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Ou dit proverbialement d’Un homme qui est 'monté avantageusement, qu’il est monté commeun Saint George.
On dit, qu’l/n -urtisscciu est percé pour cin-quante canons, et monté de trente , pour dire,qu’il peut porter cinquante canons, mais qu iln’en a que tiente effectifs..
On dit, Monté sur le toit de , pour dire, Enusage de. Nous ne sommes pas montés sur le tonde tout refermer.
On dit figiirément et familièrement d’Unhomme qui plaisante, ou qui affecte de diredes choses extraordinaires, qu’Ilest monté surun ton plaisant , sur un ton singulier.
On dit à quelqu’un, Vous êtes aujourd'huibien monté, mal monté, singulièrement monté ,pour dire, Bien, mal , singulièrement dispose.
On dit encore , XJn cheval monté haut , oumonté, pour désigner Celui dont les jam-bes sont trop longues, et ne sont point propor- ,tionnées.
MONTICULE, s. m. Diminutif de Mont. Pe-tite montagne, simple élévation de terrain.
MONT-JOIE. s. fém. On appeloit ainsi au-trefois Un monceau de pierres jetées confusé-ment les unes sur les autres, soit pour marquerles chemins, soit en sigue de quelque victoire,ou de quelque autie événement considérable.
Mont-joie. C et oit un cri de guerre usitéautrefois parmi les François dans les batailles.Mont-joie Saint-Denis.
Mont-joie, étoit encore le titre affecte aupremier Roi d’Armes de France . Le Roi à'Ar-mes Mont-joie, du titre de Mont-joie.
MONTGIR. subst. m. On appelle ainsi unegrosse pierre ou un gros billot de bois, dont onse sert pour monter aisément à cheval. Jl y aordinairement un montoir aiuc portes des hô-telleries de la campagne. Il n’a pas assez deforce pour monter à cheval sans montoir.
On appelle Le côté du montoir ,"Le cotégauche du cheval, parce que c’est de ce côté-htqu on monte d’ordinaire à cheval. Ce cheval estdéferré du p;ed de devant du côté du montoir.On nomme 1 autre côté, Le côté hors du mon -toir, hors le montoir, hors montoir.
On dit, qu Un cheval est difficile , rude aumojitoir , pour dire,.qu’il se tourmente, qu’ilest inquiet, quand on veut monter dessus. Ondit dans un sens opposé, qu’il est aisé, doux,facile au montoir.
MONTRE, s. fém. Échantillon, portion,partie, morceau de quelque chose que 1 onmontre, pour faire voir de quelle Dalm’e est lereste. Voilà une montre de blé, d’avoine. Unemontre de pruneaux, de confitures.
11 se dit aussi De ce que les Marchandse xposent au-devant de leur boutique, pour^outrer quelles sortes de marchandises ils ont* l vendre. Tout cela n'est mis, n'est pendu là*f ,te pour la mon,h e.
appelle Montre, parmi les Orfèvres,
ne boîte vitrée dans laquelle ils mettent di-vers hiioviv m • , , ,
1 quils exposenl a la vue des pas- !sans. A ’ ' \
On dît proverbi ü î e3neE£ ; qjsCJJn Marchand |
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ne fait point de montre , pour dire, qu’il faitvoir d'abord ce qu’il a de pins beau, sans com-mencer par étaler les moindres marchandises.Donnez-nous du beau, ne nous faites point demontre.
On dit, que La montré des liés est belle,pour dire, que De la manière qu’ils poussent,on peut espérer une abondante moisson.
On dit De certaines choses, qn’UÏIes ne sontcpie pour la montre, c’est-à-dire, Pour l’ap-parence.
On dit proverbialement Belle Montre,peu de rappor’ , pour dire, que La personne, lachose dont on parle a beaucoup d’apparence etpeu de solidité, que l'effet ne répond pas auxapparences. Cet homme parolt sage , paroitriche, il ji’est rien moins que cela • c’est tellemontre et peu de rapport.
On dit figur,, Faire montre de son esprit,Faire montre d’érudition , pour dire, En faireétalage, en faire parade.
Les marchands de chevaux appellent Mon-tre, Le lieu qu’ils ont choisi pour y faire voiraux acheteurs les chevaux qu’ils ont à vendre.
On dit encore, La montre , en perlant Dela manière dont ils essaient et conduisent cesmêmes chevaux. B venez-y garde, la montreest U'ompeuse.
Montre, signifie aussi, La revue qui se faitd’une Armée, d’uu Régiment ou de quelqueCompagnie de Soldais. Le Régiment a faitmontre devant le Commissaire. Les Officiersmirent leurs valets dans les rangs, et les firentpasser à la montre . En ce sens il est vieux, eton dit plus ordinairement Revue.
