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Tome second. L - Z.
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R MER

de* rickerses. Le mépris des grandeurs. Le mé-pris des honneurs.

Cil dît proverbialement, La familiarité en-gendre le mépris.

Au mépris. Façon de parler, dont on se sertpour dire, Au préjudice, sans avoir égard, fla fait cela au mépris des his, au mépris de saparole.

On dit aussi en mépris, pour dire, Par nnsentiment de mépris. En mépris du devoir.

MÉPRISABLE. adj. des 2 genres. Qui estdigne de mépris. Qualité. 1 ? méprisables. Hommeméprisable. Elle s’est rendue méprisable par samauvaise conduite. Il n’est rien de plus mépri-sable que de flatter les méchans. Le monde es-time bien des choses gui sont fort méprisables.

MEPRISAIT, ÀNTF,. adj. Qui marque dumépris. Pcs manières méprisantes. IJn air mé-prisant. Il lui a parlé d’un ton méprisant.

MÉPRISE, s. f. Inadvertance, erreur, fautede celui qui sc méprend. Grande , lourde mé-prise. Méprise grossière. Cela a été fait parméprise. Il faut retire cct acte, de peur de mé-prise.

MÉPRISER, v. a. Avoir du mépris pourune personne, pour une chose, en faire peud’estime. C’est un homme gui méprise tout lenionde , gui méprise tout ce gui n'est pas lui,tout ce gui n'esl pas à lui. Il ne faut mépriserpersonne. Il ne faut point mépriser les pauvres,les malheureux. Il méprise tous les conseilsgu'on lui donne. Mépriser les richesses. Mépri-ser les honneurs. Mépriser la vie. Méprisa' lamort.

On dit vulgairement, Il ne faut pas mépri-ser la marchandise, pour, Il ne faut pas endire du mal, la trop dédaigner.

Méprisé , ée. participe.

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MER. s. f. L’amas des eau?: qui environnentla terre, et qui la couvrent en plusieurs en-droits. La grande mer, ou la mer Ocêane. Lamer Méditerranée . La mer Atlantique. La merGcrmanigue. La mer Britannique. La mer Pa-cifique . La mer du Sud. ï,a mer Glaciale. Lamer Pigée. La mer Ionique. La mer Blanche .La mer Noire. La mer Adriatique. La merBaltique. La mer Rouge , La mer Caspienne .La mer Morte , etc. Mer navigable. Mer ora-geuse. Mer in'itée. Mer courroucée. La merètoit grosse , étoit agitée. Mer calme. Ma’ pois-sonneuse. Mer pleine d'écueils et de bancs. Unemer gui a beaucoup de courans. Les cotes de lamer. Le rivage de la mer . Le bord de la mer.Les sables de la mer. Le flux et reflux de lamer. Le sein de la mer . Le sein des mers. Lesflots , les vagues de la mer. Poisson de mer.Aller sur mer. Aller eri mer. Monta’ sur mer.Famé voyage par mer. Etre en haute mer, enpleine mer. Mettre un vaisseau en mer, à lavia’. Une armée de mer. Ce Prince, cet Etatç.r,t puissant sur mer. Ce Capitaine , ce Corsairecouroit la mer avec tant de vaisseaux, infes-tait les mers. Tenir la mer. ÎVeffoyer la mer depiratçs. Couvrir la m,er de vaisseaux. Etre en

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mci' avec nfic escadre de dix, de quinze vais-seaux. H est homme de mer . C’est un hommenourri à la mer, accoutumé à la mer. Il a étémordu d'un chien enragé , et il est allé à la mer.

On dit absolument, Mettre en mer , mettred la mer , pour dire, Faire partir une flotte,un vaisseau. Cet Amiral, ce Capitaine vientde mettre en mer.

On appelle Coup de mer , Une tempête depeu de durée. Nous essuyâmes un coup de meril telle hauteur. Il se dit aussi d’Unc vague.Durant cette tempête , un coup de mer em-porta notre gouvernail.

On appelle La mer Méditerranée, Mer du-Levant. Et en parlant De l’Océan, qui envi-ronne une partie des côtes de France , on l'ap-pelle La mer du Ponant.

On dit, que La mer est basse en un endroit ,pour dire, qu’il n*y a pas beaucoup d’ciu. Lamer est basse à cette côte, et on n’y trouve quedeux ou trois brasses d’eau.

Cn dit, qu'il est basse mer , pour dire, queLa mer est vers la fin do son reflux.

On appelle Pleine mer , ou Haute mer , Lapartie de la mer qui est éloignée des rivages.

Bras de mer , se dit d’Une partie de la merqui passe entre deux terres assez proches l'unede l’autre.

On dit proverbialement et Egarement d’Untravail dont on surmontera aisément la lon-gueur et les difficultés, que Ce n’est pas là lamer ù boire.

