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Tome second. L - Z.
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en baissant. Le penchant (Tune montagne. Lepenchant d’un précipice.

On dit figurément, 5e retenir sur le pen-chant du précipice * et cela se dit d’Une per-sonne qui, sur le point de se laisser aller audésordre, de prendre un mauvais parti, a laprudence et la force de s’arrêter.

On dit aussi figurément, Être sur le pen-chant de sa ruine , pour dire , Être sur lepoint d’être ruiné, d être détruit. Cet hommeest sur le penchant de set ruine, Un Empire,un Étal qui est sur le penchant de sa ruine.

Ôn dit encore, que La fortune , que la fer-veur d’un homme est sur son penchant , pourdire, qu’Elle est sur le ‘déclin. Et figurémenton dit, Lepenchant de Vdge, P our dire, Ledéclin 'de 1 âge.

Penchant, signifie aussi figurément Propen-sion , inclination naturelle de l'âme. Son pen-chant le pot'te à toute sorte de plaisirs . Il a dupenchant pour tous les plaisirs. Son penchantl’entraine, l'emporte a la débauche. Suivre sonpenchant. Se laisser aller à son penchant. Ré-sister à son penchant. C'est là son penchant.Avoir plus de penchant pour une personne quepour une autre.

PENCHEMENT. s. m. L’action d’une per-sonne qui se penche, l’état d’un corps qui penche. Il a contracté un penchement de tête. Lepenchement du corps.

PENCHER, v. a. Incliner, baisser quelquechose de quelque côté, mettre quelque chosehors de son aplomb. Pencher la tête. Pencherle corps. Pencher un vase. Pencher une aiguière.Plier les branches d'un arbre et les pencher. Sepencher sur le bord d’une fontaine.

Il est aussi neutre, et se dit De tout ce quiest hors de son aplomb, hors de la ligne per-pendiculaire. Un arbre qûi penche. Le murpenche un peu de ce côtè-là. Il penche uers leNord. Le terrain va en penchant.

11 .signifie figurément, Être porté ù quelquechose. La plupart des Juges penchoient à lerenvoyer absous. Voilà deux avis, deux partisdifférais j vei's lequel penchez-vous? De quelcoté penchez-vous? De deux personnes qu’onlui proposoit en mariage , il penchoit bien pluspour l'une que pour l’autre.

Penché, ée. participe.

On appelle Des airs penchés, Des mouve-mens affectes de la tête ou du Corps, pourtâcher de plaire. Elle a des airs penchés. Ilprend des airs penchés. Il est du style familier.

PENDABLE, adj. des 2 genres. Qui mérited’être pendu, qui mérite la potence. Cet hommeest pendable. Le cas est pendable.

PENDAISON, subst. f. Action d’attacher augibet, exécution de pendu. Il craint là pen-daison. Il est populaire.

PENDANT, ANTE, adject. Qui pend. Desfruits pendans aux arbres. Des manches pen-dantes. Ce chien a de belles oreilles bien pen-dantes.

On dit en termes de Pratique, Les f uitspendans par les racines, ou simplement, parïoemes, pour dire, Les blés, les fruits qui sont

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sur la terre, et dont on n’a point encore fait larécolte.

8n dit communément, qu’Un procès estpendant au Parlement , pour dire, que Le Par-lement en est saisi, qu’il y a instance pour celaau Parlement.

Pendant, est aussi substantif. Ainsi on ap-pelle Pendant de baudrier ou de ceinturon , Lapartie d’en bas du baudrier ou du ceinturon,au travers de laquelle on passe l’épée. On ap-pelle Pendans d'oreilles , Les parures de pier-reries que les femmes attachent aux bouclesqu’elles portent à leurs oreilles. Des pendantd'oreilles de diamans.

En termes de Peinture, on a appelé autre-fois Pendans d’oreilles a et aujourd’hui on ap-pelle simplement Pendans , Deux tableaux d’é-gale grandeur, et peints à peu près dans lemême goût. U faut un pendant à ce tableau.De deux pendans , il y en a toujours un qui estmoins bon. Cela servira de pendant.

On dit figurém. Pendant , au lieu de Pareil.Cet homme est le pendant de l’autre. Voici lependant de votre histoire.

On dit dans quelques Traités de paix ou departage, le Pendant des eaux , pour dire, Tou-tes les terres adjacentes aux eaux qui coulentd’un certain côté.

En termes de Blason , on nomme Pendans ,Les parties qui pendent au lambel au nombrede trois, quatre, cinq, six au plus, et que l’onspécifie en blasonnant.

PENDANT. Préposition servant à marquerla durée du temps. Pendant l’hiver. Pendantvotre séjour.

