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GELATINE .

GÉLATINE.

lin, dont le caractère particulier, consiste dans lécar-tement des fils de la trame, maintenus constamment àdes distances égales, par le serpentemcnt de deux filsde chaîne lun sur l'autre', qui nen présentent ensuitequun à lœil, et dont lensemble avec le fil de trameforme un tissu criblé de trons. (Voyez lin, soie).

GAZE MÉTALLIQUE. Toile en fil de métal, de ferou de cuivre, dont le tissu e>t plus ou moius serré, etqui est employée à la confection des lampes de sû-reté. On sen est aussi servi pour remplacer létaminedans les blutoirs à farine, etc., mais on y a actuelle-ment généralement renoncé.

GAZOMETRE . Réservoir servant à emmagasinerle gaz destiné à léclairage, au fur et à mesure de saproduction. (Voyez éclairage).

GELATINE . Nous avons vu, en parlant de la fabri-cation des COLLES-FORTES, que la gélatine peut sex-traire des os par deux procédés différents ; dans lun, lagélatine reste pour résidu, tandis que la partie calcaireest dissoute; dans lautre, au contraire, la gélatine estentraînée à létat de dissolution, et le squelette osseuxqui reste sert à fabriquer le noir anim al, comme nousle verrons plus tard.

Gélatine par les acides. Cette préparation consiste àdissoudre, au moyen de lacide hydro-chlorique, les selscalcaires contenus dans les os, et à mettre ainsi en li-berté la matière animale qui nest pas attaquée par cetacide étendu.

Les os sont à peu près composés de :

40 p. 400 de matières animales;

60 p. 400 de phosphate et de carbonate de chaux.

Dans les 60 p. 400 de sels calcaires, le phosphatede chaux entre pour les quatre cinquièmes, et le carbo-nate pour un cinquième seulement. Lacide dissout lecarbonate en dégageant de lacide carbonique, et trans-forme le phosphate neutre en bi-phosphate soluble ensemparant dune partie de sa base ; il y a formation dechlorure de calcium, et tous les sels sont ainsi dissous.

En pratique, tous les os ne sont pas également bonspour la préparation de la gélatine; les uns, par leurextrême cohésion, s'attaquent trop lentement; les au-tres ne donnent pas une proportion de gélatine suffi-sante pour couvrir les frais de lopération. Ainsi, tousles os quon appelle os gras 6ont abandonnés aux fabri -cants de noir animal ; voici ceux dont on fait surtoutusage :

4 0 Les cornillons de bœuf ou de vache . Ce sont les osqui garnissent lintérieur des cornes, leur porosité lesrend facilement attaquables par lacide hydro-chlorique,et ils donnent une proportion de gélatine plus considé-rable que tous les autres os ; le produit quon en retireest aussi de bonne qualité : ils valent à Paris de -i 4 à46 fr. les 400 kilogr. ;

2° Les caboches. Ce sont les os de la tête des bœufsou des chevaux : comme ils sont très minces ils satta-quent aussi res facilement et donnent une belle géla-tine. Il faut, avant de les employer, en séparer à coupsde hache les dents adhérentes à la mâchoire ; ces dentsemploieraient en pure perte de lacide hydro-chlorique.Le prix de ces os est de 8 fr. les 100 kilogr.

3° Les résidus des fabricants de boutons. Ces déchetssont des os plats et très minces dans lesquels on a dé-coupé les boutons; comme ils sont percés dun grandnombre de trous, on leur a donné le nom de dentelles;ces résidus donnent une gélatine très blanche et debonne qualité : on sen procure des quantités considéra-bles à Paris .

4° Les têtes ou caboches de moutons. Ces os donnentaussi une gélatine dune grande blancheur, mais moinsforte que celle des précédents et en plus faible propor-tion ; celte gélatine a en outre une tendance à devenirlaiteuse, aussi peu de fabricants emploient ces os, et

leur prix est très bas. Voilà à peu près les seules va-riétés qui soient employées.

Généralement on ne fait subir à ces os aucnn traite-ment préliminaire; il serait peut-être bon cependant, silon avait de leau en abondance, de les y plonger pen-dant quelque temps ; on en séparerait ainsi les matièresétrangères et ils seraient ensuite plus facilement atta-quables par lacide employé.

Il est rare quon les réduise en morceaux, et commeils renferment peu de graisse on se dispense le plus sou-vent den extraire cette matière. Quoi quil en soit,voici comment on procède à lamollissement de ces os.

Dans de grands cuviers en bois ou dans des bacs rec-tangulaires doublés en plomb, d'une capacité denviron2 mètres cubes, on met les os à traiter avec une quan-tité égale dacide hydro-chlorique à 23° Beaumé, étendude quatre fois son poids deau. Les os doivent toujoursêtre recouverts de 2 à 3 centimètres de liquide.

Les cuviers se fait cette première opération doi-vent, autant que possible, être à labri du soleil, car unetempérature éle\ée pourrait occasionner lattaque de lamatière animale elle-même.

Au bout de sept à huit jours lamollissement des osest complet; on les enlève avec une large écumoire entôle, pour les porter de suite dans les cuviers en bois ouon les lave à grande eau. Comme le bain acide nest passuffisamment épuisé par cette première immersion, on yajoute une nouvelle quantité dos égale à la première, etqui, en un jour ou deux, épuise complètement lacide:ces os sont alors enlevés et portés immédiatement dansun bain neuf ils restent comme les premiers, sept àhuit jours. Lopération se continue ainsi toute lauhée.

Cette manière dopérer pourrait être plus méthodiqueen changeant plus souvent les os de bains acides ; ondevrait également, si on le pouvait, laver avec plus desoin les os épuisés ; dans quelques usines on les exposeà laction dun courant deau, et même on les plongeensuite dans un bain deau de chaux pour saturer lesdernières traces dacide quils pourraient renfermerencore.

Les eaux acides sont vendues, lorsque les localitésle permettent, aux fabricants de phosphore qui en reti-rent le phosphate en dissolution. Ces mêmes eaux satu-rées par des eaux ammoniacales constituent un excellent engrais après leur évaporation.

Les os ramollis, après avoir été lavés à deux ou troisreprises, puis chaulés, sont exposés en plein air sur unsol pavé, ou mieux sur des filets à mailles solides etdisposés en rayons, ils se dessèchent ; cette dessicca-tion nest pas seulement nécessaire pour lemmagasi-nage, mais elle est aussi indispensable à la bonne qua-lité de la colle.

Pour convertir en gélatine ou colle-forte les os ramollis et desséchés, on les fait digérer dans de leaubouillante. Cette dissolution qui se fait dans des chau-dières en tôle ou en fonte, ne donne de bons produitspeu colorés, que si on a soin dopérer à une tempéra-ture à peine égale à 4 00°. Pour satisfaire à cette con-dition, on fait usage dans quelques fabriques de vaseschauffés au bain-marie. Ces appareils se composentdune chaudière en tôle munie dun double-fond souslequel on introduit, à laide dun entonnoir à robinet,leau qui doit recevoir laction directe du foyer et parson contact chauffer lappareil. Une soupape communi-quant avec lespace réservé entre les deux fonds, permetde régler à volonté la température du baiu deau chaude.Cette disposition évite les coups de feu qui peuvent,avec de simples chaudières, brûler leur fond et colorerles produits. Lemploi de chaudières à bascule chaufféespar un serpentin de vapeur serait probablement avanta-geux.

La dissolution deatine sobtient en ajoutant laquantité deau suffisante pour navoir quà chauffer sans