PET
PETARD, s. m. Sorte de machine de fer oude foute, qui,étant chargée de poudre à canon,et couverte avec un 'madrier, sert à enfoncerles portes d’une VilL qu’on veut surprendre.Churgei' un pétard. Attacher le pétard à uneporte.
On appelle aussi Pétard, Une pièce d arti-fice , faite avec de la poudre à canon, et du pa-pier ou du parchemin mis en plusieurs doubles,et extrêmement battu et serre. Jeter des pétards.Un pétard lui creva dans la main.
PETARDER. V. act. Faire jouer un pétard.Vetarder une porte.
Petardé , ée. participe.
PETARD IER. s. m. Cel., i qui fait les pétards,ou qui les applique. Habile petardier. Hardipetavdier.
FETASE. s. m. Terme d’Antiquité . Sorte dechapeau des Anciens, qui représenloient Mercure avec cet ornement, auquel ils ajoutoientdes ailes. Le petase ailé de Mercure.
PETASITE. suhst. m. Plante qui croît auxlieux humides, et dont les fleurs paroissentavant les feuilles.
PETAUD. s. masc. Terme qui n’est d’usagequ’en ceue phrase familière, La Cour du RoiPelaud, qui se dit par une espèce de quolibet ,pour signifier Un lieu de confusion, et où toutle monde est maître.
PETAUDIERE, s. f. Terme de raillerie etde plaisanterie, qui se dit d’Une assembléesans ordre, d’un lieu où chacun fait le maître.Cette mmsotf-îà est une pétaudière , une vraiepétaudière.
PÉTÉCHIAL, ALE. adj. Terme de Mdde-eine. Il se dit Des fièvres accompagnées de Pé-téchies. Fièvre pétéchiale.
PÉTÉCHIES, s. f. pi. Terme de Médecine.Espèce de pourpre, taches qui paroissent surla peau dans les fièvres malignes et pestilen-tielles.
PETER, v. n. Faire un pet.
Ou dit proverbialement et bassement, Peterplus haut que le cul, pour dir-e, Entreprendredes choses au-dessus de ses forces, ou prendredes airs au - dessus de son état. Il ne faut paspeler plus haut que le cul
On dit proverbialement, Ne comptez passur les promesses de cet homme-là , il vous pe-tera dans la main T pour dire, Il vous man-quera au bes in. On dit de meme, J'avois pourcinquante mille francs de lettres de change qui*fc’ont pelé dans la main , pour dire, que j’aiperdues, dont je n’ai pas été payé.
On dit, que Du bois pète dans le feu , pou rdue. qu'il éclate et qu’il fait du bruit quand ilest dans le feu..Le bois de chêne pète dans h’f ett . Le laurier et le sel jetés dans le ftu ,pètent.
Cn dit aussi famili'rement, qu’t/ne boîte;T 1 un fusil , qu’un pistolet, etc. pètent bien.four dire, qu’ils font un grand bruit quand on
tire; et, Faire peler le salpêtre , pour dire,d’aire une grande ,:éçhcrge de mousqueterie et
d’artillerie.
0l * dit proverbialement, que La queule du
PET
Juge en pétera , pour dire, que Dans une af-faire on ne veut point d’accommodement, etqu’on veut qu’elle soit jugée juridiquement.
PETEUR, EUSE. s. Qui pète. On dit pro-verbialement et Bassement d’Un homme qu’ona chassé honteusement de quelque endroit,qu’On Va chassé comme un peteur d’Ëglise ,ou simplement, comme un peteur , comme unpeteux.
PETILLANT, ANTE. adj. Qui pétillé, quibrille avec éclat. Vin pétillant. Des yeux petil-lans. Un sanq pétillant.
PETILLEMENT, s. m, Action de pétiller.Le pétillement du sel , du sarment dans le feu.Le pétillement du sulpêti e.
P’ETlLLER. v. n. Éclater avec bruit et hplusieurs petites rrprises en sautillant. En cesens, il ne se dit proprement que De certaineschoses qui, étant jetées dans le feu, fout dubruit à plusieurs reprises, comme le sel et lelaurier.Le sel pétillé dans le feu. Les feuilles delaurier pétillent dans le feu. Du feu qui pétillé.Du bois qui pétillé.
On dit Du vin, qu’ZÎ pétillé, pour dire, queQuand on le verse dans le verre, il s’en élèvede petites parcelles. Et on dit figurém. que De.yeux pétillent, pour dire, qu’ils brillent, qu’ilsjettent un grand éclat.
On dit d’Un jeune homme, que Le sang luipétillé dans les veines , pour dire, que Le sang’ui bout dans les veines, qu’il a le sang vif,qu’il est impatient et impétueux.
