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GRAISSAGE.

GRAISSAGE.

résidas de ce dernier; il ne peut donc répondre qu’àune partie seulement de la consommation, et les essaistentés, en diminuant la proportion de combustible vé-gétal, n’ont donné que des produits trop voisins ducoke fourni par les usines d’éclairage au gaz pourqu’on dût en donuerun prix pouvant défrayer les fraisde fabrication. Pour donner l’idée de la quantité degoudron employée dans cette fabrication, nous dironsque pour les produits de premiêro qualité elle s’élèvejusqu’à 60 kilogrammes pour 400 kilogrammes de com-bustible.

Ce moulage de la pâte charbonneuse se fait à l’aided’une machine composée d’une série de tiges cylindri-ques, douées d’un mouvement rectiligne alternatif, quiviennent comprimer la pâte et la faire sortir des videscylindriques dans lesquels elle a été versée. Les cy-lindres en sortant des moules restent à l’air trente-sixou quarante-huit heures, a6n de prendre quelque con-sistance. On les porte alors dans des fours à mouffles,où ils sont chauffés pendant six heures, la combustiondes produits volatils suffisant pour opérer la carboni-sation une fois que le four est en feu.

En résumé, cette fabrication nouvelle, trop prônéeà son origine, n’en est pas moins très intéressante etindique chez celui qui est parvenu à la Hiire réussir denotables talents d’inçénieur et de fabricant.

GOUDRON VÉGÉTAL ( angl . tar, ail. theer). Voyez

CARBONISATION et TEREBENTHINE .

GOUGE. Ciseau cannelé en gouttière, à biseau ex-térieur ou intérieur, affûté, droit ou arrondi. Toutesles fois qu’on se sert d’une gouge dans l’intention detransmettre sa forme sur les matières ouvrées, le biseaudu taillant doit être pratiqué en dedans de la cannelure ;c’est ainsi que sont affûtées la plupart des gouges demenuiserie et de charpenterie. Quand on n’emploie lagouge que pour dégrossir plus promptement, le biseaudoit être en dehors, comme cela se pratique pour lagouge du tourneur et certaines gouges de menuisier.

GRADUATION (batiments de). Voyez sel

MARIN.

GRAINE D’AVIGNON . Baies du rhamnus infecto-rius , plante cultivée dans le midi de la France . On lesarrache, avant leur maturité, lorsqu’elles ont acquisune couleur verdâtre. On les emploie dans l’i «pres-sion sur étoffes et la teinture.

GRAINE DE LIN (angl. linseed , ail. leinsame).Elle contient, étant seche, 41,265 p. 400 d’huile;0,4 46 de cire; 2,485 d’une résine molle; 0,550 d’unematière résineuse colorante; 0,926 d’une substancejaunâtre analogueau tannin; 6,154de gomme; 45,42demucilage végétal; 4,48 d’amidon; 2,932 de glu;2,782 d’albuinine ; 40,884 d’extrait de saccharine ;44,382 d’enveloppes renfermant quelque mucilage vé-gétal. Elle renferme aussi de l’acide acétique libre, unpeu d’acétate, de sulfate, etdemuriate dépotasse, duphosphate et du sulfate de chaux, du phosphate demagnésie, et de la silice. (Voyez huiles;.

GRAISSAGE des machines et des voitures. Detout temps les graisses ont été employées pour adoucir,diminuer les frottements de tous les cylindres destinésà frotter sur leur axe, de tous les pistons, de tous lesrouAges des machines. Sous le nom de cambouis, devieux-oing, de graisse noire, de graisse muciligne, etc.,on emploie aussi des graisses composées de différentesmatières pour graisser les essieux des voitures, et deswagous des chemins de fer; la fabrication de ces grais-ses a pris une nouvelle et grande importance depuis l’é-tablissement des voies ferrées où les wagons ne sauraientrouler sans une boîte à graisse suffisamment garnie.

Graisses pour machines. Pour graisser les machineson se sert des compositions dont nous allons donnerles formules :

4° D’un mélange d’environ parties égales de suif de

Russie et d’huile d’olive ; ce mélange qui entre en fu-sion à environ 30 u est employé en Angleterre pouradoucir le frottement des pistons des machines à luPerkins ;

2° D’un mélange de parties égales de suifs de mou-ton et de bœuf; ce mélange est très employé pour dé-fendre les tiges des pistons des machines à tapeur dul’oxydation, qui, sans cette précaution, amèneraitpromptement leur destruction. A la partie supérieuredes tiges est pratiquée une espèce d’entonnoir rempli decette graisse que la chaleur de la machine maintient àl’état liquide. Cette graisse coulant peu à peu le longde la tige, revêt incessamment la surface d’une coucheminpe qui préserve le fer de l’humidité. C’est de cettemême graisse que l’on imbibe le stuffen-box, ou laboite à étoupes, c’est-à-dire du chanvre tordu qui estensuite serré dans une sorte de boite ou de gobelet parun écrou à vis, qui, la comprimant de plus en plus, luifait rendre la quantité de graisse nécessaire à l'adoucis-sement du frottement des ax69 des cylindres. Dans laplupart des machines aujourd’hui employées, quelleque soit leur destination, on a eu soin, du reste, de pla-cer de petits appareils qui d’eux-mêmes, par suite dujen des machines, versent sur ces parties à graisser laquantité nécessaire de graisse sans que les ouvriers aientbesoin d’intervenir autrement que pour remplir chaquejour ces appareils ;

3 W D’un mélange bien homogène de 46 parties deplombagine réduite en poudre très tine et de 84 partiesde graisse de porc ou axonge ;

4“ Soude 425 grammes, eau 8 litres; on fait dis-soudre la soude dans l’eau, et pour chaque litre de so-lution on prend 4 küogr. 4/2 de suif bien pur, et3 kilogr. d’huile de palme ; ou fait chauffer le mélangedans une marmite jusqu'à ce qu’il soit arrivé à 93°, enayant soin de remuer sans cesse; on laisse ensuiterefroidir jusqu’à une température de 45 u ; a ce mo-ment, la masse doit avoir acquis une consistance ana-logue à celle du beurre. (Répertoire des patentes anglai-ses, 7 septembre 4834);

5° Solution de soude faite comme précédemment;huile de lin 8 litres, suif 75 grammes ; on mêle, on faitchauffer le mélange jusqu’à 93 u , en agitant, et on in-troduit dans des bouteilles; c’est ce qu’on appellegraisse liquide;

6° On trouve, dans le Journal des Connaissancesusuelles, une autre formule imaginée par MM. Cow-meadon, Osborn et Valtoy. Nous craignons qu’elle nedonne un produit trop coûteux, qui de plus ne pourraitêtre employé pour les pièces en cuivre et en bronze que

le mercure détériorerait :

Plombagine pulvérisée. 50

Saindoux.50

Savon vert. . 50

Mercure. 5

On fait d’abord amalgamer parfaitement ensemblele saindoux et le mercure; on ajoute, en mêlant, la

plombagine, et enfin le savon vert.

Graù&e pour wagons. Nous allons maintenant donner

la composition d’une graisse importée d’Angleterre, etqui est employée dans plusieurs entreprises de chemins

de fer :

Suif blanc.

. 120 kilogr.

Huile de poisson.

50

Résine.

. 20

Sel de soude.

. 18

Eau.

. 192

Total.

. 400 kilogr.

On fait d’abord fondre la résine réduite en poudrefine dans la chaudière à suif où on ajoute le suif; lufusion étant complète, on verse l’huile de poisson et on