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II en a menti par sa gorge. Ce dernier estvieux.
On dit adverbialement, Sans mentir, à nepoint mentir 9 pour dire, En vérité, h dire vrai.Sans mentir , c’est un méchant homme.
Ou dit proverbialement, A beau mentir quivient de loin , pour dire, qu Un homme quivient d’un Pays éloigné en peut facilement im-poser.
On dit proverbialement, que Bon sang nepeut mentir, pour dire, que Des personnes biennées ne dégénèrent point. On le dit aussi enmauvaise part par ironie.
On dit d’Un homme , qu'/î n'enrage paspour mentir , pour dire, qu'il est dans Thabi-tude de mentir. Il est familier.
On dit, qu’On a fait mentir le proverbe,pour dire, qu’On a fait une chose qui est con-traire à un proverbe autorisé dans le public.
Il faut prendre; garde h ne point se servir lé-gèrement de ce mot dans la conversation, parcequo le plus cruel affront qu'on puisse faire à unhomme qui aiiume sérieusemcntquelquechosc,c’est de lui dire, Vous mentez , 'nous en avezmenti.
MENTON, s. m. La partie du visage qui estau-dessous de la bouche. Menton pointu. Men-ton fourchu. Menton long. Menton court.Menton plat. Menton qui avance , ou mentonde vieille. Menton de galocr.e. Il a de la barbeau menton. Il s’est cassé le menton. On doitêtre sage quand on a de la barbe au menton.
On dit d’Un homme fort gras, qu’Jf a deuxmentons , double menton.
On dit aussi familièiement, £f/e assis « tablejusqu'au menton, pour dire, Y être assis forbas.
On appelle Menton , cette élévation de figureronde qui est sous la lèvre postérieuredu cheval.
MENTONNIÈRE, s. f. Certaine bande cl-toile ou d’étoffe, qui tenoit autrefois aux mas-ques, et dont on se couvroit le menton. Il n’ya point de mentonnière ci son marque. On neporte plus guère de mentonnières.
MENlüR. s. m. Nom propre qui est devenuappellatif, et qui se dit De celui qui sert deconseil, de guide, et comme de gouverneur àquelqu’un. Il auroit besoin d’un Mentor .
MENU,UE. adject. Délié, qui a peu de vo-lume , qui a peu de circonférence. Homme menu.Femme menue. Elle u le corps fort menu. Cebâton est trop menu. Cette corde est trop me-nue. Il a les bras menus , les doigts menus, lejambes menues. De l'écriture fort menue. Menubois, riuiemcnue. Grêle menue. Menue dragée.
On appelle figurément la petite monnoie.comme sont les sous, les liards, etc. De la me-nue monnoie.
Gn appelle figurément Le bas peuple, Lemenu peuple.
Menu, se dit aussi figurément De plusieurschoses qui sont de peu de conséquence. La menue dépense de la ma son revient d'ordinaire àtant, menus* frais. Menus coûts. Menues som-mes. Msnuçs dentée . Menus propos;
On appelle Menus plaisirs, Certaines dé-
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penses qui n’entrent pas dans la dépense or-dinaire de la Maison du Roi ; tels sont lesComédies, ballets, etc. Trésorier des menusplaisirs; et simplement, Trésorier des menus.
On dit aussi, Menus plaisirs , en parlant desdépenses d'amusement et de fantaisie. Cet en-fant, cette femme a tant pour ses menus plai-sirs.
On appelle Menus grains , L’orge, l’avoine,les lentilles, ia vesce, le millet, etc.
On appelle Menues dîmes , Les dîmes quise prennent sur les menus grains et sur le bétail.
Cn appelle Menus suffrages , Les oraisonsqui se disent après l’Office, pour la Commémo-ration des Saints. Et par extension, on appelleainsi aujourd’hui ceitaines prières courtes quise disent par dévotion. Blais on ne se sert dece mot qu’eu plaisanterie. Elle dit ses menussuffrages.
On appelle aussi Mentis suffrages , De petitsprofits et autres choses qui sont attachés à uneCharge, etc. H tire tant de sa Charge avec lesmenus suffrages.
On appelle Menus droits , Les issues ou ex-trémités d’un animal, dont on fait de certainsragoûts.
On appelle Menu rot, Les cailles, per-dreaux, bécassines, ortolans* etc. Un servicede menu rot.
On appelle Menu plomb , Celui dont on sesert pour tirer aux petits oiseaux.
Menu, se prend aussi substantivement.Compter par le menu , par les menus, pourdire, Avec un grand détail.
