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ft) de fis différentes Espèces, '
CHAPITRE. CL V.
Si m Gentilhomme est dégradé de si} Noblesse far délit ou par condamnation in-famante.
L A Noblesse originelle ne se peut perdre , étant inaliénable ; car comme elle estattachée à la nature , elle demeure aux condamnés, qui n’en sont dépouillésque par une fiction de droit, Et avilis ratio naturalia jura corrumpere ne qui t L. eo$fsi. de capit. dim. Aussi il n’y a point de confiscation en Lorraine & en Bretagnequ'en crime de léze Majesté.
Pour ces raisons, la Noblesse de race au regard de la personne délinquante ne se Charlesperd point, ni par le délit , ni par l’infamie , ni par la Sentence de condamnation , Loiscauch,encore qu’expressément elle déclarât le Gentilhomme condamné non-Noble ou dé- 5 - nomb.gradé de Noblesse : auquel cas la Sentence de condamnation ne peut pas nuire auxensans, ni même à ceux qui seroient conçûs depuis la prononciation de l’Arrêt oude la Sentence ; car ils doivent être reconnus pour Gentilshommes du chef de leur«yeul ou de leurs autres ancêtres, personnes Nobles, comme témoigne Loiseau &plusieurs autres Auteurs. •
Ainsi il est plus aisé au Prince souverain de priver un Gentilhomme qui a forfait,des biens & de la liberté; que de suprimer ses droits de sang, qui ne sçauroient mou-rir qu’avec lui ? & sa postérité en jouir sinon civilement, au moins naturellement,car l’infamie ou la dégradation ne peuvent pas effacer le caractère de Noblesse quiest essentiel aux ensans.
Aussi voir-on d’ordinaire que ceux qui ont été dégradés ont été relevés & remisau premier état. Entre une infinité d’exemples, nous en avons urt signalé couchédans l’Histoire de Belleforest. Pierre de Craon ayant été apellé & ajourné à briefsjours ; & ne venant comparaître , fut banni & déclaré vilain , félon & traître , in-digne de porter Armes & le nom de N oblesse, & tous ses biens confisqués pour avoirassailli Olivier de Clisson Connétable de France ; ( ce sont les termes dont se sert cetHistorien. ) Maisçomme ce n'est qu’une suspension de privilèges : & que ces pei-nes comminatoires n’ont plus de lieu, lorsque celui qui a commis le crime obtient unpardon , ou que fa postérité l’obtient en fa place ; la Maison de Craon sut remiseen ses droits de Noblesse : ce qui se voit confirmé en la Maison de Biez & en cellede Vervins, comme raporte Guillaume du Bellay Livre y. fol. $06. & Martin duBellay en ses Mémoires Livre 44. fol. 401. cat on n’a jamais vû qu’aucun de ceuxqui ont commis forfaiture aient perdu leur Noblesse , si ce n’est pour crime de lézeMaj esté au premier chef.
CHAPITRE C LVI.
Si le larcin fait perdre la Noblesse.
I L n’y a point de crime si indigne de la Noblesse, & qui lui soit si opoíé que lelarcin ; c’est pourquoi si-tôt qu’un Gentilhomme est atteint de l’avoir commis,eo ipfo Nobilitatem & generis siplendorem amittit , nec gladio ut Nobilis , sied laqueopltcìi filet. Cette opinion est soutenue par Guy Coquille , chap. a;6. par Floren-tin de Therriat nomb. 250. & par Barnabas de Moréno de Vargas de la Noblcuadificujf. n. c’est encore l’opinion de Bartole in L. 1. num. 49. Cod. de dignitatibus :6 c le luplice de la corde ou de la roue que l’on donne aux larrons & aux voleurs, estun témoignage assuré de leur dérogeance.
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