Band 
Tome second. L - Z.
Seite
125
JPEG-Download
 

MON

monstrueuse. Un animal monstrueux. On ser-vit des poissons monstrueux.

Il se dit aussi Des choses morales, quandelles sont vicieuses à l’excès. TJne avarice mons-trueuse. Une prodigalité, une profusion mons-trueuse.

MONSTRUOSITÉ, s. f. Caractère, vice dece qui est monstrueux. Il se dît au propre et aufiguré, et s’emploie pour la chose moiistiueuse.C*est une monstruosité.

MONT. s. xn. Grande masse de terre ou deroche, fort élevée au-dessus du terrain quil’environne. Il faut observer que ce mot ne sedit guère en prose qu’avec un nom propre,comme, Le Mont. Etna • le Mont Cénisj lesMonts Pyrénées • le Mont Liban.

Il faut remarquer aussi que Mont n’estjamais suivi de la préposition de, pour signifierune certaine montagne, et que Montagne l’esttoujours. Le montSinaï, lamontacjne de Sinaï .Le mont Calvaire , hi montagne du Calvaire.

Quand on dit absolument, Les monts , onentend ordinairement les Alpes , comme dansces phrases : Passer les monts. Repasser lesmonts. Au-delà des monts. De-çà les monts.

On appelle poétiquement le Parnasse, Ledouble motif.

On dit figurém. et familièrement, Promettredes monts d'or à quelqu'un , -pour dire, Luipromettre de grandes richesses , de grands avan-lug( s.

On dit dans le meme sens. Promettre montset merveilles.

Ou dit aussi, Vous me donneriez un monta*or, des monts d’or, que je n’en ferais rien ,pour dire, Vous me donneriez tous les biensdu monde; et Cela lui coûte des monts d'or ,pour dire, Cela lui coûte excessivement.

Cn dit proverbialement, Par monts et parvaux, pour dire, En toutes sortes d’endroits,de tous côtés. Aller, courir par monts et parvaux. On le cherche par monts et par vaux.

On appelle 3/onfs de piété , certains lieux enItalie et en quelques autres Pays, où l’on prêteou sur des namissernens sans intérêt, ou à unintérêt fort modique.

On appelle à la guerre, Mont-paghoîe, Uneéminence d’où l’on regarde sans aucun péril,ce qui se passe dans une attaque de place, dansun combat. Pendant faction , il se tùtt sur lemont-pagnote. Il est du style familier.

MONTAGE, s. m. Action de montes. Payerle montage du bois, des grains.

MONTAGNARD, ARDE. adj. Qui habileles montagnes. Les peuples montagnards. Ani-maux montagnards.

On s’en sert plus ordinairement au substan-tif. Les montagnards d'Ëcçsse. C'est un mon-tagnard.

MONTAGNE , s. f. Mont, grande masse-de^re ou de roche fort élevée au-dessus du ter-1{ un q u i Y environne..Grande montagne. Haute1>,0nlc *gne,Montagne élevée, rude , escarpée. Lesommet, l e haut, la cime d'une montagne. Lepenchant t \ a pente, la descente, ïe pied d’unemoïftajuc, Monter une montagne. Passer, ira-

MON

verser une montagne. Gagner 1e haut de lamontagne. Les montagnes d’Auvergne . Paysde montaqnes. Une chaîne de montagnes, pourdire, Une suite de montagnes qui se touchentl’une l’autre.

Lorsqu'après s’être attendu a quelque chosede grand, le succès n’aboutit à rien, on ditproverbialement, que La montagne a enfantéune souris.

On dit proverbialement, Deux montagnesne se rencontrent point, mais les hommes serencontrent ; et cela se dit ou par menace, pourfaire entendre à un homme qu’on trouvera oc-casion de se venger de lui, ou lorsqu’on ren-contre inopinément quelqu’un qu’on ne s’at-tendoit pas à voir,

On dit communément, qu’il n’y a point demontagne sans vallée.

MONTAGNEUX, EUSE. adj. Il n’est guèred’usage qu’en ces sortes de phrases, Paysmontagneux, Province, région montagneuse,etc. qui signifient, Pays de montagnes, Pro-vince , région çù il y a quantité de mon-tagnes.

MONTANT, s. m. Pièce de bois ou de ferqui est posée de haut cn bas en certains ouvra-ges de menuiserie, de serrurerie, etc. Il y a unmontant de rompu à cette croisée. Les montansd’une porte cochère. Les montans d’une grille,d’une porte de fer.

