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Tome second. L - Z.
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se venge d'une injure, que de celui qui recon-noit un bienfait.

On appelle Cour des ïïîonnoics, Une Coursupérieure établie pour juger souverainementtout ce qui concerne les monnoies. Le PremierPrésident de la Cour des Monnoies.

MONNOYAGE. subst. m. Fabrication de lamonnoie. Il entend bien le monnoyaeje. Droitde monnoyaeje. On disoit anciennement, Mon-néage.

MONNOYER. v. a. Faire de la monnoie dequelque sorte de métal. On a monnoyé de Voret de l’argent pour plus de trois millions.

Monnoyer , signifie plus particulièrement,Donner l'empreinte à la monnoie. Ce balan-cier monnoie tous les jours tant de milliers delouis.

Monnoyé, ée. participe.

On dit. Argent monnoyé , par opposition àargent ouvragé ou brut. Payer en argent mon-noyé.

MONNOYEUR. s. in. Celui qui travaille à lamonnoie par l’autorité du Prince.

On appelle Faux-monnoyeur, Celui qui faitde la monnoie sans la permission du Prince.Tout Faux-monnoyeur est punissable de mort ,quand même la monnoie qu'il fait seroit d'aussibon aloi que celle gui a cours dans l’Etat.

MONOCLE, s. m. Petite lunette qui ne sertque pour un œil. •

MONOCORDE, s. m. Instrument de bois,de cuivre, etc. sur lequel il y a une seulecorde tendue, et divisée selon certaines propor-tions pour connoître les diflerens intervalles dettons. La division du monocorde. Diviser u:fmonocorde. La trompette marine est une espècede monocorde.

MONOCULE. s. masc. Terme de Chirurgie ,Rancïage pour la fistule lacrymale.

MONOGRAMME, s. m. C'est un caractèr'factice, composé des principales lettres d’unnom, et quelquefois de toutes. Les signaturede la plupart de nos anciens Rois étoient enjnonogramme.

Le monogramme est une espèce de ebifïre.

MONOLOGUE, s. m. Scène d’une pièce dethéâtre où un Acteur parle seul. Monologueplein de sentiment. Monologue ennuyeux. Cemonologue est trop long.

MONOME, s. m. Terme d’Âlgèbrc. Gran-deur qui est exprimée sans que celles qui lacomposent soient jointes par les signes plus oumoins,

MONOPÉTALE, adj. des 2 genres. Termede Botanique , Il se dît Des fleurs qui n’on»qu un seul pétale ou qu’une feuille. On le'nomme aussi fleurs d’une pièce. La fleur de lamauve est monopétale.

MONOPODE. s. m. Les Anciens donnoien:ee nom à une table à manger qui n’avoit qu'unpied.

MONOPOLE. 5 . m. Vente faite par un seul, *de marchandises, de denrées, dont le commercedevroit être libre. Les monopoles ruinent lecommerce.

11 sc dit aussi De toutes les conventions

MON

j iniques que des Marchands font entre eux dansI le commerce, pour altérer de concert quelquemarchandise, ou la vendre plus cher. QuelquesMarchands ayant enlevé tous les draps , pourles vendre plus cher, on se plaignit de ce mo-nopole.

On appelle aussi Monopole, Tous les nou-veaux droits qu’on établit et qu’on exige sur lesmarchandises, sur les denrées; et cela se dittoujours en mauvaise part. On a établi encoreun monopole , un nouveau monopole sur telle ettelle chose. Inventer des monopoles.

MONOPOLEUR, s. m. Celui qui vend ouqui a pris les moyens de vendre seul quelquedenrée, ou quelque autre marchandise néces-saire à la vie, et dont le commerce doit êtrelibre. Le peuple appelle aussi de ce nom, prisdans un sens odieux, ceux qui sont commis àla levée des droits, et généralement tous lesTraitans.

MONOSYLLABE, adj. des 2 genres. Termede Grammaire . Qui n’est que d’une syllabe. Cemot-là est monosyllabe. On s’en sert plus ordi-nairement au substantif. C'est un monosyl-labe.

MONOSYLLABIQUE, adj. des 2 genres. Ilne se dit guère que des vers dont tous les motssont des monosyllabes. Vers monosyllabiques.

MONOTONE, adject. des 2 genres. Qui estpresque toujours sur le même ton. Chant mo-notone. Déclamation monotone.

Il se dit aussi figurément d’Un style tropuniforme. Style monotone.