Ou dit communément d’Unc viande, d’uneSoupe , d’une sauce , qui sont trop salées,qu 'Elles sont salées comme mer.

On dit figurément et familièrement d’Ungourmand, ou d’un homme extrêmement avidede bien, que C’est un homme gui veut avalerla mer et les poissons.

On dit proverbialement, C'est porter l’eau àla mer , pour dire, C/est porter une chose ennn lieu où celte chose abonde.

On dit aussi proverbialement et figurémentDes petits secours qu’on porte où il en faudraitde très-grands, que C’est une goutte d'eau jetéedans la mer.

On dit familièrement, qu’On a cherché quel-qu’un par mer et par taxe, pour dire, qu’Onl’a cherché cn plusieurs lieux avec soin et em-pressement.

, On appelle Mer une jarre ou autre vase deterre dans lequel on jette une certaine quantitéde vin que l'on entretient et renouvelle à me-sure qu’on y puise. Il a une mer de vin deChypre .

MERCANTILE, adj. des 2 genres. Qui con-cerne le commerce. Contrat mercantile. Pro-fession mercantile. Esprit mercantile.

MERCÀNTILLE. s. f. ( Les Lse mouillent.)Négoce de peu de valeur. Faire la mcrcanhlle.

MERCENAIRE, adj. des 2 genres. U ne scdit guère au propre, qu’en parlant Du travailqui sc fait, seulement pour le gain et pour lesalaire. Labeur, travail mercenaire.

On dit, q u’Un homme est mercenaire , qu’ila l'dnic mercenaire , pour dire, qu’il se laisse

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aisément corrompre par l’:’méièt, qu’on uu :aîtfaire tout ce qu’on veut pour de Tardent.

On appelle Troupes mercenaires. Des troivpes étrangères dont on achète le service.

Mercenaire, est aussi substantif, et se ditd’Un ouvrier, d’un artisan, d’un homme dejournée, qui travaille pour de l’argent. Il nefaut pas retenir le salaire du mercenaire.

Il s’emploie encore substantivement dans lasignification d'Un homme intéressé et aisé h,corrompra pour de l'arguit. C’e:t un vil mer-cenaire.

MERCENAîREMî^T. adverb , D’une façonmercenaire. Agir mcrcenairemcnt.

MERCERIE, s. f. Toute sorte de marchantdises, dont les Marchands Merciers font trafic.

On appelle Le Corps des Merciers, Le Corpsde la Mercerie .

MERCI, s. f. qui n’a point de pluriel. Misé-ricorde. Crier merci. Prendre, recevoir à merci.C'est un homme sans merci, gui ne vous fera au-cune merci, dont vous ne devez point attendredû merci. J’implore votre merci. Il vieillit dansla plupart de ces phrases , où il se met sansarticle, et n’est plus guère d’usage que danscelle-ci, Je vous crie merci, qui se dit dans lestyle familier, pour dire, Je vous demandegnlcc:

O11 dit, Être à la merci de quelqu’un, pourdire, Être à sa discrétion. Être à la merci duvainqueur.

Cn dit dans nno acception à peu près sem-blable, qu’Un Berger a laissé ses brebis à lumerci des loups, qu’au homme a passé la nuitdans un bois à la merci des bêtes sauvages. Etreà la merci des flots. à la merci de l’orage. Êti'eexposé à la merci des vents, de la tempête , etc.

On appelle L’Ordre de la Merci, de Notre-Dame de la Merci, Un Ordre de Religieux ins-titué pour racheter les Captifs des mains des In-fidèles.

Merci de ma vie*. Faran de parler des fem-mes du bas peuple, quand elles sont en colère.

Merci, signifie aussi Remercîment; cn cesens il est masculin, et ne s’emploie guère quedans les phrases suivantes.

Grand merci. Façon de parler, dont on sesert dans le style familier, pour dire, Je vousrends grâce. Vous me donnez cela • grandmerci, Monsieur. Il ne m’a pas seulement ditgrand merci.

Grand merci, s’emploie aussi substantive-ment dans le même sens. Cela vaut bien ungrand merci.‘Ce tablerai ne m’a coulé ou'ungrand merci.

On dit aussi dans le style familier, et parrr.amere de plainte, lorsqu’on a reçu quelquedéplaisir d’une personne à qui l’on a fait dubien, Voilà le grand merci que j'en ai, pourdire, Voilà la nconnoissancc quelle me témoi-gne du bien que je lui ai fait. *

Dieu merci. Façon de parler adverb. Grâcesà Dieu. Il est gucri, Dieu merci.

MERCIER, 1ÈRE. s. Marchand qui vend ch

gros ou en détail plusieurs sortes de marchan-dises, et surtout de celles qui servent à l’habil-