144 Traité de la Noblesse,
dit de Valois i’an 1340. en faveur d'Oger Sire d’Anglure Chevalier, & de seshoirs & successeurs. Ln voici les Lettres qui m’ont été montrées par Monsieurd’Héron val.
Philippe , crc. Sçavoir faisons à tons prefens dr Avenir ; Que mits attendant les bensdr agréables services que nojìre amé dr féal Chevalier Ogicr . Sire d Anglure , mus afaits ou tems passé, tant en nos Guerres , comme autrement, dr que nous espérons que ilmus fajfe encor es au temps avenir , .dr aujjì les grands mises , labeurs dr defpens qu ilrt faits , encourus dr foujlenus loyalement pour cause de nofdites guerres : Nous pourconsidération des choses dejfufdites , voulans à li faire grâce efpéciale, son Chajlel d'An-glure avons anobli, dr par ces présentés Lettres de grâce espécial, de certaine science,dr de nojìre plain pouvoir dr autorité Royale , anoblijfons , dr le adjoignons au nombredes autres Nobles Chajìeaux de nojìre Royaume. Et voulons que ledit Chevalier , feshoirs , tu successeurs dorefnavant perpétuellement ayent dr tìegnent ledit Chajìel commeNoble , er que ils enjoïjfent fans empeschement aujjt, comme fe il enflé toujìours Noble,dr tenu pour Noble ou temps passé, & aujjì de tous droit z,, privilèges, franchises, &liber t ez. que à Noble Chajìel peuvent dr doivent aparteniv. Et pour ce que ce soit cho-se , drc. Donné d Saint - Germain-en-Eaye l'an de grâce 13 40. ou mois de Mars.Par le Roi présent Air. le Roi de Navarre, a la rélatitn de Aire. Ja. Roujfets dr Loysde Fducemain , f. Cordier.
■C H APIT'O L X X X I V.
Des Dignités Ecilejìafìiques, dr de la qualité de Vidame , attachée d l’Eglise.
E Ntre les titres de l’Eglife , celui de Pontife Sc d’Evêque est le plus grand.
Aussi Saint Paul l’attribue à Notre-Seigneur: Jésus fcçundum ordinctt^ Mel-chisédech Pontifex satins in aternum. Le mot d’Evêque lignifie Intendant, ouayant l’ceil fur quelque chose.
Le Prêtre s’interpréte vieillard, parce que l’on n’apelloit à cette fonction que -les anciens.
‘Le Diacre est celui qui administrait aux veuves & aux orphelins ce qui leur étoitnécessaire , & il gardoit les Trésors de I’Eglise.
Il y avoit anciennement des Corévêques qui avoient foin de veiller fur les Parois-ses de la Campagne, aufquels ont succédé les Archiprêtres & les Doyens Ruraux.Les Archidiacres , qui font comme l’œil de l’Evêque , ont auísi droit»de Jurifdi c-tion. Leur foin s”étend fur les peuples & fur les Curés dans l’étendue de leur ter-ritoire , où ils font apellés in partem folicitudinis Epifiopalrs. De tout cela Monsieurle Prieur a fait un ouvrage très-docte qu’il donnera au public.
Depuis le second âge de l’Eglife on commença d’introduire le nom de Père poursignifier ceux qui avoient les premières Dignités.
Ainsi ls mot d’Abbé ne veut dire autre chose que Père , d’autant que le'í Reli-gieux , Moines, & Solitaires font enfans spirituels de l’Abbé.
Tout de même "fut introduit dans le Christianisme le mot de Pape , qui n’a au-tre signification que Père. Cependant les Souverains Pontifes de Rome , pour té-moigner qu’ils n’affeétoient point ces grands titres de Paternité de Béatitude , &de Sainteté, mais qisiils faisoient profession d’humilué Chrétienne plus que person-ne , choisirent des termes éloignés de la grandeur , & se qualifièrent Serviteurs des..serviteurs de Dieu. S. Grégoire I. qui vivoit l’an 590. fut le premier qui en usa;.‘quoi que d’atitres disent que ce sut faintJDamase dès l’an 367.
.Parce que Notre-Seigneur promit à S..Pierre de bâtir fur lui son Eglise, ■& que ce
Prince