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Cn dit aussi proverbialement. Peu et bon,pour dire, qu’On se contente de peu, pourvuqu’il soit ]>on.
On dit encore proverbialement , Peu ouprou, ni peu ni prou, pour dire, Peu ou beau-coup, ni peu ni beaucoup. Donncz-m cn peuou prou. Je n’en ai ni peu ni prou. On 'ditaussi, Peu ou point, poux* dire,Presque point ;et, Ni peu ni point, pour dire, Point du tout.J.l a peu ou point de santé. Il n’a d’esprit ni peuni point. Il est familier. On dit encore, Si peuque rien , si peu que ce n’est pas la peine d’enparler, pour dire, Presque point. Il a encorela fièvre, mais si peu que rien.
Peu, est aussi substantif. Le peu que j’ai
fait pour vous ne mérite pas . Le peu qui
me reste à vivre. Le peu que j’ai dit. Le peu decas qu’on en fait. Le peu de plaisir que j’yprends. Son peu de mérite. Votre peu d’assi-duité. Il vit du peu qj/il a. Excusez mon peude mémoire. J'attt'ibue cela au peu de soin quevous avez eu.
On 'dit ironiquement, Excusez du peu, àquelqu’un qui se plaint qu’on ne lui donne pasassez, quoiqu’on lui donne beaucoup. Il se ditaussi quelquefois ironiquement par celui memequi trouve qu’on lui donne trop.
Peu À peu. plirase adv. Lentement, par tinprogrès presque imperceptible. Les jours aug-mentent peu à peu. Peu à peu Von en viendraà bout. Les eaux s’écoulent peu à peu. Celavient peu à peu.
Dans peu. Façon de parler adverbiale etabrogée, pour dire, Dans peu de temps. Il ar-i ivera dans peu.
On dit familièrement, Il n’y en a pas pourpeu , pour dire , Il y en a beaucoup.
Pour peu que. Façon de parler qui se cons-truit avec le subjonctif en plusieurs sortes dephrases. Ainsi on dit, Pour peu que vous luien parliez , il le fera , pour dire , Si vous lui enparlez le moins du monde. Pour peu que vousen preniez soin, pour peu de soin que vous enpreniez , pour dire, Si vous en preniez lemoindre soin.
Peu, est aussi quelquefois Une manière deparler abrégée, pour signifier, Peu de cîiose.Se contenter depeu. Vivre depeu. Peu lui suffit.Se passer à peu. Se passer de peu. Il tient ciJ eu. h sc tient à peu:
Cm dit, qu’f/n homme est un homme depeu, pour dire, que C’est un homme de bassecondition, d une naissance obscure.
Si peu, aussi peu, trop peu. Façons deparler relatives et comparatives, dont on scsert en diverses phrases. Vous y serez si peu,aussi peu que vous voudrez , tant et si peunue vous voudrez. Vous en donnerez aussipeu qu'il vous plaira. Ce n’est pas la peinede s’y mettre pour si peu. Il a si peu de sens,
. Il a trop peu d’in.tcrêt à cela pour
s>et * mêler.
Un peu, tant soir peu. Façons de parlerdimiiiutives^ ponrdve, Peu, très-peu. Atten-
un peu. Attendez tant soit peu. Mettez-cn- int soit peu. Donnez-moi un peu de pain.
Tome II,
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Ayez un peu de patience. Attendez encore unpeu.
A peu près, À peu de chose près. Façonsde parler adverbiales, pour dire, Presque.environ. /Zs sont à peu près de même âge.Ces deux étoffes-là sont de même prix , « peude chose près. Il s’emploie aussi substantive-ment. L’à peu près suffit dans les choses quin’i'xîqent pas la plus grande précision .
PEUPLADE, s. f..collectif. Multitude d’ha-hitans qui passent d’un Pays dans un autrepour le peupler. Envoyer une peuplade danun Pays. Les différentes peuplades qui ont été envoyées dans l’Amérique , dansleslndes. On dit,Faire une peuplade en un Pays , pour dire, Yenvoyer, y établir une peuplade, une colonie.
PEUPLE, s. m. collectif. Multitude d’hom-mes d’un même Pays, qui vivent sous lesmêmes lois. Le peuple Juif. Lepeuple dJIsracl.Le peuple Hébreu a été appelé le peuple deDieu . Le peuple Romain. Les peuples Septen-trionaux. Les peuples d’Orient. Les peuplesAsiatiques. Les peuples du Nord , etc. Tous lespeuples de la terre.
Peuple, se prend quelquefois pour' Unemultitude d’hommes qui sont d'une mémoreligion, soit qu’ils soient du même Pays ounon. Ainsi en parlant des Juifs, on dit, queLe peuple Juif est dispersé par toute la terre.
