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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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LJO

Traité de U Noblesse ,

CHAPITRE L X X V I.

Ziptus, inNotitia su-ris Belgicicap. iz.

Si celui qui efì Noble dans un pays , doit être censé Noble dans un autre. Si les Etrnn-gérs Nobles font considérés comme tels en France, dr fils jouissent des exemptionsdes Gentilshommes naturels. Et Ji les Souverains peuvent anoblir hors de leurs Etats.

L ’On réadmet point cn Flandres selon l’Ordonnance du pays , le titre de No-blesse , les Armoiries , ni la légitimation , concédées par un Prince étranger »ou autre Seigneur : TJt ab externo Principe vel alio Domino, nobilitas, injìgnia , lé-gitimât io dr allia privilégia data incolis harum ditionum , nihil proficiant. En effet »aucun étranger n’est tenu Noble dans un Etat » si le Prince ne lui accorde cettegrâce : dont nous avons vû un exemple l’an 165 5. en faveur de Jean Hepp VibeRésident de Christierne I V. Roi de Dannemark , anobli en France par le RoiLouis XIII. qui lui donna pour armes d’azur à la sieur-de-Lis-d’or, pour mar-que de fa bienveillance.

Num. 89. C’est auífi l’opinion de Noldenus, que celui qui reçoit la dignité de Noblessede (on Prince , ne se peut pas dire Noble hors de son territoire, puisque Extraterritorium suum jus dicenti impune non paretur. L. ult.jf. de furifd.

Gerteíc r E es Egyptiens rejettoient les Hébreux ou Juifs, comme ceux-ci les Samaritains*F.vlng. r ^' C’est ce qui est expliqué dans la Genese : Illicitum efi enìmssEgyptìis commedere cumfutin. c. 14. Hcbrœis ; & dans le nouveau Testament : Non enim cotituntur ftidat Samaritanis.

Les Perses ont eu de l’aversion pour les étrangers, & ne vouloient point de com-merce avec eux ; les Vénitiens & les Suisses les ont autrefois méprisés.

Ainsi les Athéniens ne donnoient aux étrangers aucune entrée dans leur Ville, &Pericles vouloir que ceux qui n’étoient point sortis de père & de mère Athénienssussent estimés illégitimes & apellés Nothi , c’est-à-dire , rnetifs.

Les Scythes, selon la pensée d’Anacharsis, étoient barbares chez les Athéniens»& les Athéniens chez les Scythes : De même chez les Lacédémoniens & les Thé-bains , nul n’étoit reçu pour être Citoyen , s’il n’ctoit originaire. Deíorte que:Tolit 1 1 c comme dit Aristote , l’on est Noble selon la coutume du lieu. C’est a u (h la pen-4. z.r. à lée de Bartole.

II semble donc que les étrangers n’étant pas Citoyens, ils peuvent encore moinsêtre réputés Nobles, quoi qu’ils obtiennent des Lettres de naturalité , en saveurdesquelles ils payoient anciennement un tribut particulier pour la liberté de rçlideren France , qui s’apelloit Chevage étravére ou étrangère , comme Jean Baquet nousaprend en son Traité d u droit d’Aubeine.

On peut néanmoins dire que celui qui est Noble en un lieu , est nécestairementNoble par tout ; puisque la qualité de l’homme n’est pas indivisible que fa propresubstance. Et il est de la bienséance & de futilité pour l’entretien de I4société deshommes, principalement entre les Chrétiens , de reconnoître chez soi la Noblessed’un étranger , pourvu qu’il la faste paroître.

L’Ecriture Sainte veut aussi que l’on soit favorable aux étrangers : Peregrìnis

7. vers.exammus.

Argument.Leg. fi excausa. 9.

Exod. cap.

13. ìium.ç).

oleflus non eris. Et l'Apôtre nous dit qu’il ne faut point avoir acception desperlonnes, parce qu’il n’y a point de différence entre le Juif & le Grec.

Greg.Na- Saint Grégoire de Nazianze raporte de saint Basile , que ce Prélat étant menacé%ian^.o>at de l’éxil par l’Empereur , il répondit à celui qui lui en aporta la nouvelle : Il20. de s. n ;ést pas au pouvoir de l’Empereur de m’exiler : parce que tout le Monde estEafiiio. ma p 3tr j e-

Epìst. 2.8.. Sénéque étoit de ce sentiment, lors qu’il a dit que fa Patrie s’étendoit par tou£