GOMME.
GOMMES-RÉSINES.
du double de la Quantité contenue dans la farine em-ployée.
Cette richesse en matière fort nutritive n’est pas leseul avantage que présente le produit nouveau, si on lecompare avec les pâtes dites vermicelle, semoule, etc.Dans celles-ci, les préparations qui consistent à pétriravec de l'eau bouillante, puis à étirer à chaud, ontcoagulé le gluten et soudé les grains d’amidon. Lespâtes sèches ainsi obtenues acquièrent par suite unedureté et une cohésion telles, qu’une ébullition plus oumoins soutenue devient nécessaire pour les hydrater àpoint dans les potages, tandis que le gluten granulé, àfroid et séché, sous l’influence d’une douce tempéra-ture, restant perméable, s'hydrate en deux minutesdans un liquide à 400°, et permet ainsi de conserver aubouillon tout son arôme : 40 à 45 grammes suffisentpour un litre de liquide. On conçoit aisément que, legluten étant ainsi uniformément hydraté, sans qu’il aitété nécessaire de prolonger l’ébullition, le potage ob-tenu soit plus agréable, plus nourrissant et plus léger.
GLYCERINE . Un des produits de la saponificationde la stéarine; c’est un corps liquide, incolore, inodore,sirupeux, d’une saveur sucrée, et tout à fuit incris-tallisable ; soluble en toutes proportions dans l’eau;combustible; l'acide nitrique se change en acide azoti-que, et l’acide sulfurique en sucre. Sa composition àl'état de combinaison est représentée par la formuleC 5 H 6 O*, qui donne : carbone, 49.2; hydrogène, 8.0;pxygène, 42.8; à l’état libre, elle renferme, en outre,un équivalent d’eau H* O.
La glycérine se forme ou se sépare, toutes les foisque l’on soumet une graisse ou une huile à l’action desbases. Ordinairement, on met parties égales d’huiled’olives et de litharge en poudre fine dans une bassineavec de l'eau; on fait bouillir, en ajoutant de l’eauchaude à mesure qu’elle s’évapore, et remuant sanscesse avec uue spatule. Peu à peu la litharge disparaît,ainsi que l’huile, et l’on obtient une masse d’un blancjaunâtre, qui forme l'emplâtre diapalme des pharma-ciens. On ajoute de l’eau chaude et on décante la li-queur aqueuse; on la filtre, et on y fait passer uncourant d’hydrogène sulfuré qui en précipite du sulfurede plomb. On filtre de nouveau, et on fait évaporer aubain-marie : le résidu sirupeux est la glycérine.
GNEISS ou Granité rubanné. Voyez géologie.
GOMME (angl. gum, ail. gummi). On appellegomme, en général, un produit végétal solide, à cassurenette et souvent vitreuse, d’une saveur fade et dou-ceâtre, plus ou moins soluble dans l’eau, et susceptiblede lui donner de la viscosité, c’est-à-dire de produireavec elle un mucilage plus ou moins épais. Lorsquecette solution est étendue sur une surface quelconque,elle forme, par sa dessiccation, un vernis solide que lachaleur ordinaire ne ramollit point. Le sous-acétate deplomb précipite les gommes de leur dissolution aqueusea l’état de combinaison; l’alcool les précipite égale-ment, mais à l’état de pureté et seulement par suite deleur insolubilité dans ce réactif. L’acide nitrique bouil-lant les change en «eide mue i que ^ blanc, pulvérulent,fort peu soluble. Par l’action du feu, elles fondent, seboursouflent et se décomposent avec résidu de char-bon.
Dans le commerce, on confônd sous la même dénomi-nation de gomme des substances très diverses, ainsi :la gomme élemi, la gomme copal, etc., soutde vérita-bles résines; la gomme ammoniaque et la gomme-gutte sont des gommes-résines; la gomme-élastique oucaoutchouc est un corps particulier.
