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Traité de U Noblesse ,
Tontìum qui celât ortginem Nilus.
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Outre tous ces moyens pour vérifier la Noblesse , les rôles des Gentilshommes’Album Nobilìum , où les Prédécesseurs font inscrits, font les témoins les plus assurésde leur rang , selon le Président Chassanée en son Conseil 64. S’il n’y a aucun Rôlede taille, cela Favorise encore la possession de Noblesse : si ce n’est qu’il y eût de ladérogeance ; car en ce cas, la possession précédente feroit considérée.
II suffit d’alléguer le père & l’ayeul pour Nobles, suivant l’Edit de 1600. JeanBaquet Avocat d u Roi au Trésor, le témoigne ,& la Loi 1. de dignitatibus au Code,favorise cette opinion : mais tout cela se résout suivant les derniers Réglemens & lesderniers usages.
Je ne puis omettre de parler encore suivant les Auteurs, de quatre autres moyensdont quelques personnes se servent, pour s’avantager d’une Noblesse imaginaire &chimérique.
Le premier est tiré des Astres. S’il est permis d’ajoûter foi à ce qu’ils proposent,celui qui a Jupiter pour ascendant, devient Noble : Si Jupiter in primo cardineconflitutus fuerit in finibus vel in altitudine sua., Mobiles facit, qui est l’avis de Fir-micus Maternus. Il dit aussi que si le Soleil donne ses influences, c’est une marquede grande Noblesse. Cum Sol in horofeopi parte -conflit ut m in mafculino figno, m dom»aut altitudine sua ac benevoU sella radiatione conjunclus ; magna Nobilitatis largiturinsignia.
Le second moyen est la renommée publique. Tiraqueau en son Traité de la No-blesse , use de ces termes : Hic Nobilis es qui populi opinione es Nobtlis ; bine fit utis prafitmatur ©" fit Nobilis quem vulgus & cmnmun.s hominum aíìimatio Nobilem ré-futât. II est Fait mention de ces fortes de Nobles dans Albertos, in prima parteStatutorum cap. 137. dans PaulusCastrensis, Cons. 21. dans Franciscus Ripa , lib. 2.respons. cap. z 6 . Allobrogum Coll. 2. vers. 2. dans Matheus Afflictus in cap. x. ColLS. vers. nova Nobilitas, titulo Ouis dicatur Dux.
Laide dit qu’il y a une Noblesse qui s’établit p^r la feule renommée : Efi Nobi-litas per solam famam ; In leg. providendum Cod. de pofiulando , Cl in leg. 2. Cod. fiservi aut liberi lib. 10. id efi per communem hominum famam. Comme qui voudroitconstituer quelqu’un in quafi poffefiïqne Ingenuitatis . Ces prétendus Nobles s’attrt-buer d’cux-mêmes la qualité , fans l’aveu du Prince ; & à Force de vanter leur No-blesse , ils lui font prendre racine, & la rendent si publique, qu’elle s’établit perfamam publicam.
Le troisième moyen est la présomption , qui est Fondée en partie sur cet axiome :tjued errer publicus facit jus , suivant la Loi, Barbarius Philippus ff. de ojficio Proto-ns. La Noblesse présumée vient autant de la part du peuple , que de celui qui yprétend ; & on présume qu’elle est véritable , encore que le Prince n’y ait jamaisadhéré par Lettres expresses.
IVlais il y en a dont la vanité monte bien plus haut, & qui fê Font descendre desplus grandes Maisons, quoique ce soient des gens du commun. J’en ai beaucoupd’exemnles, & entr’autres j’ai vû des Lettres de dérogeance obtenues par un habitantde Xaintonge , dans lesquelles il a exposé être descendu de Guillaume Comte d’Ar-ques , vivant en 1057. pour se donner des prétentions fur une considérable Pro-vince.
Depuis quelques années, un certain Benjamin Priolo fils d’un Menuisier deSaint-Jean-d’Angely , a été aster hardi pour vouloir persuader par un écrit qu’il dédioitau Seigneur Priuli Noble Vénitien , qu’il étoit de même Sang.
La Noblesse ambiguë est celle dont lçs prçuves nç fout gas çertarnes, Nqçiiitai,