Cn appelle Le menu d'un repas, Le mé-moire de ce qui doit y entrer. Il y aura demainvingt personnes ù table, il faut dresser le menu.
On dit, On a mis à la lessive tant de paquetsde menu , pour dire, De petit linge.
On dit familièrement, Se donner du menu ,pour dire, Se donner du bon temps, se diver-tir. il est vieux.
MENU. adv. En fort petits morceaux. Ha-chez cela menu. Et on dit proverbialement, Jele hacherai menu comme chuir à pâté,
Cn le joint souvent et familièrement avecDru, qui est un autre adverbe. Il pleuvoit druet menu. Les bulles de mousquet tombaient au-tour de lui dru et menu.
Ou dit, Marcher, trotter dru et menu , pourdire, Blarchcr vite et à petits pas. Il est du stylefamilier.
BIENUAILLE. s. f. Quantité de petites mon-nnies. Il a payé en menuaille. Il est familier.
il se dit aussi d Une quantité de petits pois-sons. On a mis dans cette matelote beaucoupde, menuaille.
On le dit généralement et familièrement Deîoutes sortes de petites choses qu’on met au re-but. Que voulez-vous faire de cette menuaille?
MENUET, s. ni. Air à danser, dont la me-sure sc bat à trois temps, dans lequel il y a unrepos de quatre en quatre mesures, et qui estcomposé de deux reprises. Chanter, jouer unmenuet. Air de menuet.
Il sc dit aussi De la danse caractérisée par
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cet aïr. Pas de menuet. Danser un menuet. Ildanse bien le menuet.
MENUISERIE, s. f. L’art du Menuisier . Ilentend bienla menuiserie. Je lui ferai apprendrela menuiserie. Ouvrages de menuiserie.
Il signifie aussi I.es ouvrages que fait unMenuisier. Lambris de menuiserie. Voilà unebelle menuiserie. Menuiserie bien travaillée.
MENUISIER, s. ni. Artisan qui travaille enbois, pour des ouvrages qui servent au-dedansdes maisons, comme portes, parquets, ar-moires, tables, lambris, etc. Maître Menuisier .Excellent Menuisier. Bon Menuisier . GarçonMenuisier .
ME O
BIÉOTIDES. Voyez Palus,
BIEP
MÉPHITIQUE, adj. des 2 g. Qui a unequalité malfaisante et souvent meurtrière. Il nese dit que des exhalaisons et des fluides que laChimie a nommés Gaz . Vapeur méphitique ,air méphitique.
BIÉPHITISME. s. m. Qualité méphitique.
MEPLAT, s. m. Terme de Peinture , quisignifie L’indication des plans des différens ob-jets. Lorsqu’on peint une tête , il faut faire sen-tir les méplats• c’est-à-dire, il faut par 1rsmasses de clairs et d’ombres faire sentir lesplans dans lesquels sont disposés les os qui for-ment la charpente de la tête.
MÉPRENDRE, se Mépreïïere. v. qui sejoint avec le pronom personnel. (U sc conjuguecomme Prendre. ) Se tromper, se mécompter,prendre une chose pour une autre. Je ne mesuis jamais mépris au jugement que j’ai faitde cet homme. Je ne vous devois que cettesomme , nous nous sommes mépris. Je crains;ue vous ne vous mépreniez. Vous vous êtesmépris. Vous vous êtes méprise. Prenez gardede vous méprendre.
MÉPRIS, s. m. Sentiment par lequel on jugeune personne, une chose indigne d’égard, d’es-time, d’attention. Mépris outrageant , inju-rieux. Mépris insupportable. Il l'a traité avecle dernier mépris. Des paroles de mépris. Té-moigner du mépris. Avoir du mépris. Souffrirle mépris. Sensible au mépris. Il a du méprispour les choses qui méritent le plus de respect ,Le mépris que j’en faisois étoit trop grand.
On entend aussi par mépris, et surtout aupluriel, Des paroles ou des actions de mépris.Je ne suis pas fuit pour souffrir vos mépris. Lescaresses et les mépris de la Cour.
On dit, Tomber dans le mépris , pour dire,iomber dans un état ou Ton est méprisé. Cej- vori qui doit si considéré, est tombé dans Umépris.
Cn dit, Le mépris de la vie , le mépris de lamort, pour dire, Un certain sentiment parleqfiel on s’élève au-dessus de l’amour qu’on aordinairement pour la vie, et de la craintequ’on a de la mort.
On dit aussi dans le même sens, Le mépris