On appelle en Maçonnerie , Jomf montant,Le joint perpendiculaire de deux pierres. Voilàun joint montant qui est trop large , qui n’estpas droit. Les joints montans sont si délicats,sont si petits qu’on ne les voit point. On nevoit aucun joint montant à la façade du Loum'e.Et dans ceé phrases, Montant est employécomme adjectif.

On appelle Montans d'une raquette, Lescordes qui vont du haut en bas.

On dit, que Du vin a du montant, pourdire, qu’U a de la sève, de la vigueur.

MONTANT, s. m. Terme de Fauconnerie ,dont on se sert en parlant d’un oiseau de proie,qui s’élève au-dessus d’un autre oiseau qu’ilveut attaquer. Il n’est guère d’usage qu’en cettephrase, Prendre le montant. L'oiseau prend lemontant, a pris le montant sur le héron.

On appelle aussi Montant, Le total d'uncompte, d une recette, d’une dépense, etc. Lemontant de ces sommes, de la recette , de la dé-pense , est de deux cent mille livres, etc.

Montant, est aussi adjectif, et se dit deTout ce qui monte. Un chemin montant , Unbateau montant. Il y a dans- ce puits un seaumontant et un descendant. Il se dit aussi subs-tantivement d’un Ecclésiastique, d’Un Magis-trat , d’un Officier de guerre, etc. à qui, pardroit d’ancienneté, il appartient de monter àquelque place, à quelque charge, h quelqueemploi, en cas de vacance. C’est un tel qui estle premier montant. Le premier montant à laGvand’Chambre, Ce Lieutenant est le premiermontant.

Montant , en termes de Blason , se dit Descroissans, écrevisses, et autres pièces qui sont

MON 12.1

dressées vers le chef de l'e'cu. Il est opposé àVersé.

On dit dans la supputation d’un compte, Letout montant à tant; et dans cet exemple, Mon-tant est proprement un participe indéclinable.Toutes les sommes montant à celle de tant.

MONTE, s. f. Terme dont on se sert pourdésigner l’accouplement rhs chevaux et descavales, et le temps de cct accouplement. Lamonte commence au premier Avril, et finit àla fin de Juin. Ce cheval, cet étalon a fait lamonte.

MONTÉE, s. f. Petit escalier dune maisonpetite et pauvre. Montée étroite. Montée roide.Montée aisée. Monter la montée. Descendre lamontée. Nettoyer, balayer une montée.

Montée, se prend aussi pour Une des mar-ches d’un escalier, d’un degré. Prenez garde,il y a là une montée rompue. Il monte, il des-cend les montées trois à trois, quatre à quatre.Il est populaire.

On dit familièrement, Faire sauter les mon-tées à quelqu’un, pour dire, Le chasser hon-teusement de chez soi, et avec violence. S’il luiarrive de venir encore chez moi, je lui feraisauter les montées.

Montée, signifie aussi L’endroit par où onmonte à une montagne, à un coteau, à uneéminence, etc. La montée de ce coteau est fortroide, est extrêmement roide. La montée en estrude, pénible f douce, aisée.

U signifie aussi l’action de monter. Ainsi' ondit, Les chevaux ont ordinairement plus <1$peine à la descente qu’à la montée, pour dire,qu’ils ont plus de peine cn descendant qu’enmontant.

En termes de Fauconnerie , il se dit Du volde l’oiseau qui s’élève par degrés.

MONTER, v. n. Se transporter en un lieu-plus liant que celui où l’on étoit. En ce sens ii;sc dit Des hommes et des animaux. Monter vite.Monter facilement. Montef avec peine. Monterlentement. Monter bien haut. C'est un paysinégal, on ne fait que monter et descendre*Monter à un arbre, au haut d'un arbre. Mon-ter à une tour, ait haut d’une tour, ait hautd’une maison.Monter à une échelle.Notre-Sci^-gneur est monté au ciel. Il a monté quatre foisà sa chambre pendant la journée. Il est montedans sa chambre, et il y est resté . Monter dan$.un carrosse. Monter en cai'rosse. Monter enlitière. Monter à Vautel. Monter mr une hau-teur , sur'une montagne. Monter sur an esca-beau, sur un siège, sur une chais».. Monter à.cheval. Monter sur un chevr.l Monter en crmy,’,.Les écureuils montent au haut des arbres . Les-chamois montent au haut des rochers. Il n-'y u-point d oiseau qui monte plus haut que l’aigle.

On dit, Monter à l'assaut, pour dire, Aita-rqtierune place afin de l’emporter de vive force;.et, Monter à la brèche, pour dire, Faire tousres cffijrts pour entrer par la brèche dans un»place assiégée.

On dit, Monter sur un vaisseau,monter surmer, pour dire, S’embarquer sur un vaisseau*.Nous montâmes sur un tel vaisseau pour faire