HORLOGERIE.
HORLOGERIE.
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sant mouvoir à l'aide d’une vis) la position du centred’oscillation, ainsi que nous l’avons déjà dit, et par suitelalongueur du pendule simple qui oscille dans le mêmetemps que le pendule composé. Son effet, pour dimi-nuer la longueur du pendule, sera très-grand, d’après laformule donnée plus haut, s’il est très-éloigné ducentre de gravité primitif du système, de manière àdiminuer beaucoup la valeur de a, sans toutefois êtretout à fait rapproché de l’axe de suspension, ce quiannulerait la valeur de k 2 qui lui est propre.
M. Prony avait proposé d'adapter à la partie supé-rieure du pendule une barre portant deux boules,pouvant tourner autour de la ligne médiane de ce pen -dule et permettant, par les positions variables qu'onpeut lui faire prendre par rapport au plan d’oscillation,d’arriver également à un règlement très-précis.
construction du tendule. — Le pendule deshorloges se compose d’une lentille plate (forme préfé-rable à la forme sphérique pour surmonti r la résistancede l'air) suspendue par une tige. La suspension a lieude deux manières. Dans la plupart des horloges, unpeu anciennes, le pendule repose sur un plan très-dur,par l’arête d’un couteau, comme dans les balances.
Un autre système, exécuté pour la première fois enFrance par Julien Leroy, prévient les inconvénientsqui peuvent résulter de l'oxydation du couteau.Le pendule est terminé à sa partie supérieure parune double lame (pour éviter toute torsion) plate etmince d’acier, située dans un plan perpendiculaire auplan de vibration. Cette lame est serrée à sa partie su-périeure entre deux couteaux qu’on peut rapprocher àvolonté à l’aide de vis. *
Cette disposition fournit une ressource nouvellepour régler exactement la longueur du pendule. Eneffet, la durée de l’oscillation variant avec la longueurdu pendule, une horloge se réglera en faisant variercelui-ci; ce qui s’obtient en remontant, ou en descen-dant, soit le point de suspension, soit la lentille sursa tige, à l’aide de vis micrométriques pour pouvoirapprécier des variations minimes. On remonte le pen-dule quand l’horloge retarde, pour diminuer le tempsde l’oscillation; on opère inversement si elle avance.
Le grand avantage de cette disposition n’est passeulement, par suite de la grande élasticité de la lame,de permettre au pendule d’osciller sans entraves etsans perte de force motrice , mais surtout de contri-buer puissamment à assurer l'isochronisme des oscil-lations.
En effet, l'isochronisme résultant de ce qu’aux plusgrandes amplitudes la vitesse du pendule est plusgrande qu’aux petites, il est évident que cet effet seraaccru par la résistance du ressort de dimensions conve-nables qui croît rapidement avec les amplitudes, etqui, s'ajoutant à l’action de la pesanteur, tendra à di-minuer le temps des oscillations.
M. Laugier, d’après cette considération, déterminepar expérience le poids de la lentille le plus convenableà l'isochronisme, pour une résistance du ressort et unelongueur de pendule, au lieu de le laisser arbitrairecomme oh le fait trop souvent en se contentant de luidonner un assez grand poids pour que la résistance del’air, qui croît comme le carré des dimensions quarlflle poids croît comme cube, ait peu d'influence pouramoindrir les oscillations.
Nous donnerons ici quelques passages du savant mé-moire de M. Laugier, pq^r faire apprécier l'importancede ce nouveau moyen d’assurer la perfection du pen-dule régulateur.
« L'horloge astronomique semble, dit-il, avoiratteint, de nos jours, le dernier degré de perfection ;les artistes consciencieux avoueront cependant qu’ils nesont pas toujours certains de réussir dans l'exécutionde ces machines délicates, et qu’après avoir pris lesC.
précautions les plus minutieuses, ils arrivent parfois àdes résultats qui laissent encore beaucoup à désirer :au contraire, il n’est pas rare de rencontrer des pen-dules médiocrement exécutées qui offrent dans leurmarche mie précision tout à fait extraordinaire. Cessingulières anomalies sont attribuées à «les compensa-tions qui se produisent accidentellement entre le régula-teur, le rouage et le moteur, dans des circonstancesqui n’ont pas été suffisamment étudiées.
« Fartni les pièces qui composent une horloge, unedes plus importantes est celle qui sert à suspendre lependule; elle a sur son mouvement une influence im-médiate. Aussi, depuis l’époque où Huyghens appliquale pendule aux horloges, le mode de suspension a-t-ilété un sujet d'études pour les astronomes et les artistes.Dès ses premiers essais, Huyghens s’était aperçu queles oscillations du pendule n'étaient pas isochrones, desorte qu’une diminution dans la force motrice, en ren-dant l’amplitude plus petite, faisait avancer l’horloge.Pour obvier à cet inconvénient, il imagina le pendulecycloïdal, qui offre dans la pratique des difficultés qui,malheureusement,'n’ont pas été surmontées. Il a doncété abandonné. On imagina ensuite les suspensions aressort et à couteau.
« L’idée de faire concourir le ressort de suspension àl’isochronisme des oscillations du pendule n’est pasnouvelle : elle se trouve exposée avec quelques détailsclans ÏHistoire de la mesure du temps par FerdinandBerthoud ; mais on n’a pas fait jusqu’ici d’expériencesconcluantes pour en démontrer l’efficacité. FerdinandBerthoud lui-même ne paraît pas avoir attaché unegrande importance à cette idée, car il employait habi-tuellement la suspension à couteau, et, dans son Essaisur VHorlogerie, il rejette la suspension à ressort commedéfectueuse et comme laissant au mouvement du pen-dule moins de liberté que la suspension à couteau.
« Guillaume Clément, horloger de Londres , auteurde plusieurs perfectionnements importants, paraît avoiremployé le premier la suspension à ressort; il recher-cha toujours les ressorts les plus flexibles, afin delaisser au mouvement du pendule le plus de liberté pos-sible. Cette flexibilité est encore aujourd’hui recom-mandée par les horlogers, et, pour l’obtenir, ils donnentau ressort de suspension une assez grande longueur;son action est cependant d’autant plus sensible que salongueur est plus petite, et cette seule considérationaurait dû faire sortir de la voie ordinaire ceux qui pré-conisaient la suspension à ressort, à cause de l’influencememe de ce mode de suspension snv le mouvement dupendule. Si l’on réfléchit à la manière dont s’exécute lemouvement du pendule, on voit que deux effets dis-tincts concourent à son isochronisme i le premier tientà la flexion du ressort qui, à chaque instant, diminued’autant plus la longueur du pendule, qu’il s’écarte da-vantage de la verticale; le second, qui paraît être leplus considérable, est causé par la résistance du res-sort; il ajoute à l’intensité de la pesanteur un termevariable avec l’amplitude et augmentant sans cesse avecelle. Ce terme diminue toujours la durée des oscilla-tions et a d’autant plus d’influence que l’amplitude estplus considérable; on conçoit, d’après cela, qu’en choi-sissant convenablement le ressort de suspension, cedouble effet, dû à sa flexion et à sa résistance, puisseen chaque point de l’arc décrit par le centre de gravitédu pendule être égal à la différence qui ordinairementse manifeste entre les durées des oscillations suivantl’amplit..de •: en d’autres termes, on conçoit que cedouble effet puisse vaiier de manière à rendre le pen-dule isochrone. Si la force du ressort est très-faiblerelativement au poids de la' lentille, les oscillations au-ront une durée moindre dans les petits arcs que dans lesgrands, comme il arrive ordinairement; mais si l’onaugmente la force du ressort, il peut se faire que la