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Tome second. L - Z.
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nimées qui soutienuent quelque chose de pe-sant. Le cheval cjui le portoit. Un mulet quiporte cinq cents pesant. Des colonnes qui por-tent une galerie . Une rivière qui porte de grands,bateaux. Un -vaisseau qui porte cinq centshommes d'équipage, et des vivres pour swmois.

On dit, qu’ Une rivière porte bateau , politdire, qu’fille est navigable.

On dit, que Du vin porte bien Tenu, pour.lire, qu'Encore qu’on y moue de l’eau, on nelaisse pas de sentir la force du vin; et, qu7lr.e porte pas Veau , pour dire, qu’il a peu deJorce, peu de sève, et que pour peu qu’on ymette d’eau, il n’a presque plus de saveur.

Porter, signifie aussi simplement, Avoirsur soi, tenir à la main, sans égard à la pesan-teur de la chose. Il ne porte jamais d’argentsur lui. Il porte toujouts quelque livre dans sapoche. Porter un bouquet à la main. Porta* uncierge à la procession.

Porter , se dit encore De tout ce qu’on asur soi, comme servant à l’habillement, à laparure. Porter des habits brodés. Porter un ha-bit tout uni. C'est un habit qui n’a jamais étéporté. Porter du veloursi, du satin. Porter dudrap. Porter le deuil. Porter la haire, Porter laperruque. Porter perruque. Porter ses cheveux.Porter des pierreries. Porter un collier de per-les. Porter une bague au doigt. Il se dit aussiDe ce qui sert Ma défense et A marquer la pro-fession, l’état. Porter des pistolets: Porter uneépée. Dans l’Infanterie , les pi qui ers portoientla cuirasse et le pot en tète. Porter une écharpe.Porter des plumes à son chapeau. Porter lemousquet. Il a long-temps porté les armes sousun tel Prince, au service d'un tel Prince. Por-ter Vépée, la soutane, la robe. Porte?- le petitcollet. Porter le surplis, Vaunmsse. Porter lefroc. Porter chape.

On le dit de même De ce qui marque ladignité. Les quatre grands Officiers de l'Ordredu Saint-Esprit portent le cordon bleu, commeles Chevaliers .

On dit figurément et familièrement, Porterchape, en attendant quelqu'un , pour dire, Etreforcé de se promener en long-et en large pen-dant qu’il s? fait attendre. Et l’on dit familiè-rement aussi De deux hommes de même taille,qu'ils pourraient porter chape ensemble* Voy.Chape.

On dit familièrement, Un homme portantbarbe, pour dire, Du homme qui a de la barbe,un homme fait

Cndit, Porter la robe , porter la queue,pour dire-, Porter la queue d’une robe. Son la-quais lui pcu'loit la robe..

On dit, qn’Un homme n porté les chausses ,pour dire, qu’il a été page qu’/l a porté lescouleurs , les hvrées, poux dire, qu’il a été la-quais. Et on dit, Porter les couleurs d’unefemme , pour dire. Porter dans son ajustement■des couiturs semblables A celle, qu’elle affec-tionne le plus.

On clit populairement et fièrement, qa’Unefamae porle le kcut de chausses, perte les

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chausses, porte la culotte, pour dire, qu’Elleest plus maîtresse dans sa maison que sonmari.

En parlant d’Uncoup, d’une blessure, ondit, En porter les marques, pour dire, Enavoir encore les marques sur le corps. 0

Porter , se dit aussi Des différentes maniè-res de tenir son corps-, sa tête, ses bras, etc.et de tout ce qui regarde la contenance et legeste. Porter la tête haute. Porter les pieden dehors. Porter bien ses bras en dansant.Porter le bras en écharpe.

Il se dit en ce sens Des animaux, et princi-palement des chevaux et des chiens. Un chevalqui porte bien sa tête. Les chevaux Tartares portent ordinaii'ement le nez au vent. Ils por-tent au vent. Un chien qui porte bien sesoreilles. Ce chien porte bas l’oreille.

On dit familièrement, qn’Un homme leporte haut, pour dire, qu’il se prétend degrande qualité, ou qu’il se prévaut de l’avan-tage que sou rang, sa dignité, ses richesses, sacapacité, lui donnent.

On dit familièrement, qu’£7n homme portela mine d’avoir fait une chose, pour dire,qu’Cn juge cela à sa mine, à son air. Il ; est dustyle familier. On dit de même, II, porte toutlair d’un franc maraud.

Porter, se dit encore dans la significationde Pousser, étendre, faire aller, conduire. Ilfaut porter ce mur jusque-là. Jl faut le porterencore plus loin. Un arbre qui porte sa têtejusque dans les nues. Ce Prince a porté sesarmes jusque dans le cœur dit Pays ennemi.Des tuyaux qui portent Veau , dans un jardin,dans une cour, dans une cuisine , dans un ré-servoir.

