GLU.
GLUCOSE.
tare en chaume très épaisse ; I, une des portes d’entréesituée dans le corridor H G. On retire la glace à l’aided’un tonneau K suspendu à une corde J, qui passe surla poulie du palan M.
On remplit la glacière pendant les jours les plusfroids de l’hiver, soit avec de la glace, soit a son dé-faut avec de la neige bien tassée, et l’on arrose aussitôtaprès avec un peu d’eau glacée qui se congèle, et quien réunissant toute la glace en une seule masse empêchel’air de circuler aussi aisément dans son intérieur etretarde ainsi sa fusion. On recouvre la glace de paille,par dessus laquelle on mot des planches que l’on chargede pierres.
Aux Etats-Unis , pays où la glace forme mi articlede consommation très important, on élèvequelquefois lesglacières au-dessus du sol, en plein air, en les compo-sant de bâtiments en madriers à claire-voie, recouvertsde tous côtés de plusieurs couches de paille.
La Société d’encouragement pour l’industrie na-tionale a souvent proposé et maintient encore de9 prixpour la construction d’un appareil simple et peu coû-teux qui puisse permettre à chaque ménage de s’ap-provisionner de glace pour l’été. C’est sûrement unebonne idée que celle de chercher à obtenir des appareilséconomiques, pouvant entrer dans l’économie des mé-nages et permettant de répandre l’usage de la glace,indispensable pour la médecine et l’économie domesti-que; c’est ce besoin qui a fait le succès des appareilspropres à obtenir de la glace par procédé chimique,que nous avons décrit à l’article congélation. Maispar ces procédés la glace revient à un prix élevé et nesaurait entrer dans la consommation de toutes lesclasses. Cependant, dans les pays chauds notamment,une glacière pour la conservation des substances ali-mentaires, pour en éviter la corruption, est d’absoluenécessité.
La solution de ce problème, que nous désirons vive-ment voir résoudre, l’établissement de petites glacières,nous paraît seulement exister dans l’emploi d’un vaseservant de glacière, et entouré de plusieurs enveloppesconcentriques d’air stagnant disposées d’une manièreconvenable et comprises entre des parois imperméables,métalliques ou non. On pourrait placer l’appareil demanière à pouvoir découvrir son abri le soir pendantl’été, afin de profiter du refroidissement par rayonne-ment qui produit le phénomène do la rosée. Nous se-rions heureux, si cette idée pouvait amener quelqu’unde nos lecteurs à la solution cherchée. On emploie déjà,dans quelques circonstances, avec beaucoup de succès,les enveloppes d’air stagnant pour éviter les pertes dechaleur; rien n’empêche qu’on ne les fasse servir àprévenir la propagation de celle-ci en sens contraire.
p. D.
GLU ( angl. bird lime, ail. vogelleim). La glu estune substance particulière, molle, d’un blanc verdâtreou jaunâtre, fusible, combustible, qui s’attache forte-ment aux corps qu’elle touche. Elle est insoluble dansl'eau et les alcalis; l’alcool bouillant, les acides froids,et surtout l’éther, peuvent la dissoudre. On l’emploiepour enduire les gluaux qui servent à prendre les oi-seaux à la pipée.
La glu se prépare avec l’écorce moyenne du houx(ilex aquifoliuvn, Lin.). Pour cela, on la fait bouillirdans l’eau et on la bat dans un mortier jusqu’à cequ’elle soit réduite en pulpe. On la porte alors dans unecuve ou dans tout autre endroit humide, où elle subitune espèce de putréfaction qui la transforme en unesubstance jouissant des propriétés qui ont été indiquéesci-dessu9. Pour la purifier, il suffit de se mouiller lesmains pour qu’elle ne s’y attache pas, et de la laverà grande eau en la malaxant. On la conserve dansl’eau ou du parchemin enduit d’huile.
GLU-MARINE. Dans ces dernières années on a trop
vanté pour abandonner ensuite trop complètement peut-être une colle qui peut rendre des services importantsdans les constructions navales ; nons voulons parler dela glu-marine, inventée par M. Jeffery de Londres. Ona pu \oir à l’Exposition de 4844 l’exemple de plusieursapplications dans lesquelles son emploi est avantageux.
Cette colle cousiste dans une dissolution de caout-chouc dans l’huile essentielle de goudron, à laquelleon ajoute delà gommelaque. Les proportionsemployéessont de 450 grammes environ de caoutchouc pour4 8 litres d’huile essentielle de goudron. Quand le caout-chouc est entièrement dissous, et que le mélange aacquis la consistance d’une crème épaisse, ce qui ulieu après dix jours, on y ajoute deux ou trois partiesen poids de laque, pour une partie do dissolution. Lamatière est ensuite chauffée et coulée en plaques. Elles’emploie à une température assez élevée, à 4 20° cen-tigrades environ.
La force d'adhésion de cette glu-marine est très grande,il est seulement à regretter que le prix des matières quila composent soit un peu élevé. Cette colle, complète-ment insoluble dans l’eau, convient surtout pour lesconstructions navales, notamment pour les accidentsqui arrivent en mer ; étant employée à une assezhaute température, elle ne coule pas par l’effet de lachaleur produite par l'action du soleil. Elle présentece résultat bien remarquable de résister à une tractionde 20 à 25 kilogr. par centimètre carré, tandis que larésistance pratique dn sapin, en tra\ers des fibres, nedépasse pas 42 ou 45 kilogr«, d’où il suit qu’avec laglu-marine les chances sont moindres de voir rompreune pièce de bois par le joint collé qu’à travers le boislui-même ; tout au moins les chances de rupture sontà peu près égales, en supposant quelque exagérationdans les chiffres ci-dessus.
Disons enfin que la glu-marine ne peut s’appliquerque sur des bois préalablement séchés assez complète-ment, comme il est facile de le prévoir, puisqu’ellen’est bien liquide qu’à une température déjà assez éle-vée, capable par suite de faire dégager de nombreusesvapeurs au contact de bois hthnide.
GLUCINE (angl. glucina, ail. beryllerde). Oxydedn métal terreux le glucinium; la glucine a été décou-verte par Vauquelin dans l’émeraude. C’est un corpsblanc, analogue à l’alumine, et qui ne s'en distingueguère qu'en ce qu’elle est soluble dans le carbonated’ammoniaque.
GLUCOSE. M. Dumas a désigné sous le nom deglucose les divers produits sucrés qui présentent unecristallisation confuse ou mamelonnée. Les sucres deraisin, de fruit, d’amidon, de diabètes, etc., auraientdonc la même composition aux yeux de ce chimistecélèbre ; et si les expériences de MM. Bouchardat etBiot tendent à prouver que l’espèce glucose comprendplusieurs variétés, il n’eu est pas moins convaincuqu’on finira par trouver la glucose identique, quelleque soit son origine, quand on aura soumis toutes lesvariétés de sucre dont nous avons parlé à des expé-riences comparatives et multipliées.
La glucose desséchee à 4 00° paraît formée de :Carbone. ....... 36,8
Hydrogène. 7,0
400,0
Composition qui peut se représenter par la formulesuivante :
C tî h» O u .
Soumise dans le vide à une température de 4 30°, cecorps perd deux atomes d’eau.
La plupart des fruits, le miel, l’urine des diabétiques,le suc des fleurs doivent à la glucose leur saveur sucrée.L’amidon, la cellulose, le sucre de canne, la gomme,