i6o Traité de la Noblesse ,
point alors de concession d’armes de la maniéré qu’il est exposé. Pour celles d’Eu-des le Maire, elles se voient dans l’Eglise de Saint Etienne du Mont, & autrefois danscelle de Saint André des Arcs à Paris, à cause de Claude Hardy issu de Simonne Char-rier fille de Tiphane le Maire , qui se disoit descendue de cet Eudes.
On veut encore, selon la Relation des funérailles d’Anne de Bretagne, deux foisReine de France , publiée Fan 1513 . que les descendans d’Eudes le Maire soient enpossession de garder & de veiller les corps des Princes défunts, qui passent par la villed’Estampes : ainsi qu’ils firent lorsque celui de cette Princesse y sut mis en dépôtavant que d’être porté h Saint Denis en France.
Julien Péléus Avocat au Parlement , fait mention en ses Actions foreuses, singu-lières ct remarquables, Livre 8. aélion. .17. des privilèges de la famille de ChaloSaint-Mars, & raporte un plaidoyé fait à ce sujet, qui contient les raisons desparties.
CHAPITRE X L V.
Te la Noblesse de Gérard de Langres, en Champagne : Et des Jlíanttmijstons -ou dffran*chi/femens ordinaires en cette Proiftnce.
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E Ntre les Auteurs qui ont voulu favoriser la Noblesse de ceux qui la prétendentne du côté des femmes en Champagne , Bodin dit, que les hommes non-Nobles,‘rnsi'ri \'rgl c l 11 ' épousent des femmes Nobles, en empruntent souvent l’éclat & la Noblesse. Quen\«icm po- les peuples de Calecuth aux Indes, suivent en toutes choses la condition de leursreflue.- mères ; & qu’entre les Naires qui sont les Nobles de ce pays, les ensans des sœurso r »riu< de succèdent à leurs oncles. Ce que décrit pareillement o soli u s parlant dtl Royaume£,,"'.■1 Por de Portugal.
tHgmue tib. On voit un exemple de cette Noblesse dans les descendans de Gérard de Langres,2 ' 8 c d’Anne Musnier sa femme, qui ont prétendu qu’elle fe perpétuoit in insnìtum ,
lans porter ni le nom ni les armes de Langres.
Ils sondent ce privilège sur des Lettres patentes en Latin de Henri & de Thibautsuccessivement Comtes de Champagne & de Brie, datées de Fan 1175. & de 1198.Elles surent données à Gérard de Langres , & à Anne Musnier sa femme, selon leblelse o dispositif,, en considération d'un service notable qu’elle rendit à ces Princes. Carpelle le pri- trois Gentilshommes ayant conspiré contre la personne de Henri ; comme ils étoientvilege des assemblés dans une Chambre pour exécuter leur détestable dessein , cette femme qui.Muíhiers. ie sçôt à Finstant même,elia les trouver, & tira à part le plus considérabled’entr’eux,lous prétexte de lui parler d'assaire, ct le tua d’un poignard qu’elle avoir fous fa robe.Elle blessa 'ensuite les deux autres, contre lesquels elle se battit si généreusement ^qu’elle en sortit victorieuse : Et quoique chargée de plaies très-dangereuses, elle con-serva assez de présence d’esprit pour les faire arrêter ; desorte qu’après leur procès fait,ils furent tirés à quatre chevaux.
Ces Patentes contiennent que Gérard de Langres, Anne Musnier sa femme , &leurs descendans seroient exempts à perpétuité de toutes Tailles, subsides, imposi-tions, ct autres charges généralement; qu’ils ne pourraient être contraints de plaideren quelque matière que ce fût, que pardevant la personne du Prince & Comte deChampagne : Et qu’ils donneraient seulement chaque année par forme d’aumône,cinq sols au Trésor de l’Eglise Saint Etienne de T rayes, le jour de l’anniversaire duComte Henri, pour être employés aux frais de son luminaire. En voici les pro-pres termes : Et eorum hure de s maritagio contingentes, in perpettmm liberos & immst-»es esse ab omni taillia , subvens ione , impostione , exattiane , exercitatn , gb equitatx ,ts alìa servitme sex redibentia quacxmqxe : ne que per alium se jxskiabxnt in aliqao >