On dit figurément, Passer à la montre, pourdire, Être reçu, admis psr d’autres personnes,quoiqu’on leur 6oit inférieur en dignité , enmérite, etc. On le fera passer ù la montre. Il apassé à lu montre. Il est familier.
Il se dit aussi Des choses. Ainsi on dit,qu'Une chose peut passer ù la montre, pourdire, qu’Encore qu’elle ne soit pas tout-à-faitde la qualité des choses auxquelles ou la joint,elle peut pointant être reçue sur le même pied.Il est du style familier.
Montre, signifie aussi, La paye qui scdonne aux Soldats tous les mois, lorsqu’on leurfait faire montre. Il « reçu sa montre. On leura payé trois montres. Il leur est d:'t cinq ou si.jmontres.
MONTRE, s. fém. Pet'te horloge portative.Montre ronde. Montre plate. Montre d'or.Montre d'argent. Montre à boite d’or. Montre| à boîte d'argent. Montre de cuivre. Montre! émaillée. Montre sonnante. Montre à réveil.
| Montre à répétition. Montre d'Angleterre. Mon-tre qui va bien, qui va mal, qui va vile , qu:avance, qui retarde, qui va huit jours, qui au;quinze jours. La sonnerie d'une montre. Lerouage d'une montre. J'ai oublie de monterma montre.
On appelle' Montre etOrgues, Les tuyauxd’orgues qui paroissent au-dchors. La montrede cet orgue est pur étain , d’étain sonnant.
MONTRER, v. a. Indiquer, luire voir. Mon -
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trez-moi fhomme dont vous parlez. Montrerquelque chose du doigt. M’outrer le chemin àquelqu'un. Je lui ai montré ce qu’il cherchait.Un cad?‘an qui montre l’heure.
U signifie simplement, Exposer aux yeux.Montrer quelque chose par rareté. Je lui aimontré mon cabinet , mes tableaux, mes che-vaux.
Il signifie aussi, Laisser paroitre. Montrerun visage gai, un visage triste. Montrer de ladouleur , de la joie , de ['inquiétude.
Se montrer, signifie, Paroitre, se faire voir.Il n'a fait que se montrer dans cette compagnie.Le Soleil ne s’est point montré d'aujourd’hui.
On dit, qu’Un homme n'oseroii se montrer,poftr dire, que La crainte qu’il a d’être mal-traité, ou la honte, soit de quelque affrontqu’il a reçu, soit de quelque mauvaise actionqu’il q faite, l’oblige à se tenir caché. Depuis lasottise qu'il a faite , depuis le malheur qui luiest an'ivé, il n’oseroit se montrer. Il est bienhardi de se montrer après cela.
On dit figurcment, Montrer le chemin auxautres, pour 'dire, Faire quelque chose que lesautres font ensuite, ou à dessein que les autresle fassent.
ün dit figurément et populairement, Mon-trer à quelqu'un son bèjaune, pour dire, Luifaire voir qu'il n’est qu’un ignorant dans leschoses dont il s’agit. Il faisait l hahile homme ,maïs je lui ni bien montré son béjaune .
On dit figurément et populairement, Mon-trer son nez quelque part , pour dire, Se fairevoir en quelque endroit; et cela se d.t d’ordi-naire lorsqu’on n’y va que pour peu de temps.Je m'en vais montrer là mon nez un moment,et je reviens à nous. Je n'ai garde d'aller lamontrer mon nez.
On le djt aussi De ceux qui vont mal à pro-pos en quelque endroit. Qu’aeoit-il « faired'aller montrer là son nez? Il est familier.
On dit figurément et populairement, Mon-trer les dents « quelqu'un, pour dite, Lui fairevoir qu’on ne le craint point, et qu’on est enctat de se bien défendre. Ils vouloient l’attoiquer, mais il leur a bien montré les dents.
On dit figurément et populairement, Mou -fret* le cul; et cela se dit d’Un homme qui,s’étant engagé à quelque chose, n’en sort pas ason honneur, soit par impuissance, soit parmanque de courage, soit par incapacité. Il a voittraité d’une Charge , mais, quand ce vint aupayement, il montra le cul. Il faisoit le brave,mais quand ce vint au dsqaïuer, il montra lecul. Il promettait de faire . merveilles, maisquand ce unit -au je il et au prendre , il montrale cul.
On dit aussi figurément. Montrer les talons,pour dire, S'enfuir^, se retirer de quelque lien.Hors d'ici, montrez-noUs les talons». Il est po-pulaire.
Cû dit, au’Un habit montre la corde , pourdire, qu’il est si usé qu’on en voit la trame.
Cil dit figurément et proverbialementd Unefinesse grossière et facile à découvrir, C tlctmontre la-corde.