois, se fit aux Fosses-jattnes près Bray-le-Comte.
Traitédes Loiseau croit que cette Bataille fut donnée à Fontenay près d’Auxerre , l’anOrdres, ch. entre Lothaire fils aîné de Louis le Débonnaire Roi de France 8 c Empereur ;Gentils-*' €S foui; 8 c Charles le Chauve ses frères.
hommes. Lin Auteur moderne anonyme dit, que le théâtre de cette guerre fut à Chablisproche la rivière d’Yonne en Auxerrois, & qu’elle proecdoit de ce que Louis leDébonnaire avoìt assigné la plus considérable partie de ses Etats à Charles le Chau-ve, bien qu’il fût fils de fa dernière femme Judith de Bavière.
Pu Détroit Therriat, 8 c Monsieur de Mézeray, conviennent de Fontenay près d'Auxerre ,
& état des & de l’année 841.
personnes Favin se trompe sort sur ce que le Sire de Joinville Sénéchal de Champagne deerî-HisT'de vant Sai nt L °uis, dit qu’il l’accompagna au premier voyage d’Ourremer,
France, qu’il y perdit vingt ou trente Chevaliers portans bannière ; & qu’il refusa d’aller ausecond voyage , parce que durant son absence , ses Sujets avoient été maltraités desOfficiers Royaux : Car cet Auteur en tire une conséquence qui ne peut se soutenir.
II s’imagine qu’il pourroit être arrivé, que la plupart de la Noblesse de Champagneétant morte ou demeurée prisonnière en des Batailles que perdit Saint Louis à laMUssore j & au Rexilj les veuves 8 c les filles de ces Nobles, avoient été contraintes