- 6 o Traité de la Noblesse ,
o'.cie point 3ux ensans sortis da premier lit ; nuis les enfans du dernier mariage nefont pas réputés Nobles, & demeurent Rotutiers.
La femme Noble qui a dérogé épousant un Roturier, relève fa Noblesse, en se re-mariant à un Gentilhomme : néanmoins elle ne recouvre pas fa première Noblesse;car ce qui est une sois éteint, ne revit plus, au dire de la Loi qmres §. ac eum jf. desolutionibus, lì ce n’est q u’ il intervint une restitution par le Prince, qui dissipât latache de la Roture, & rapellât sa qualité qui n’étoit pas entièrement éteinte : Nijtint (rvcni.it Principis restitntio qua plebicitatis macul.im abjlergat. Guillaume Terrienen son Chapitre du droit N état des personnes, dit la même chose.m T ' cod ^ £S ^ m P creurs Païens, Valentin , & Arcadius, arrêtèrent que la'fèmme suivroitcte digniia- en tout ^ P ar tout ' a condition de son mari : Alulìeres honore mûrit or um erigìmus ,tib. genere nobilitamus j &c. fi autem minoris ordinis virttm pojlea sortita fuerint, priore
dignitatc, privâtœ pojìcrioris mariti fcquuntHr conditionem.
Enfin la femme fuit la condition du mari, &; en la vie & cn la mort; comme il acté jugé au Parlement de Grenoble en Décembre 1459. pour les Consuls de la ville
■ de Die contre Marie de Cézoine nstpta plcbcio.
'Si le mari N la femme ont été anoblis, leurs biens de part 8 c d’autre se partagentNoblement : N si la femme Noble qui se marie à un Roturier a des biens Nobles,les biens de la femme se partageront Noblement, suposé que l’héritage apartienne à laL m ure de son chef : Z/trittsqMe Mobiliser dividitur hœreditas , & diverse fi Mobilisttxorpl'ebeiojutbnt , Mobiliser t amen , disent les Auteurs, íi ce n’est que la femme dé-roge. Néanmoins la femme Noble mariée à un homme du tiers-Etat, paie le droit
■ des Francsstìefs.
La femme qui devient Noble par création est celle qui obti nt des Lettres, soitconjointement avec son mari , soir séparément. Ainsi quand elle prend un mari quilui est inféi icur., elle ne perd pas son rang ; parce que l’intention du Prince, est qu’ellejouisse de son anoblissement , de son Chef, & non de celui d’auttui : comme seroitla femme qui deviendrait Duchesse, ou qui auroit obtenu qudqu’autrc dignité, en-core qu’elle eût épousé un mari au-dessous de fa condition. Jeanne s. d u nom Reinede Sicile & de Naples, en fournit un bel exemple. Elle eut successivement quatre-maris ; elle épousa en premières noces l’an 1333. André de Hongrie : Louis de Ta-rente son cousin en secondes l’an 1346. L’année suivante elle passa en troisièmes nocesavec sacques d’Arragon : & en quatrième Mariage elle épousa Othon de Brunswich ;tous lesquels maris elle ne considérait point comme Rois, mais on les trairait de marisde la Reine. Sulmontetó. 3. fait mention de ces quatre mariages. Mais il peut y avoirde la difficulté au sujet d’une femme anoblie, & d’un mari qui lui étoit inférieur.
CHAPITRE X C I.
De la maniéré que la Moblejfe a commencé en France, & .titraes Etats.
I L n’y avoit autrefois dans ce Royaume autre Etat que'celui des gens libres feu-dataires, 8 c celui des Esclaves : & la Noblesse ne consistoit qu’aux armes,d’oùvîent que toutes les marques de Noblesse , & les symboles des Armoiries font tousmilitaires.
L’origine de la "Noblesse commença depuis la décadence de l’Empire Romain , &■vient des fiefs ; car les Princes du Nord ayant assujetti à leur puissance les débris deJ’Empij-e , divisèrent les terres à leurs Soldats : 8 c selon la grandeur & la qualité deces terres , ils ordonnèrent le nombre des troupes qu’ils dévoient entretenir. Delàviennent les fiefs & la Noblesse, dont le principe est l’exercice des armes, nul ne
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