s8o PET
pas argumenter du petit au grand , conclure dupetit au grand 9 pour dire, que Les argumensqu’on fait, que les conséquences qu’on tired’une petite chose à une grande, ne prouventrien. On 'dit dans un sens pareil : Pour jugerdu petit au grand. À raisonner du petit augrand. En comparant les choses du petit augran d.
En petit. Façon de parler adverbiale, pourdire, En raccourci. Peindre en petit. Un mo-dèle en petit. Toutes les machines gui réussis-sent en petit , ne réussissent pas toujours engrand.
Petit a petit. Façon de parler adverbiale,pour dire, Peu à peu, par degrés peu sensi-bles. Il a fait sa fortune petit à petit. On ditproverbialement, Petit à petit Voiscau fait sonnid , pour dire, qu’Avec un travail assidu,quoique médiocre, on vient à bout de ce qu’onentreprend.
PETIT, s. m. Terme qui se dit De certainsanimaux nouvellement nés, par rapport aupérc et à la mère. Cette chienne a fait des pe-tits. Les petits d’une chienne. Les petits d’unaigle. Les petits d’un corbeau , d'une tourterelle.Le père, la mère et les petits.
On appelle Un enfant, par manière de ca-resse, Petit , mon petit. Venez-çà, petit.
PETITEMENT, adv. En petite quantité. 71a du bien, mais il en a petitement.
On dit d’Un homme qui a de la peine àsubsister, qu’71 vit petitement; et d’Un hommequi est logé fort à l’étroit, qu’il est logé fortpetitement.
PETITESSE, s. f. Peu d’étendue, peu devolume. La petitesse d’un' vase. La petitesse desa taille. La petitesse du caractère de cette édi-tion. La petitesse du volume.
Il signifie aussi Modicité. En ce sens, il nVstguère d’usage qu’en parlant De dons, de pré-sens. Ne regardez pas à la petitesse du don,mais à ma bonne volonté.
Il se dit aussi figurément, en parlant Desqualités du cœur, de l’esprit, etc. et alors il si-gnifie Bassesse. Petitesse de cosur. Petitessed’urne.
On appelle Petitesse d’esprit , Le défaut d’unhomme qui s’occupe de bagatelles, et qui re-garde de petites' choses comme grandes.
Lorsqu’un homme se formalise aisément, ets’offense de la moindre chose, on dit, qu’7Z y ade la petitesse « cela. On le dit aussi,Lorsqu’unhomme s’attache trop exactement à de petiteschoses, à de petites formalités.
En parlant d’Un homme qui n’a qu’un es-prit de minutie, on dit, que C’est un hommeplein de petitesses.
PETITION, subst. f. Terme didactique,.quin est d usage que dans celte phrase,Pétition deprincipe, qui se dit, Lorsqu’on allègue pourpreuve la chose même qui est en question.
On appelle depuis quelques années du nomde Pétition , Une demande adressée à une au-torité supérieure, pour obtenir ou une grâce,oq. le redressement de quelque grief.
péti tionnaire, subst. Celui ou celle qui
PET
fait une pétition. Tout pétitionnaire doit signersa pétition ; et s’il ne le peut , ou ne le f- it, ilen sera fait mention nominativement.
PÉTITOIRE. adj. fém. Terme de Jurispru-dence , qui n’est d’usage que dans cette phrase,Action pétitoire , qui se dit d’Une demandefaite en Justice pour obtenir la propriété d’unhéritage ; et en matière bénéficiale, il signifie,La demande faite pour être déclaré titulaire duBénéfice.
Pétitoire, est aussi substantif masculin,etsc dit pareillement d’Une instance faite en Jus-tice , pour être maintenu ou établi dans la pro-priété d'un héritage, ou dans la jouissance d’unBénéfice. Une demande au pétitoire. Demandeurau pétitoire. On dit, CpTUn homme a gagne sonprocès au pétitoire, pour dire, que L’arrêt Tadéclaré légitime propriétaire de l’héritage enquestion. L’Ordonnance défend de juger con-jointement le pétitoire et le possess'ùire.
PETON, s. masc. Mot diminutif, pour dire,Un petit pied. Voilà de jolis petons. Il ne se ditque Des enfàns, ou en plaisanterie.
PÉTONCLE, s. f. Nom de plusieurs espècesde coquillages bivalves.
PÉTRÉE. adj. f. Il n’est d’usage que danscette phrase, L’Arabie pétrée.
PÉTRIFIANT, ANTE, adject. Qui pétrifie.Les sucs pétrifions. Fontaine pétrifiante.
PÉTRIFICATION, s. f. Effet naturel, parlequel des substances du règne animal ou végé-tal sont changées en pierres, en conservant tou-jours leur première forme.
