C ornrnu-riqué p',rM. d'He-rouval.
2.4 Chapitré YIII.
Les Registres de 'a Chambre des Comptes nous aprennent que par les privilègesque !e Roi Philippes II. surnomme Auguste , donna aux Habirans de Pontoisel’an 11 88. ii les exempta de sortir de leur Ville pour aller à l'Armée , ni de passeroutre ks rivières de Seine Sc d’Oise à c’e sujet, ni de payer aucune subvention. Nccpropter excrcitum , me prepter subventioncm non ultra Secanam five ultra Ifaram ireeos oporteat. Et dans un compte de l’an i269. il est dit que le Roi Philippes Ils.dit le Hardi , confirma ces franchises, Sc que ces Habirans lui avoient fait présentde la somme de xiiij. cens livres ; mais la cause n’y est point exprimée.
Les Bourgeois de la Rochelle obtinrent plaideurs dispenses d’aller à la guerre.Elles huent confirmées par le Roi Philippes le Hardi qui e.n éroit fauteur, au moisd’Avril 1270- ils donnèrent à ce Prince l’an 1284. 2000 livres en fcconnoistnnce decette grâce. Et auparavant Henri II- Sc Richard I. Rois d’Angleterre; AlienorReine d’Angleterre, Ducheífe d’Aquitainc ; Alphonse de France Comte de PoitouSc de Toulouse , les avoient favorisés des mêmes privilèges, comme depuis le Roi.Louis,XI. l’an 1461. Les Lettres qu’il en fit expédier portent ces termes : Nce ali-quando cogantur ire vel mittere ad B annum & Retrúbannum.
Les Villes de Sens, de Châteaulandon Sc de Villeneufve-le-Roi, font employéescomme franches dans ces mêmes Registres, Sc leurs Habitans fe disoient exemptsd’aller à l'Armée, suivant le Privilège qui leur fut accordé l’an 1286. par Philippesìe Hardi.
Il y 2 une instruction envoyée par le Roi Philippes le Bel l’an 1302. aux Baillis,Sénéchaux Sc Prévôts du Royaume, qui nous aprend. Premièrement, que son in-tention étoit que les Nobles qui avoient 50 livres tournois de revenu en terre > Scqui voudroient être dispensés ef aller à l'Armée, paieroient la valeur de la moitié durevenu de leurs terre*. Secundo, Que ceux qui avoient 500 livres de revenu enterre,ou plus, Sc qui déíìreroient être di(pensés de servir dans l’Aimée , y íèroient reçusxn finançant le quint. Te-,tio, Que les períonnes Nobles , veuves & impuiífans deservir qui auroient 50 livres de terre en revenu , ne paieroient qu’une foi's. Quarto ,Que ks Nobles qui prétendraient être excusés de l’Ost ou Armée , Sc qui avoient20 livres de renie en terre , ou plus, j risques à cent livres , paieroient de finance leJuxiéme de la valeur de leur terre par an, Quintb , Que ceux qui auroient 50 livresvu meubles ou plus, jusqu’à 500. Sc qui consentiraient d’écre excusés, paieroientle cinquième de leur meuble.
Par autre instruction du Roi Philipes de Valois, Sc de Jean son fils aîné Duc deNormandie, envoyée aux baillis de Rouen Sc de Costentin l’an 1339. il leur estmandé d'a voir égard , que ceux qui if auroient vaillant que vingt livres ou au dessousen tous lieux , ne feraient point obligés d’aller à l’Arriérerai! , non plus que ceuxqui étoient fur la Mer , ou qui saisoient la garde sur les côtes.
Tl est certain que le Roi Charles VII. accorda l’exemptíon des Francs-fiefs Sc duBan Se Arriéreban , au Bourgeois de Bourges, par Lettres du mois de May 1437.&í même ceux de Tours, de Beauvais , de Cahots, de Toulouse , ont obtenu pa-reil Privilège de Louis XI. en Novembre l’an 1461. Outre ces Villes, Jean Chenuen ses Antiquités de Bourges, y emploie celles de Perigueux Sc d’Amiens ; Sc Fran-çois le Maire dans l’Histoire d’Orleans, la met austì de ce nombre.
Les Bourgeois de Rouen en font exempts , Sc leurs Fiefs Nobles n’y fontpoint sujets, par Lettres du Roi Louis XI. de la même année 1461. encore qu’ilsfassent Marchandise en gros ; mais de ce Privilège font exceptés ceux qui font unMétier vil , comme de Tailleur , Chaussetier, Cordonnier, Tanneur Sc autres exer-cices mct barriques.
Par Lettres données à Paris le 9. Novembre 146;. le Roi Louis XI- dispense les
Bourgeois