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ft) dé Jés différentes espèces.
St quadraginta : sex , feptem millia défunt,
Plebìs eris.
Charles Loiseau raporte ce Vers au Traité des Ordres, ch. z.
Bartole in L. i. Cod. de dignitatibus ; & Chassanée , in confuetudines BurgundU ,demeurent d’accord que la Noblesse fans les richesses, est comme morte.
Dante Florentin est de contraire avis ; car il dit que les richesses étant viles deleur nature , ne peuvent communiquer aucune Noblesse.
C’est le sentiment de Bartole lib. i. coll. 3.
Que fi la Noblesse consistoit aux richesses , cela iroit contre l’autorité du Sou-verain , qui seul la peut donner. Il y auroit même de la contradiction , en atta-chant la Noblesse aux richesses , parce que l’état des personnes n’étant pas toujoursle même , on feroit tantôt Noble, tantôt non-Noble. II est donc vrai de direavec le Roi Prophète , simul in unum dives & paftper , que le riche & le pauvre fonten effet une même chose ; de forte que les richesses ne font qu’un ornement.
Enfin la Noblesse est du droit de nature , & ne peut être effacée par le défaut des Vfal. 48.biens de fortune.
Plusieurs Docteurs ont traité la question , si la Noblesse fe perd par pauvreté.
Bartole résout in lib. 1. Cod. de dignitatibus , qu’elle se perd , Nobilitas item prop -ter paxpertatem perditur. C'est encore le sentiment de Conradus Gesnerus. Scisxe quod Nobiles quidem nataLium', dum pauperes funt, non amplius clari exiflant.
André Tiraqueau , TraSl. de Nobilitate , cap. 15. num. 1. & beaucoup d’autresveulent qu’un Gentilhomme soit déchu de sa Noblesse à cause de sa pauvreté , com-me si les richesses faisoient la Noblesse : mais la pauvreté ne peut ôter cet honneur àcelui qui le possède ; l’origine le donne , & la vertu le conserve. Néanmoins lesrichesses font un puissant moyen pour maintenir la Noblesse , qui est méprisée lors-que les biens lui manquent ; témoin ce qu’allegue Philippes de Commines au sujetd’un Prince de la Maison des Ducs de Lanclastre , qui alloit à pied à la fuite du traindu Duc de Bourgogne , en demandant l’aumóne de maison en maison.
Therriat en un Traité de la Noblesse de race nomb. 77. résout que les richessesne peuvent donner la Noblesse , & que la pauvreté ne la peut ôter. Balde ad L.bumilem Cod. de inccjì. nuptiis , dit que ce n’est pas la pauvreté , mais plutôt l’ori-gine & les mauvaises mœurs qui font le roturier , paupertas non reddit idem , fedsrigo mali mores.
Pierre de Belleperche dit que le pauvre peut conserver sa Noblesse : & Matheusde Afflictis, cap. 1. coll. 6 . tit. quis dicatur Dux , avoue que la pauvreté obscurcitla Noblesse , mais il soutient qu’on peut demeurer Noble & pauvre en même tems. .
*dbpt ergo ut cenfeamus femper majorum fplendorem prememe paupertate obfcur-ari ,potes enim ejfe homo dr Nobilis & pauper.
CHAPITRE L X X X I L
Si c'efi une preuve de Noblesse , d’être décollé.
E N Espagne , en Italie , en Allemagne , & notamment entré les Suisses, le su- -plice d’avoir la tête tranchée , ne sait point preuve de Noblesse ; parce qu’in- -disséremment on sait ainsi mourir les Nobles & les non-Nobles.
La. raison pour laquelle saint Paul sut décapité plutôt que laint Pierre , c’est qu’itetok du pays de Tharse , qui composoit une Colonie Romaine ; ainsi il. étoit.Ci-i-toyen Romain , qui étoit une espèce de; Noblesse-