Il signifie aussi, La chose même pétrifiée.Ainsi Ton dit, qu77 y a de belles pétrificationsdans le cabinet d’un curieux , pour dire, qu’ily a des choses pétrifiées très-rares.
PÉTRIFIER, v. a. Changer en pierre. Il y ades eaux gui pétrifient par succession de tempsles choses gu’on y jette. Suivant la Fable, latête de Meduse avyit la vertu de pétrifier ceuxgui la regardoient.
On dit figurément, Tl est resté pétrifié , pour ;dire, Tl est resté immobile d’étonnement.
On dit figurément et familièrement, Cettenouvelle m’a pétrifié, pour dire, M’a causé unextrême étonnement.
Pétrifie, ée. participe. Bois pétrifie. Ospétrifiés. Coguilles pétrifiées.
PÉTRIN, subst. masc. Coffre dans lequel onpétrit et on serre le pain. On l’appelle autre-ment Huche. Acheter un pétrin. Vendre unpetriii.
On dit proverbialement, Il est dans le pé-trin , pour dire, Il est dans l’embarras.
PÉTRIR, v. a. Détremper de la fariae avecde l’eau, la mêler, la remuer, et en faire de lapâte. Pétrir du pain. Pétrir un gâteau. Ce bou-langer pétrit bien sa pâte, pétrit bien son pain,et absolument, pétrit bien.
Pétri, ie. participe.
On dit figurément et familièrement, d’Unhomme colère et impétueux, que C’est unhomme tout pétri de salpêtre ; et d’Un hommenaturellement bon, qu’il est pétri de bonté. Ondit de même qu 'Un homme est tout pétri d’or-
PEU
gueil , et qu’Une fùmme est toute pétrie degrâces.
PETROLE, s. m. Bitume liquide et noir quise trouve dans le sein de la terre. Huile de pê-itrole.i
PETTO. ( IN PETTO. ) Expression empmn-tée de l’Italien, qui signifie,Dans l’intérieur ducœur, en secret. Le Pape a fait deux CardinHaitx , et en a réservé un in petto.
PÉTULAMMENT. adv. D’une manière pé-tulante.
PÉTULANCE, s. f. Qualité de celui qui estpétulant. Avoir beaucoup de pétulance. Parleravec beaucoup de pétulance .
PÉTULANT, ANTE. adj. Vif, impétueuxet brusque, qui a peine à se contenir. 7Z est fort.pétulant. Il est d'un naturel pétulant.
PETUN. s. m. Voyez Tabac.
On ne se sert guère du mot de Petun dansle discours ordinaire, si ce n’est par une espècede dénigrement, comme dans cette phrase,C'est un preneur de petun. On dit ordinaire-ment Tabac . Prendre du tabac.
PETUNER. v. n. Prendre du tabac en fu-mée. Ils n’ont fait gue petuner toute la nuit.
PÉTUNSÉ. s. m. Pierre que les Chinois em-ploient pour faire la porcelaine. Ce mot est em-prunté du Chinois.
PEU
PEU. adv. de quantité. U est opposé à Beau-*coup. Etre peu sensible à l’intérêt. Manger peu.Dépenser peu. Parler peu , fort peu. Avoir ptude bien , très-peu de bien. Il arrivera dans peude temps, dans peu de jours. Je vous dirai enpeu de mots. Cela est de peu de conséguence ,de peu d’importance. Peu s’en est fallu gu’il nese soit tué. Peu de gens négligent leurs intéi'êts.
On dit proverbialement, À grands Sei-gneurs peu de paroles, pour dire, qu’il fautleur expliquer en fort peu de mois ce quonveut leur faire entendre.
Quand on veut donner à entendre qu’on nedoit pas faire cas d’une chose, d’une personne ion dit, que C'est peu de chose. C’est peu dechose gue cela, Ç’est peu de chose gue cethomme-là.
On dit d’Un petit obstacle, d’un petit re-tard : Peu de chose arrête encore. Cela tient àpeu de chose. IL faudra peu de chose. Il s’enfaut peu de chose gue cela 71 aille.
Oïl dit figurément et-familièrement d’Urihomme qui contribue foiblement au bien-êtrecommun, ou à la conversation, à 1 amuse-ment, qu’/i met peu de chose, qu’il met peupour son compte , qu'il met peu dans le com-jmcrce de la vie.
On dit aussi familièrement, pour ^marquerla foiblessc et la misère de la condition hu-maine, que C’est peu de chose gue de nous.
On dit proverbialement, Paix et peu,’ pourdire, que Des biens modiques qu’on possèdeen assurance et en paix, sont préférables à derandes richesses qu’on ne possédèrent qu’aveccrainte, et avec beaucoup de démêlés et deprocès.