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Cn dit encore De quelqu’un qui en est auxexpediens, et qui laisse voir ses dernières res-sources. qu’l/ montre la corde.
Montrer, signifie aussi, Donner des mar-ques de quelque chose. Montrer du courage ,de la foiblesse, de la crainte , de la sagesse , de laretenue, etc. Montrer son courage , sa piété, etc.
On dit, Se montrer homme de courage , semontrer humain , libéral , bon ami , etc. pourdire, Faire voir par les effets qu’on est tel.
On dit aussi, 5 e bien montrer, se montrermal, pour dire, Avoir une bonne ou une mau-vaise conlenancc dans les occasions qui exigentde la résolution et de la fermeté. Il s’est bienmontré , il s’est mal montré dans cette circons-tance. C’est unhomme gui à la guerre se montrebien dans foutes les occasions.
On dit figurément, Montrer quelqu'un: audoigt, pour dire, Se moquer de lui commed’une personne décriée ou ridicule. Et l’on dit -5qu’il se fait montrer au doigt, pour dire, queC'est un homme qui se-fait moquer de tout lemonde.
Il signifie encore, Faire connoîfre parépreuve, prouver par raison. Je lui montre-rai bien qu'il a tort , qu’il n’a pas dû en userainsi. Je lui montrerai à qui il a affaire. Je luiai montre que sa proposition est fausse. Je vousai moiitré par de. bonnes raisons que nous de-vons faux telle chose.
Mostiier, signifie aussi, Enseigner. Mon-trer la Grammaire. Montrer une Langue,Monter, le Latin , le Grec , Vlialicn, la Phi-losophie, les Mathématiques , la Musique , etc.Montrer « lire , à écrire , à danser , à monter àcheval , à voltiger. Montre}' à quelqu’un cequ’il faut qu'il fasse. Lui montrer son .devoir,ses obligations. Lui montrer à vivre. Ce der-nier est du style familier, surtout quand on ditpar menace, Je lui montrerai bien, à vivre.
Il se dit ailssi absolument. Ce maître montrefort bien. Il montre à vingt écoliers. Il montreen ville.
Montrer , s’emploie quelquefois simplementet par ellipse, pour, Montrer à, enseigner à.Il a montré Monsieur un tel , pour, À. Mon-sieur un tel. Jamais en ce cas on 11c met un ré-gime direct : on ne dit point, Il a montré Mon-sieur un tel le dessin.
Montré , ée. participe.
Cn dit d’Un homme qui danse bien , parcequ’il a eu un bon maître de danse, qui/ a étébien montré ; et de celui qui danse mal, parcequ’il a eu un mauvais maître, qu’l/ a été malmontve. On se sert des mêmes phrases en par-lant de ceux qui ont en de bons ou de mauvaismaîtres en tlifïcrens exercices.
MONTUEUX, EUSE. adj- Il n*est guèred’usage qu’en celte phrase, Pays montueux ,qui signifie, Un Pajs extrêmement inégal , etcoupé d’espace en espace par des collines, etc.
MONTURE, s. f. Bête sur laquelle on montepour aller d’un, lieu A un autre. Bonne monture.Méchante montwe. H cherche une monture. Ilest sans monture. Il faut avoir soin de sa mon-ture. Le cheval est la meilleure de toutes les
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montures. Les mules sont la monture ordinaireen Espagne. Dans les Indes on se sert assezcn'dinaircment des bœufs pour monture. Leslîléphans sont la monture ordinaux des Prin-ces Orientaux.
On dit proverbialement, Qui veut voyagerloin , ménage sa monture , pour dire, qu’il fautuser avec ménagement de toutes les choses donton veut se servir long-temps.
On appelle Monture d’un fusil , d’un pisto-let , Le bois sur quoi le canon et la platine sontmontés.
On dit à peu près dans le même sens, Lamonture d’une tabatière , d’un étui, etc. pourdire, L'assemblage des "deux pièces d’une taba-tière ou d’un étui, jointes l’une avec l’autre.
Il signifie aussi, Le travail de l’ouvrier quia monté un ouvrage. Il faut tant pour la mon-ture. Cette monture est fort belle , fort délicate.
On appelle Monture de brida, Ce qui porteet soutient l'embouchure. Avez-vous bien exa-miné votre monture de bride?
MONUMENT, s. m. Marque publique pourtransmettre b. la postérité la mémoire de quel-que personne illustre, ou de quelque actioncélèbre. Monument illustre , superbe , magni-fique 9 durable , éternel. C’est un monument àla postérité y pour la postérité. Dresser , ériger ,élever , consacrer un monument à la gloire, d’unPrince , etc. On voit encore de beaux monu-mefis de la giandeur Romaine.
