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IMPRESSION SUR ÉTOFFES.

IMPRESSION SUR ETOFFES.

resse, 100 à l'extrême humidité, et on divise en 100 par-ties égales la portion comprise entre ces deux pointsde l'arc sur lequel se meut laiguille.

Cet hygromètre sert à présager les changements detemps, et reproduit les mêmes indications quand lescirconstances redeviennent les mêmes. Pour en con-clure la quantité pondérable de vapeur deau contenuedans latmosphère, il faut avoir égard à la température,qui est donnée par un thermomètre dont linstrument estmuni, il faut en outre recourir a une table qui indiquela relation entre ces deux indications et le degré réel desaturation.

Dans lhygromètre de De lue, le cheveu est remplacépar une petite bande de baleine.

Les hygromètres les plus communs sont composésde cordes à hoyaux qui, pincées par un bout, portent àlautre un indicateur normal aux cordes. Les variationshygrométriques faisant tordre ou détordre ces cordespar suite du gonflement des filets membraneux dontelles sont composées, lindicateur tourne dans un sensou dans lautre. Ordinairement, la corde à boyau estsupportée horizontalement par un tube, et l'indicateur,qui tourne verticalement, représente le bras dune petitefigure qui se couvre ou se découvre àlapprochede la pluie.

I

ICHTYOCOLLE. Voyez colle dk poisson.

étoffes IMPERMEABLES (angl. waterproofcloth,ail. wasserdichte zeuge). Nous avons déjà parlé, à lar-ticle caoutchouc, des étoffes rendues imperméables aumoyen de lapplication dun enduit de caoutchouc, etconnues sous le nom détoffes macintosh ; ces étoffesétant également imperméables à leau et à lair empê-chent la transpiration de se répandre au dehors, desorte que lorsquon quitte un par-dessus de cette étoffe,on est en sueur et on court le risque dattraper desfraîcheurs. Pour parer à cet inconvénient on a cher-thé à rendre les étoffes imperméables à leau tout enles laissant perméables à l'air : tous les procédés em-ployés à cet égard consistent à les tremper dans unedissolution d acétate dalumine seul ou mélangé desavon, de colle de poisson, etc.

IMPRESSION SUR ÉTOFFES. On comprend sous'tette dénomination lart dimprimer ou de peindre méca-niquement tous les genres de tissus avec des couleursqui résistent au lavage à leau et au frottement.

Suivant lopinion de certains auteurs modernes, lartdimprimer les étoffes était déjà connu des peuples delantiquité. « Dans lInde on savait déjà du tempsdAlexandre, recouvrir les tissus de dessins diverse-ment colorés, et, suivant Hérodote (Livre I er ), les ha-bitants de la mer Caspienne imprimaient sur leurstements des figures de différents animaux à laide demordants, et de couleurs si solides quelles duraient au-tant que létoffe elle-même. » (Voir Girardin, 36 e leçonde chimie élémentaire ).

Strabon , rapporte que les Indiens portaient des toilesimprimées (Livre XV de India).

Toutefois, les peuples de lantiquité se bornaient àpeindre les étoffes blanches avec divers excipients, puisà les tremper dans un bain de teinture.

Nous rapporterons ici un curieux passage de Plineà ce sujet : « En Égypte , dit-il, on peint jusquauxhabillements, par un procédé merveilleux. Pour cela,ou emploie un tissu blanc sur lequel on applique, nonpoint des couleurs, mais des substances sur lesquellesmordent les couleurs. Les traits ainsi formés sur letissu ne se voient pas, mais, quand on l'a plongé dansla chaudière de teinture bouillante, on le retire aubout dun instant chargé de dessins ; et ce quil y a deplus remarquable, cest que, quoique la chaudière necontienne quune seule matière colorànte, le tissu prenddes nuances diverses, la teinte variant selon la naturede la substance qui simprégne de couleur : ces couleursne peuvent seffacer par leaa. Il est clair que si le tissuétait chargé de dessins coloriés quand il entre dans lachaudière, toutes les couleurs seraient brouillées quandon le retirerait. Ici toutes les couleurs se font par une

seule immersion ; et il y a en même temps coction etteinture. Le tissu modifié par cette opération est plussolide que sil ne la subissait pas. » (Pline, liv. XXXV,cliap. 61 du tome 20, édition de Panckoucke , 1833).

Les anciens nignoraient pas, siins doute, lart deprendre des empreintes; mais ils ne paraissent pasavoir employé de semblables procédés pour imprimerles étoffes.

Ce quil y a de certain et de bien positif, cest quen1730, on ne connaissait pas encore en France lart defabriquer les toiles de coton, peintes à linstar de cellesdes Indes , qui, depuis quelques années seulement,avaient été importées de ce pays et de la Perse, par lacompagnie des Indes. Pour sen convaincre, on peutconsulter à la Bibliothèque royale, salle des estam-pes , la riche collection des étoffes en usage, enFiance, pendant les années 1720 à 1730. On nytrouve que des étoffes de soie et de coton, dout lesdessins sont peints à la main, avec des couleurs terneset qui nont généralement aucune fixité. Ce ue fut réel-lement quà la fin de lannée 173ff.ou vers le commen-cement de lannée 1737, que Beaulieu, capitaine devaisseau, décrivit, pour la première fois, les procédésusités dans lInde pour fabriquer les toiles peintes.Il avait été chargé par Dufay, membre de lAcadé­ mie des sciences , de sinformer de tout ce qui était re-latif à la manière de peindre les toiles ; il fit peindreà Pondichéry , par un ouvrier intelligent, une piècedétoffe; il eut le soin de prendre, après chaque opéra-tion, un morceau de la pièce, qu'il a rapporté enFrance , avec des échantillons de toutes les matières quiavaient servi. Beaulieu répéta ces opérations dans lelaboratoire de Dufay; elles réussirent parfaitement. Cefuit est consigné dans un ouvrage fort intéressant, inti-tulé : Art de peindre et d'imprimer les toiles en. grand eten petit , par B... Paris , 1800; mais lhistoire ne nousdit pas si lu fabrication des indiennes fut exploitée alorsen grand.

En 1742, Le R. P. Cœurdoux Ht connaître de nou-veau, dans les Lettres édifiantes, tome 26, édit. 1711 ,les procédés employés alors par les Indiens pour faireles toiles peintes. Ce»procédés sont encore aujourdhui,à peu de chose près, ce quils étaient dans lamtiquité,et lon peut sen assurer, en cbmparant la descriptiondonnée par Pline lui-même, avec celle faite par les au-teurs modernes.

Voici, du reste, comment on procède aujourdhni;« Les moutchys (coloristes en toiles) de lInde utili-sent quelques minéraux impurs ou complexes qui ontbeaucoup dinfluence sur la fixité de leurs couleurs,et lanalyse de quelques-uns de ces minéraux a été trèsutile pour les bien apprécier. Ces habiles et patients