MONOTONIE, s. fém. Uniformité et égalitéennuyeuse de ton dans la conversation ou dansles discours prononcés en public, et dans lamusique, soit vocale, soit instrumentale. CePrédicateur n'a point d’inflexion de voix, c’estune monotonie perpétuelle. Cette musique estd'une monotonie insoutenable.

U se dit aussi figurément d’Une trop grandeuniformité du discours, soit pour le style, soitour les figures. Il faut éviter la monotoniedns les ouvrages d'éloquence.

MO NS. Voyez Monsieur.

MONSEIGNEUR, s. masc. Titre d’honneurque l’on donne en parlant ou en écrivant aux»ersonnes distinguées par leur naissance ou parleur dignité. Monseigneur le Prince. Monsei-gneur le Maréchal. Monseigneur h Cardinal.Monseigneur VArchevêque de.... L’Ëvcque de....Donner du Monseigneur à quelqu'un. Traitermelqu'un de Monseigneur. Plaise à Monsei-gneur le Président.

On aprpeloit simplement Monseigneur, LeDauphin fils du Roi Louis XIV .

Messeigneurs. Pluriel de Monseigneur. Titred’honneur dont on se sert, soit en parlant, soiten écrivant à plusieurs personnes ensemble,comme Princes, Évêques, Maréchaux deF rance, etc.'

Nosseigneurs. Terme pluriel, usité princi-palement dans les Requêtes qu’on présente anConseil du Roi, aux Cours de Parlement etautres Cours souveraines. Au Roi et à Nossei-gneurs de son Conseil. A Nosseigneurs de Par-

MON

lenient, du Parlement , Supplie humblementun tel.

MONSEIGNEURISER. v. a. Donner le titrede Monseigneur. Je l’ai monseigneurisé.

MONSIEUR, s. m. (On ne prononce pas l’R.)Qualité, titre que l’on donne par honneur, ci-vilité , bienséance, aux personnes à qui onparie, à qui on écrit. Oui, Monsieur. Je voussupplie, Monsieur, fie... Au pluriel, Messieurs.Messieurs du Parlement. Messieurs de la courdes Aides.

On dit, Messieurs, par abréviation, au Par-lement et dans les autres Cours souveraines.Un de Messieurs. L’avis de Messieurs.

On dit proverbialem. d’Un homme et d’unefemme que l’on compare ensemble, que Mon-sieur vaut bien Madume, pour dire, que Lemari vaut bien la femme.

On dit populairement d’Un homme de peuqui fait l’homme de conséquence, qu’il fait leMonsieur, qxi’Jl fait bien le Monsieur je t d’Unhomme qui a fait fortune, qu’l lest devenu gros,Monsieur.

Lorsqu’on dit, Monsieur , absolument, etsans rien ajouter ensuite, on parle de l’aîné desfrères du Roi. La Maison de Monsieur.

On dit familièrement, Mons , par une abré-viation méprisante du mot Monsieur. Mons un tel.

MONSTRE, s. m. Animal qui a une confor-mation contraire à l’ordre de la nature. Monstrehorrible , cffroyuble.Monstre affreux , épouvan-table, hideux, terrible. Un monstre à deuxtètes. Cette femme accoucha d’un monstre. Cetenfant a trois yeux, c’est un monstre.

Monstre, se dit aussi De ce qui est extrême-ment laid. Cette femme est horriblement laide ,c’est un monstre. On dit en cc sens, Un mons-tre de laideur.

U sc dit figurément d’Une personne cruelleet dénaturée. Néron était un monstre de na-ture. C'est un monstre qu’il fiuulroit étouffer.On dit populairement dans le même sens, Unmonstre de nature.

On dit aussi d Une personne, C’est un mons-tre d'ingratitude, un monstre d'avarice, unmonstre de cruauté.

On dit, qu’On a servi des monsti-cs sur unetable , pour dire, Des poissons d’une grandeurextraordinaire.

On dit en style poétique, Les monstres desforêts , pour dire, Les bêles féroces qui habi-tent les forêts.

MONSTRUEUSEMENT, a’dv. Prodigieuse-ment, excessivement. CW un homme mons-trueusement gros , monstrueusement gras. Ilnest guère d’usage que dans ccs sortes dephrases.

MONSTRUEUX, EUSE. adj. Qui est d’uneconformation contraire à l’ordre de la naiiye.Un enfant monstrueux.Un animal monstrueux.Conformation monstrueuse.

11 signifie aussi, Prodigieux, excessif ;dansson genre. Cet enfant a la tête monstrueuse.C’est une femme d'une laideur monstrueuse.Un homme d’une grandeur, d’une grosseur