On dit, en parlant Des ouvrages célèbresdes grands Auteurs, que Ce sont des monu-mens plus durables que le marbre.
U se prend aussi pour Tombeau; mais ence sens il n’est guère d’usage dans le discoursordinaire. Superbe monument. Beau monu-ment.
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MOQUER, se MOQUER, v. qui ne s’em-ploie qu’avec le pronom personnel. Se raillerde quelqu’un ou de quelque chose, en rire,en faire un sujet de plaisanterie ou de dé-rision. On s’est moqué de lui. On s'est moquede son habit, de sa danse. Cette femme s’estmoquée de vous. Ils s'en sont tous moqués.
* Il signifie aussi, Mépriser, braver, témoi-gner par ses actions, par ses paroles, qu’on ne-fait nul cas de quelqu’un, de quelque chose,qu’on ne s en soucie point. C’est un homme quise moque du bld me 9 de /'opinion publique. Ilse moque de père et de mère. Il se moque deslois divines et humaines. Il s’est moqué detoutes les remontrances qu’on lui a faites, detous les avis qu'on lui a donnés. Je me moquede lui r/ je ne le crains point. Je me moque decela , je ne crains rien.
Il siguifie aussi, Ne dire pas sérieusement,ne faire pas sérieusement. Quand je dis cela,vous voyez bien que je me moque. Vous vousmoquez de vouloir me reconduire. C'est se mo-quer que de surfaire comme vous faites. C’estse moquer que de prétendre telle chose , de sou-tenir une telle proposition. Il n’est que du dis-cours familier;
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On le dit aussi, en parlant d’Une chose quiparaît hors de propos. C'est se moquer que desortir par un si mauvais temps.
On dit proverbialement et populairement,C'est se moquer de la barbouillée , pour dire,que Les propositions qu'on fait sont ridicules.
On dit aussi proverbialement et populaire-ment, 5 e moquer de la barbouillée , pour dire,Ne rien craindre. On veut m'intimider , niaisje me moque de la barbouillée, j'irai mon train.
On dit aussi proverbialement, La pelle semoque du fourgon y Quand un homme se mo-que d’un autre qui aurait autant de sujet de semoquer de lui.
On dit encore proverbialement, qu’il nefaut pas se moquer des chiens qu'on ne soithors du village , pour dire, qu’il ne faut paschoquer un homme tant qu’on est en lieu où ilpeut nuire.
Il s’emploie quelquefois avec le verbe Faire.Si vous en usez comme cela, vous vous ferezmoquer de vous ; et absolument, vous vous fe-rez moquer. U s’emploie aussi au participe avecle verbe Être. Il fut moqué de tout le monde.
Moqué , ée. participe.
MOQUERIE. 9. f. Paroles ou actions parlesquelles on se moque. Moquerie maligne. Mo-querie outrageusc. Il fut exposé aux insultes etaux moqueries des soldais.
Il signifie plus ordinairement, Chose ab-surde, chose impertinente. C'est une moquerieque de vouloir soutenir une telle proposition ,de vouloir réussir dans ce projet-hi.
MOQUETTE, subst. f. Espèce d'étoffe delaine, dont le tissu ressemble à celui du velours.Moquette rouge. Siège de moquette. Si 4 gesgarnis de moquette.
MOQUEUR, EUSE. adj. Qui se moque,qui se raille. Il est naturellement moqueur. Ila l'humeur moqueuse. Ris moqueur. Air mo-queur.
Moqueur , sc dit aussi d Un homme qui neparle pas sérieusement ; et en ce sens il se prendsubstantivement. Ne le croyez pas , c'est unmoqueur. Cela ne peut pas être comme elle ledit, c’est une moqueuse. Il est du discours fa-»mi lier.
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MORAILLES. s. f- pl. Espèces de tenailles,instrument de maréchal, avec lequel on pincele nez d’un cheval impatient, vicieux. Mettez-lui les morailles.
MORATLLON. s. m. Pièce de fer attachéeau couvercle d’un coffre, d’une cassette; elleporte un anneau qui entre dans la serrure, etdans lequel passe le pêne.
MORAINES , subst. f. pîur. Quelques-unsappellent ainsi Des vers que l’on aperçoit aufondement des chevaux qui ont pris le vert.
MORAL, ALE. adj. Qui regarde les mœurs.Un discours moral. Doctrine morale. Théo-logie morale. Les Œuvres morales de Plutar-que . Sens moral. Préceptes moraux. Réflexionsmorales.
On appelle T-’firfus morales , Celles qui ont