.Cn dit figurément : Porter au loin la. ter-reur de scs armes, son nom et sa gloire. Porterson ambition , ses espérances, porter ses désirsjusqu’aux plus grandes choses. C'est porter lavengeunce , le ressentiment trop loin. On nepeut pas porter le scrupule plus loin. Il a portéla dignité, l’autorité de la Magistrature, à unhaut: degré.

On cfil encore, Porter la terreur ,* la confu-sion partout, pour dire, Causer, donner dela terreur, répandre le désordre partout. Ondit dans le même sens, Porter la guerre dansun Pays. Et on dit, Porter bonheur, portermalheur, porter guignon, pour dire, Influersur le bonheur ou le malheur de quelqu’un.Le dernier est du style familier.

On dit, Porter la main à l'épée, vorter lamain au chapeau, pour dire, Etendre sa mainpour tirer lepce, ou pour ôter son chapeau.

On dit, Porter un coup é quelqu'un,.pouroire, Pousser., adresser un coup à quelqu’un.Us lui portèrent plusieurs coups, mais il lespara tous. Porter un coup d’épée. Porter unebotte.

On dit figurénrciit.d’Une personne de consi-dération., de mérite, que Tout ce qu'il dit portecoup, que toutes ses paroles portent coup - .soitpour, dire., -qu’il ne dit rien qui ne fasse unegrande impression, par la déférence qu’on a

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pour lui ; soit pour dire, qu’il place toujours àpropos ce qu’il dit.

On- dit aussi, qu Une chose porte coup ,pourdire, qu On en tire quelque conséquence im-portante , qu elle produit quelque effet consi-dérable.

Ou dit encore, qu77ne chose porte coup,‘pour dire, qu’Elle nuit. iSes plaisanteries por-tent coup. Cette entreprise a porte coup à S afortune. Ce chagrin porta coup à sa santé.

On dit, qu’Un fusil porte bien son plomb,pour dire, que Quand on le tire, toîu le menuplomb qui y est ne s’écarte point trop, et qu’ilest poussé droit au but.

On dit encore, Porter ses regards , porter savue en quelque endroit , pour dire, Regarder,adresser ses regards, les fixer, les arrêter enquelque endroit. Quelque part que je porte la

-vue, je vois .Et l’on dit figurément, Porter

ses vues bien haut , pour dire, Former degrands desseins; et, Porter ces vues bien loin,pour dire, Prévenir de loin les choses à venir,les prévoir.

On dit, Portasses pas en quelquelieu , pourdire, S’y transporter. Où poitez-vous vos pus?

On dit, Porter la santé de quelqu’un, por-ter une santé, pour dire, Boire à la santé dequelqu’un, en s’adressant à un autre.pour l’in-viter à en faire autant. À la fin du repas onporta les santés.

On dit familièrement, qu 'Un homme n’apas porté santé depuis sa disgrâce , depuis sachute , pour dire, que Depuis ces accidens iln’a point eu de santé.

Porter, signifie encore, Être étendu enlongueur. Cette poutre porte trente pieds. Celtepièce de drap doit.porter vingt aimes. Cettetenture porte dix-huit aunes de cours.

Porter, signifie aussi, Produire; et il se ditDe la terre, des arbresetc. C’est un Pays quiporte de bons fruits. Des terres qui portent dufroment. Uîi arbre qui porte de beaux fruits.L’arbre qui porte la noix muscade.

On dit, qu’fhie somme porte, intérêt, pourdire, qu’Elle produit intérêt.

On dit absolument,-qu’l/u billet a portéou n’a pas porté, pour dire, qu’il a gagné oun’a pas-gngné. On dit aussi activement., qu 'Unbillet a porté telle, somme.

Porter, se diç aussi Qes-feinmes, et des fe-melles des animaux. Les femmes portent ordi-nairement leurs enfans neuf mois. Porter unenfant à terme. L'enfant qu’elle porte. Les ca--vales portent onze.mois.

PoRTEn, signifie encore, Souffrir, endurer.Il porte impatiemment sa disgrâce. Il a porté-son malhew *, son ajfAction en homme de cou-rage. Il en portera la peine. Il en portera lafolle.enchère.

On dit proverbialement et populairementd’ün homme qui a étc battu par un autre,qu7l a été le plus fort , qu’il a porté les coups.

On dit proverbialement et figurément dans,le langage de l’Écriture, Porter tout le poidsdu jour et de la. chidcur , pour dire.. Endurertoute la fatigue, toute la peine.