En parlant à uii Prince de ses Sujets, onlui dit, Vos peuplesvotre peuple , non pourexprimer que le peuple est sa propriété, maisqu’il est l’objet de ses soins.
Il se dit aussi d’Une multitude d’habitansqui vivent ou dans une même ville, ou dansun même bourg ou village. Il y a beaucoupde peuple dans Paris . Tout le peuple du bourg ,du village, accourut. j
U se prend aussi quelquefois pour La par- 'tic la moins notable d’entre les babitans d’unemême ville, d’un même Pays. Il y eut quelqueémotion parmi le peuple. La plupart du temps, ■le peuple ne sait ce qu’il veut. Il n’y avoit que .du peuple à la promenade. En ce même sens jon dit : Le menu peuple. Le bas peuple. Le ■petit peuple. Un homme de la lie du peuple.
Le mot de Peuple s’emploie en diversesphrases, dont plusieurs appartiennent égale-ment h toutes les différentes significations quiont été marquées. C’est pourquoi on les metici toutes ensemble. Le Sénat et le peuple Ro-main. Les Tribuns du peuple. Ce Prince fitappelé le père du peuple. Exciter U peuple àla sédition. Se faire aimer du peuple. Gagnerles bonnes grâces du peuple. Avoir la faveur dupeuple. Un Prince qui a le cœur de ses peuples,l’affection de sespeuplcs, l’amour desespeuples.Soulager la misère du peuple, des peuples. Lepeuple lui donnoil mille bénédictions. Tenir lepeuple dans le devoir.
On dit communément, que La voix dupeuple est la voix de Dieu , pourdire, qu’Ordi-nairement le sentiment general est fondé surla vérité.
Quand on parle du Peuple comme d’unemultitude peu éclairée, et. souvent, passionnée,
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on lui attribue les defauts qui naissent de sacondition. L’inconstancedupeuple. L’impétuo-sité du peuple, etc.
Quand on parle de ce même Peuple commeformant une nation, ayant des droits et uneautorité collective, on exprime sa dignité pardes termes magnifiques. La grandeur , la ma-jesté du Peuple Romain, du Peuple Anglais ,du Peuple François.
Peuple, devient adjectif dans quelques ac-ceptions rares. Les autres Princes avoient l’airpeuple auprès de lui, .c’est-à-dire, vulgaire.
. Peuple, signifie aussi, Du petit poissonqu’on inet dans un étang pour le peupler, il ya peu de poisson dans cet étang, il y fautmettre du peuple.
Peuple, signifie aussi, Les rejetons ou talles(jui viennent au pied des arbres et des plantesbulbeuses.
PEUPLER, v. a.ÉiablirunemuItituded'ba-bitans en quelque Pays, en quelque endroit.Romulus, après avoir fondé Rome, la peuplade gens ramassés sans choix. Peupler un Paysabandonné, une île déserte.
Il signifie aussi, Remplir un lieu d’habitanspar la voie de la génération. Les premiers hom-mes qui peuplèrent l’Europe et l’Afrique aprèsle déluge.
E11 ce sens, il est aussi neutre. Toutes les na-tions ne peuplent pas également. On dit, qa’Uîi,Pays se peuple, Quand la population y aug-mente.
Peupler, se dit aussi tant à l'actif qu’auneutre, en parlant De divers animaux. Ainsi ondit à l’actif, Peupler un étang de poissons,'peupler un colombier de pigeons , pour dire,Mettre beaucoup de petits poissons dans unétang, mettre beaucoup de pigeons dans uncolombier ; et dans le même sens, Peupler unegarenne, pour due,'Y mettre des lapins. Peu-pler un pays de gibier. Et on dit au neutre,qu’il n’y a point de poisson qui peuple autantque la carpe, qu’il n’y a point d’animaux quipeuplent tant que les lapins , pourdire, qu’iln’y a point de poissons, point d’animaux qt:tmultiplient davantage.
Peuplé, ée. participe.
Il est aussi adjectif ; et dans Cette acceptionl’on dit, qu’t/n Pays est foi t peuple, pour dire,qu’li y a une grande quantité dhabitans. UneProvince fort peupléè.
PEUPLIER , s. m. Arbre fort haut qui croîtdans les lieux humides et marécageux. On endistingue de plusieurs espèces : Le peuplierblanc , le peuplier uoir , et le Ivemble, qui tstune espèce de peuplier j le peuplier d’Italie,qui est très-droit ; le peuplier de Caroline, eu:.L’écorce du peuplier blanc s’emploie contre lasciatique et la brulure. Le peuplier noir pousseau printemps une espèce de boulons remplisd’un suc jaune,qu’on appelle Fèrur du Peuple ,ou Peuplier. Ils sont rafraichissans* émolliens ,et propres à calmer les douleurs, étant appli-qués extérieurement.
PEUR. s. f. Crainte, frayeur, mouvementpar lequel l’àme est excitée à éviter un üîret
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