; 70 Traité de la Noble fie ,
fonction de Sergens est estimée abjeéte chez Feste Pompée , & chez Aulugelle lh.10. cap. io. parlant des Brutiens, qui pour avoir fait alliance avec Annibal, & s’:--tre révoltés contre le peuple Romain , encoururent plulieurs'peines, & entr’autescelle-ci , ttt ignominie causa fièrent apparitores Magistrat num cum in Provinciis preì -ciscerentur. Ce terme d'Apariteur est fort commun dans les Cours d’Eglise , poirintroduire les parties en jugement, & se trouver aux Audiences.
Les Sergens font ainíi apellés, qmft servientes , au dire de Louis Charor.dasleCaron.
Il y a des Sergenteries Nobles qui font membres de fief, & ceux qui les possedeitfont apellés Sergens de l’épée , 8 c Sergens de fief. L’exemple de ces Sergenteries ctfort commun en Normandie , &r elles peuvent lans contredit être exercées par esNobles qui en font propriétaires fans dérogeance', en rendant aveu au Roi.
Ces Sergenteries n’anoblilfoient pas, comme quelques-uns ont crû ; car GeofriyHéraut Sergent fieffé d’une Sergenterie en- la Vicomté d’Avranches, fut anodiavec fa femme & ses enfans par le Roi Charles VI. l’an i ; 90.
Pour les Sergens d’armes qui fervoient les Rois, ou ils étoient Nobles , ou 1 sreprefentoient des personnes Nobles , s’ils ne l’étoient pas. Lt fi plusieurs en tireitl’origine de leur Nobleíle par divers degrés de filiation , il leur étoit nécessaire leprendre un principe Noble : aussi-bien qu’aux Huisiìers-d’armes, aux Rois-d’.r-mes, aux Maréchaux-d’armes, aux Hérauts-d’armes , Lc aux Pourfuivans-d’r-ines.
II fe voit dans unRcgistre de la Chancellerie , dressé du tems de Guy Baude,pro parte prìfòa, qu’il y avoir des Seigneurs de la plus haute marque qui étoient Sa-gem à cheval du Chitelet de Paris. Voici de la maniéré dont il en est parlé d.nsdes Lettres données en cette Ville l’an 1340. au mois d’Août : Jean d’Lfperna',Jean de Dannery , Jean de Grez , & autres Seigneuis Champenois qui étoient uusSergens à cheval.
La Charge d’HuilTìer semble déroger , parce que fa fonction est servile : Ils fintdes cris publics, & fervent à ouvrir & fermer les huis ou porte ; d'où vient le notd’Huistìer.
Les Huiffiers-d’armes étoient entre les Nobles. II y en avoit qui n’étoient No-bles que par Représentation , mais plusieurs l’étoient aussi de naissance.
CHAPITRE C L I.
Si les Médecins , Apotiealres & Chirurgiens dérogent.
I L y a eu des peuples qui ont méprisé les Médecins, comme les Babylonieis,au raport d’Hérodote Liv. 1. & de Strabon Liv. r 6. 8 c comme les Arcadieis,selon Pline Liv. 25. Chap. 8. A ce propos , on ra porte qu’un Médecin ayant fe-mandé à Paufanias Lacédémonicn , de quelle maniéré il étoit parvenu à une exrrenevieillesse , il lui répondit que c’étoit parce qu’il n’avoit pas pris son Conseil. Misquoi qu’il en soit , 8 c que Hugues Didofcali mette la Médecine entre les Arts né-«#»/. z. <íf caniques : Que Mathieu en fes Annotations dise , que la condition des Médecnsdivtf me - est populaire , & qu’ils font sujets aux subsides , dr Jubjicianttir ptiblicis prastation-chanU* ii , & qu’Agrippa en parle avec mépris : Néanmoins l’Ecriture Sainte au Li reT. lii.fcitn- l’Jk cc lesiastique chap. 38. ordonne de chérir la Médecine , & d’honorer le JV.é-
t ‘ , Jgrip<'a *decin. Ne fçait-on pas que Salomon a possédé la science de la Médecine avec t.nt'latis.ícien- de perfection , qu’i! a écrit trois mille paraboles, & cinq mille vers qui traiîoimttiarma. de ía Médecine, des herbes, des bêtes, des volatiles, desferpens & des poisscas.L;ù. 3 , Re-