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soit étant assis, soit en marchant, et qu’ilspassent les premiers aux portes, meme en re •conduisant.
On dit proverbialement, Prendre toujoursle haut bout, pour, Choisir la place la plusconsidérablej et, Prendre le haut ton, le pren.dre sur le haut ton, le prendre très-haut,pour,Parler avec fierté.
On dit figurément, Prendre le dessus, d’Unhomme dont la santé, les affaires, etc. com-mencent à se rétablir. Il a été long-temps ma-lade, mais il commence à prendre le dessus. Sesaffaires ont été long-temps dérangées, mais ilcommence à prendre le dessus.
Prendre congé de guelgu’un, signifie, Direadieu à quelqu’un en le quittant.
Et on dit absolument, Prendre congé,pour dire, Se faire présenter au Roi avaut quede partir.
En termes de Marine, on dit, Prendre levent , jiour dire, Tendre les voiles, les présen-ter au vent de la façon 3a plus avantageuse. Ondit aussi, Prendre terre., prendre port en quel-(fue terre, pour dire, Y aborder, y débarquer.On prit terre au Cap de Bonne-Espérance . Etl’on dit, Prendre la haute mer, pour dire, S’é-loigner du rivage, sc mettre en haute mer. Cndit dans le même sens, Prendre le large : et ff-gurément et familièrement, Prendre le large ,signifie, S’enfuir.
On dit encore en termes de Marine, Prendrela hauteur du soleil , pour dire, Observer avecun instrument, principalement à l'heure demidi, l’élévation du soleil au-dessus de l’ho-rizon; et absolument, Prendre hauteur, pour,Observer par le moyen du soleil ou d’une étoilefixe, le degré de latitude du lieu ou 1 on est.
Prendre, s’emploie encore en plusieurs au-tres phrases, où il a diverses acceptions. Ainsil’on dit en faisant une narration, Il faut pren-dre la chose de plus haut, pour dire, Il fautcommencer par raconter les choses qui ont pré-cédé.
On dit aussi, qu’Une rivière prend sa sourceen certain lieu , pour, qu’Elle commence à cou-ler de ce lieu-là. La Garonne prend sa sourcedans les Monts Pyrénées.
On dit familièrement, Prenez que, prenonsque, pour Supposez, supposons que. Prenonsguc telle chose arrive. Prenez que je n aie riendit
On dit aussi ,Prendre sur sa nourriture, sursa dépense , sur son nécessaire , etc. pour dire,Retrancher de sa nourriture, de sa dépense,etc. pour employer à une autre chose. Il prendsur son nécessaire pour donner aux pauvres*
Qn dit dans le même sens, Prendre sur son
s cnimeil.
On dit, Prendre quelque chose sur soi, pourEu répondre, s’en charger. Ne vous in-ymetez point de Vévénement de cette affaire , jeP r cnds cela sur moi. I
Ou dit, qu 'Un homme prend trop sur lui,pour dire, qu’il travaille trop, qu’il ne se faitP as assez aider.
On dit aussi, qu’Une personne prend beau-
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coup sur elle, pour dire, qu’Elle se relient,qu’elle sc fait violence, quelle se contraint. Ceïhomme êtoit très-colère, il faut qu'il ait bienpris sur lui, pour être d’un commerce aussidoux. J’étois outré , j’ai pris sur moi, pour ner,en répondre.
On dit, Prendre la fuite, pour dire, S’en-fuir ; et familièrement, Prendre la clef deschamps, pour dire, S’enfuir, se sauver.
On dit, qu’Un homme prend son escousse,pour dire, qu’Jl se donne un certain mouve-ment du corps en courant, pour s’élancer en-suite avec plus de force. Il a pris son escousse.Il a sauté le fossé sans prendre son escousse.
Et. dans le même sens on dit mieux, Prendreson élan, pour, S’élancer.
On dit, Prendre un expédient, pour dire,Choisir un moyen, un expédient pour termi-ner une affaire. Il faut prendre quel.jue expé-dient. C’est le meilleur expédient que nous puis-sions prendre pour votre affaire.
Prendre le change, en termes de Chasse, sedît Des chiens, lorsqu’ils quittent la bète quiest lancée, et qu’on appelle la bute de meute,pour en courir une autre.
On dit figurém. Prendre le change sur unobjet, dans une affaire, pour, Sc tromper surun obj.t, dans une affaire; et, L'aire prendre,le chance à quelqu'un sur ses intérêts, pourdire, Le tromper, l’induire en erreur.
On dit, Prendre la grande main dans uneaffaire, pour, Y prendre la principale autorité,en prendre la direction. Voyez Main.