On dit aussi, qu’t/n homme pétillé de fairequelque chose , pour dire, qu’il souhaite avecardeur de faire quelque chose, qu’il en a uneextrême impatience. Il est du style familier.
On ditfigurémentjPetil/er d’ardeur, petdlerd'impatience.
On dit figurément, Pétiller d’esprit, pour.Parler, écrire avec beaucoup d’esprit. Cet en-fant pétillé d'esprit. Son style pétillé d’esprit.
PETIT, ITE. adject. Qui a peu d’étendue,peu de volume dans son gurc, dans son es-pèce. En cette acception , il s’oppose également<t à Grand et à Gros, selon les différenteschoses dont on parle ; et il se dit De toute■juantité continue. Un petit homme. Un petitchien. Un petit cheval. C’est un homme de pe-tite taille , de petite stature. Un petit ja<din.Uit petit logement. Une petite ville. Le petitdoigt du pied. Le petit doigt de la main. Ecrireen petit caractère , en petite lettre, cn petit vo-lume. Faire un petit paquet.
Ou dit , Porter de petits cheveux , pour dire,Porter les cheveux courts ; et, Porter un pet tcollet , porter le petit collet , pour dire,Être liabille en Ecclésiastique.
Petit , se dit aussi d’Une quantité discrète.Ainsi l’on dit : Un petit nombre de personnesUne petite somme d'argent. Un petit revenu.Une petite quantité de gens .
U se dit généralement De toutes les chosesphysiques ou morales, qui sont moindres qued’autres dans le même genre. Petit esprit. Petittalent. Petite fortune. De petite conséquence.Petit ménage. Petit train. Petite dcpen.e. Petit
PET s ÿg
vent. Petit jeu. Marcher « petit bruit , à petitesjournées. Aller au. petit pas. Brûler à petitFaire ses affaires a petit bruit.
On dit figuréroent et familièrement, Etreréduit au petit pied, pour dire, Se trouver- ré-duit à une moindre fortune, à un© moindfodépense.
On dit, Une petite complexion, une petiteconstitution, pour dire, Uue complexion, uneconstitution foible.
On dit, qu’E/n homme est petit devant miautre , pour dire, qu’li s’abaisse devait lui parrespect ou par crainte. On dit aussi, qiiUnhomme est petit devant un autre , pour dire,qu’il ne paroît rien devant lui. Et on dit dansle même sens, que Tout ce qu’il y a de plusgrand dans le monde , est petit devant Dieu .
On dit, Le petit peuple , pour dire, Le baspeuple, le menu peuple; Des gens de petiteétoffe , pour dire, Des gens de basse condition.
On dit, Le petit monde , par opposition auGrand monde, aux gens opulens et eonsidéra-bles. U n’y a guère que le peuple qui s’en sert ;il dit qu7f ne faut pas tant mépriser le petitmonde.
On dit figurément, en parlant De l'homme,de l’excellence et de la variété de ses avantages,que c’est Un petit monde , L’abrégé du monde.
On dit proverbialement, A petit mercier,petit panier, pour dire, qu’il faut proportion-ner sps entreprises et scs dépenses à la modicitéde ses moyens.
On dit, La petite pointe du jour, pour dire,La première pointe, la première apparence dujoitr.
Petit, se joint aussi à plusieurs substantifs .avec lesquels il semble ne former, qu’un seulmot, comme dans les articles suivans.
Petit-fils. Terme relatif. Le fils du fils oude la fille, par rapport à l’aieul ou à l’aïeule.On dit, Petite-fille au féminin, dans la mêiresignification que l'etit-fls au masculin. Et l’onappelle Aj'rière-petit-fils et arrière-petite-fille ,Les enfans du petit-fils ou de la petite- fille,par rapport au bisaïeul ou à la bisaïeule.
Petit - gris. Sorte de fourrure faite de la’peau d’un écureuil du Nord.
Petit-lait. Sérosité du lait.
Petit-maître. Voyez Maître.
Petit-métier. Sorte de pâtisserie, qui estune espèce d’oublie ou de gaufre.
Petit-heveu. Terme relatif. Le fils du ne-veu ou de la nièce. On dit, Petite-nièce au fé-minin, dans la meme signification que Petit-neveu au masculin.
Petite-oie. Voyez Oie.
Petit-pied. s. m. Os d’une forme presqueovale, et d’une substance spongieuse renferméedans le sabot du cheval.
Petite vérole. Maladie dangereuse qui semanifeste par des éruptions à la peau.
Petit, est quelquefois employé substanti-vement. Ainsi l’on dit, Du petit au grand ,pour dire, Par comparaison des petites- chosesaux grandes. En fait de machines, il y a grandedifférence du petit au grand. On dit,/I ne f.ut