Il se prend pour Tandis , quand il se join’avec la particule Que. Pendant que vous serezht. Pendant qu'ils étaient assemblés.

PENDÀRD, ARDE. subsl. Vaurien, fripon.C’est un qrand pehdard. C'est un méchantpendard. C : est une vraie pendarde. Il est dustyle familier.

PENDELOQUE, s. f. Parure de pierreriesajoutée h des boucles d’oreilles. Elle avoit «ses boucles d’oreilles des pendeloques de dia-mans. Elle a perdu une pendeloque. H se prendaussi absolument pour Un pendant d’oreillequi n’est que d’une pièce.

PENDENTIF, s. m. Terme d’Àrchilecture,qui se dit Du corps d’une voûte qui est sus-pendue hors le perpendicule des murs. Le pen■dentif d’une voûte .

PENDILLER, v. n. Être suspendu en l’airet agité par le vent. Il ne se dit jguère qu’enparlant Des choses viles ou de peu de consé-quence. Des hardes , des linges qui pendillentaux fenêtres. U est familier.

PENDRE, v. a. Attacher une chose en hautpar une de ses parties, de manière qu’elle netouche point en bas. Pendre de la viande aucroc. Pendez ce linge afin qu’il sèche. Pendredes raisins au plancher. Se pendre par lesmains à un arbre. Pendre Quelqu'un par lesaisselles pour lui donner lestrapade.

On dit figurément d’Un homme qui a re-noncé à la guerre, qu’il a pendu son épee en

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croc j qu’Un enfant est toujours pendu au coude sa nourrice , pour dire, qu’il l’embrassecontinuellement j qu’Un homme est toujourspendu aux oreilles d’un autre, pour dire, qu’ilaffecte de lui parler souvent ; et, qu’il est tou-jours pendu « ses côtés 1 ou à sa ceinture , pourdire, qu’il l’accompagne, qu’il le suit partout.

Pendue , se dit aussi Des criminels que l’onattache par une corde à une potence pour lesétrangler. Pendre des voleurs. Pendre et étran-gler. Il a été pendu en effigie. Il est condamnéà être pendu.

On dit, Se pendre, pour dire, Se défairesoi-même en s’étranglant.

On dit par exagération d’Un événement des*espérant, Il y a de quoi se pendre.

On dit proverbialement, d’Un homme qui udit ou fait une chose très-déplacée, Après celle-là il peut s'aller pendre , il ne fera jamais pis ,pour dire, qu’il ne pouvoit faire plus mal,même en se pendant.

On dit de même d’Une chose mai faite, demauvais vers par exemple : Autant vaudroitêtre pendu que d'avoir fait cela. On ne peutpas faire de pareils vers, à moins d'avoir étécondamné à être pendu si on ne les faisoit.

On dit proverbialement et par forme de ser-ment, Je veux être pendu si je consens à cequon me demande, si l’on m'y rattrape.

On dit communément d’Un homme qui aété exécuté à la potence, quTÏ a été penduhaut et court * et, qu’Un homme ne vaut pasle pendre , pour cfe, qu’il ne vaut rien.

On dit, Dire pis que pendre d'un homme,pour signifier, Dire de lui toute sorte de mal.Il est du style familier.

PENDRE, v. n. Être attaché. I/JZdtellerieoù VÊcn de France pend pour enseiqne.

On dit proverbialement, Autant lui en pendà l’œil, à l’oreille , pour dire, Il lui en peutarriver autant.

Pendre, se dit encore De certaines choses,pour marquer qu’elles tombent trop, qu’ellesdescendent trop bas. Ainsi on dit d’Un hommequi a les joues extrêmement avalées, que Lesjoues lui pendent.

On dit aussi, qu’Une robe pend trop d’uncôté, pour dire, quelle tombe trop, qu’elledescend trop d’un côté.

Pendu, uE. r participe.

On dit figurément, Aussitôt pris , aussitôtpendu , en parlant Du prompt emploi que l’onfait des personnes, et meme quelquefois deschoses qui se présentent inopinément.

Pendu, est aussi substantif. Il a l'air d’un-pendu.

On dit proverbialement, qu’il ne faut pasparler de corde dans la maison d'un pendu,pour dire, qu’il ne faut pas parler de certaineschoses odieuses, qui peuvent être reprochées àceux devant qui l’on parle.

On dit proverbialement d’Un homme extrê-mement maigre et sec, qu'il est sec comme unpendu d'été j ou simplement, comme un pendu .

PENDULE, s. m. Poids attaché îi une verge,à un fil de fer ou de soie, qui par ses vibrations