La plus importante des gommes est la gomme arabi-que , dont la plus estimée nous arrive du Sénégal , oùelle est produite par le mimosa senegal de Linnée , arbrede 6 à 7“ de hauteur. Elle nous arrive de ce pays, enmorceaux de forme variée, mais en général arrondie, in-
colores ou plus ou moins fortement colorés en jauneou en rouge-brun, et contenant souvent des masses plusou moins volumineuses, ou marrons, formée par l’agglo-mération de petits morceaux d’une gomme molle, em-pâtant des débris d’écorces et d’autres impuretés.
La gomme arabique est principalement composéed’arabme, principe soluble dans l’eau.
La gomme qui découle dans nos contrées sur les pru-niers, les cerisiers, et autres arbres ànoyaux, ressemblepar ses caractères extérieurs à la gomme arabique, maiselle en diffère par ses propriétés. Traitée par l’eau, elle nese dissout qu’en partie, et sa dissolution ne présente pasautant de viscosité. Elle renferme 52 p. 400 d’arabiueet 35 p. 400 de cerasine, principe particulier insolubledans l’eau, qui, par un ébullition prolongée dans ce li-quide, finit par se convertir entièrement en arabinc.
Les gommes adrangante et de Bassora qui découlentde deux arbrisseaux du genre astragalus , qui croissentdans l’Asie mineure, renferment plus de la moitié ‘deleur poids d’un principe insoluble dans l’eau, qui portele nom de bassorine. Ces gommes opaques ou légère-ment translucides, blanches ou jaunâtres, se présententen lanières ou filets élastiques et comme contournés.Elles sont fort peu solubles dans l’eau, mais elles for-ment avec elles des mucilages d’une graude consis-tance, ce qui fait que les pharmaciens et les confiseursen fout un usage très fréquent; on les emploie avecsuccès pour l’apprêt des rubans, des dentelles et dequelques autres tissus; enfin, on s'en sert, dans la fa-brication des toiles peintes, pour l’application de cer-taines couleurs délicates.
GOMME ÉLASTIQUE. Voyez caoutchouc.
GOMME-GUTTE. Voyez gommes-b^sines.
GOMME LAQUE. Voyez laque.
GOMMES - RÉSINES ( angl. gums - resins, ail.gummiharze ). Les gommes-résines sont des produitsvégétaux qui, comme leur nom l’indique, participent ùla fois de la nature des gommes et de celle des résines.La plupart d’entre elles étant décrites à leur nom, ilne nous en reste ici que quelques-unes à décrire; cesont les suivantes :
assa-fœtida. Gomme-résine produite par le ferulaassa-foetida , plante de la famille des ombellifercs quicroît en Perse. On la récolte en faisant des incisions aucollet de la racine ; il en découle un suc laiteux assezépais qui se concrète à l'air. L’assa-fœtida, nous arriveen lames détachées et très pures, ou plus souvent enmasses d’une consistance un peu molles, qui présententdans leur cassure des lames d!un blanc-jaunâtre un peutransparentes, et qui, par le contact de l’air et de la lu-mière, ne tardent point à acquérir une couleur rosée.
Cette gomme-résine est très employée en médecine, àcause de ses puissantes propriétés anti-hystériques.
euphorbe. Cette gomme-résine est fournie par troisplantes de la même famille des eupbcrbiacées ; elleexsude spontanément à la base des aiguillons gémi-nés dont la plante est recouverte, et se concrète à leursurface ; et de là vient que les lames de cette gomme-résine sont percées de trous dans toute leur longueur,où l’on retrouve encore ces aiguillons. L’euphorbe estordinairement en petites larmes de la grosseur d’unpois, irrégulières, jaunâtres, demi-transparentes, sansodeur prononcée ; mais si on en respire la poudre, euquelque faible quantité que ce soit, elle produit sur lesmembranes un effet excitant des plus violents ; c’est cequi rend sa pulvérisation très dangereuse.
L’euphorbe n’est usitée mainteuant que comme uuvésicaut très énergique.
gomme-gutte. Cette gomme-résine découle par in-cision du stalagmilis eambogioides , arbre qui croit sur-tout dans la presqu’île de Camboge et l’ile de Ceylan .Elle nous arrive en gros morceaux cylindriques d’unbrunrjaunâtre à l’extérieur, jaune-rougeâtre dans l’in-