Pren dre pied, se dit De ceux qui, ayant nagé,touchent au fond avec les pieds. Après avoirnaqê long-temps , il a pris pied au bord de larivière. Il a été un quart d'heure sans pouvoirprendre pied.
On dit figurément, Prendre pied sur quelquechose, pour dire, Se fonder sur quelque chose jpour en tirer avantage, ou pour se régler par- jlà. S'il prend pied sur ce quon lui a dit, il îa tort.
Prendre pied sur les actions de quelqu’un.C’est vouloir l’imiter, comme pour s’égaler àlui, ou simplement^pour s’autoriser par sonexemple. Un petit Gentilhomme ne doit pasprendre pied sur les manières, sur le train , surla dépense d’un Prince , d'un Seiqncitr.
Prendre pied , s’emploie encore familière-ment, pour dire, Se régler sur quelque chosecomme si elle devoit continuer. Il ne faut pasprendre pied sur les premières faveurs de lafortune. Celte façon de parler, et celles des deuxarticles précédens, sont de peu d’usage.
On dit proverbialement, Prendre quelqu'unau pied levé, pour dire, Vouloir obliger quel-qu’un à faire* quelque chose sur-le-champ, etsms lui dernier le temps de se reconnoilre.Cous me prenez bien au pied levé.
On dit, Prendre quelqu'un au saut du lit,pour dire. L’aller trouver dès le matin, afin dene le pas manquer.
On dit«, Prendre exemple sur quelqu’un ,pour dire, Se régler sur ses actions, sur sa con-duite, etc. _ ^
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Prendre m'.s, p endre conseil, C'est Consulterquelqu'un, lui demander conseil, pour sc ré-soudre sur quelque affaire. J’ai pris conseild'un habile homme.
Et on dît, Prendre les avis, pour dire, Re-cueillir les avis.
Prendre intérêt, prendre part à une chose,C’est s’y intéresser, y avoir part, y participer.Je ne puis m'empêcher de prendre beaucoup depart à tout c? qui vous regarde. *
. On dit aussi dans le même sens, Prendreintérêt, prendre de l’intérêt, prendre quelqueinteret à une personne. Prenez-vous queUpieintérêt à cef /;omme-Id?
On dit, Prendre un intérêt dans une entre-prise, pour dire, Contribuer de ses fonds ù un*cnt’ÿ prise, dont on partagera le profit‘ou laperte.
On dit aussi, Prendre de la peine, pourdire, Faire des efforts, travailler avec soin.
Prendre haleine, pour dire, Respirer, sus-pendre un moment son discours, son ouvrage;Prenons un peu haleine.
Prendre Vair, C'est sortir d’un lieu ou l’onétoit enfermé, pour aller dans quelque endroitdécouvert, comme dans une cour, dans unjardin, etc.
Il se dit par extension, De ceux qui vontpasser quelques jours à la campagne. Il est alléprendre Vair à sa maison de campagne. Et,Prendre un peu d’air, C’est faire entrer unnouvel air dans un lieu renfermé. Ouvrez unefenêtre, pour prendre un peu d'air.
On dit, qu’Un homme prend des airs, prendde certains airs, pour dire, qu’il a des ma-nières, un ton, qui ne conviennent ni à sanaissance , ni à son état.
On dit, Prendre feu, pour dire, S’allumer,s’enflammer. Lesétoupes prennent feu aisément.L'eau-de-vie, l'esprit-de-vin, prennent feu enun moment. Tl sedit particulièrement Des armesh feu. Ce pistolet a pris feu lorsqu'on y pensoille moins. Le fusil n’a pas pris feu. On dit aussidans le même sens, Le fusil n'a pas pris , l'a-morce n'a pas pris.
On dit figurément, Prendre feu, pour, S’a-nimer, s’échauffer, montrer de Ja vivacité, nela colère. Cet homme prend feu pour un mot ;il prend feu comme un tonneau de poudre. Cethomme est fort violent , il prend feu pourrien. •
On dit figurément et familièrement u’Unearme à feu, qu Elle a pris un rat, Quand ellen a pas pris feu. Il voulut tirer, mais son pis-tolet prit un rat. Il se dit aussi pour signifier,Manquer son entreprise. Nous n'avons prisqu’un rat.
Cn dit, que Le feu a pris « une maison, àun magasin.
On dit familièrement, Prendre la mouche,prendre la chèvre , pour dire, Sc fâcher, s'irritertout à coup, sang beaucoup de sujet, mal àpropos.
On dit, Prendre plaisir à quelque chose , yprendre son plaisir, pour dire, S’y plaire.
On dit, Prendre le plaisir de la chasse, de
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