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GRAISSES.

GRAVURE.

nombre de tissu» animaux ; elles sont très abondantessous la peau, autour des reins, de l’épiploon, etc.

La consistance, la couleur et l’odeur des graissesvarient avec la nature des animaux qui les fournissent.Ainsi on a remarqué qu’elles sont fluides chez lescétacés , molles et d’une odeur forte chez les car-nivores, solides et incolores chez les ruminants, or-dinairement blanches et abondantes chez les jeunesanimaux, jaunâtres et moins abondantes chez les ani-maux plus âgés ; enfin, dans un même animal, la con-sistance de la graisse varie suivant la partie où on laprend, ello est plus ferme sous la peau et près des reinsqu’à l’entour des viscères mobiles.

Dans l’animal, les graisses ne se trouvent jamaisisolées ; elles sont souvent enveloppées de tissus adi-peux, et renferment des membranes, des vaisseaux lym-phatiques, etc. Pour purifier les graisses, on leur faitsubir un lavage à l’eau et une ou plusieurs fusionset filtrations, comme nous l’avons indiqué avec détailà l’article bougie, en parlant de l’épuration du suif.

Les graisses sont, en général, blanches ou légère-ment jaunâtres, peu odorantes, d’une saveur douce, etplus légères que l’eau, elles fondent toutes au-dessousde HOU". Chauffées au contact de l’air, elles répandentdes fumées blanches et piquantes, et prennent unecouleur plus ou moins foncée ; soumises à la distillation,elles se décomposent à la manière des huiles et four-nissent des produits analogues. Par l’action des alcalis,les graisses se transforment en acides gras, qui s’u-nissent avec les alcalis pour former les savons. Expo-sées au contact de l’air, elles en absorbent l’oxygène,elles rancissent, et il s’y développe des acides sembla-bles à ceux qui se forment lors de la saponification.

Les graisses sont employées en très grande quantitédans les arts. La graisse de porc ou aœonge est employéecomme aliment ; elle forme la base des pommades cos-métiques et pharmaceutiques ; les corroyeurs et hon-groyeurs l’emploient pour donner de la souplesse auxpeaux ; on s’en sert pour graisser les essieux des voitu-res, les engrenages des machines, etc. (Voir l’articleprécédent). Les graisses de bœuf et de mouton serventà la fabrication des chandelles, des bougies stéari-ques et des savons. Une foule d’autres graisses, cellesd’oie et de veau, sont encore employées comme aliment.La graisse d’curs, la moelle de bœuf, etc., qui entraientantrefois dans la préparation des cosmétiques, sont ac-tuellement remplacées par la graisse de veau, qui, trèsblanche et peu disposée à rancir, convient bien pour cetemploi ; comme elle est généralement trop consistanteon la mélange avec une proportion variable d’axonge.

GRAISSE DES VINS. Voyez vin.

GRANITE. Sorte de roche très répandue dans lanature. Voyez géologie.

GRAVURE. La gravure est la production d’un dessinsur une matière dure, généralement dans le but de lereproduire un grand nombre de fois, le plus ordinaire-ment par l’impression (gravure en creux, en relief),quelquefois par la percussion ou le moulage (gravureen caractères, gravure des médailles)*

GRAVURE EN CREUX ou en taille-douce. Danscette gravure les traits du dessin sont creusés dans uneplanche plate. Ces creux, remplis de noir, servent àdonner sur une feuille de papier les épreuves du dessin,gravé, par les procédés de ['imprimerie en taille-douce.

Le premier soin du graveur est de se procurer uneplanche de cuivre rouge, ou d’acier, parfaitement ho-mogène, afin que les actions chimiques l’attaquent bienégalement, et qu’elle n'offre pas des points de résistancevariable. Ce cuivre lui est livré par le planeur, parfai-tement dressé et poli.

Pour graver en taille-douce on emploie deux procédés,Peau-forte et le burin ; le plus souvent l’eau-forte sert à

faire la plus grande partie du travail, et le burin sert àachever.

GRAVURE A L*EAU-FORTE.

Pour graver à l’eau-forte il faut couvrir la planched’un vernis; c’est en enlevant sur ce vernis les lignesdu dessin et creusant au moyen d’un acide les lignesainsi découvertes, que s’obtient la gravure.

Des remis. Parmi les vernis nous citerons celui deM. Lawrence, qui est composé comme il suit : Onprend de la cire-vierge et de l’asphalte, de chaque2 parties ; de la poix noire et de la poix de Bourgo-gne , de chaque, 4 partie. On fond la cire et la poixdans un pot de terre verni, et on y ajoute, par de-grés, l’asphalte en poudre fine. On chauffe le tout jus-qu’à ce qu’une goutte refroidie se brise, en la pliantdeux ou trois fois entre les doigts. Le vernis étantalors ôté de dessus le feu, et un peu refroidi, doit êtreversé dans de l’eau chaude, où il peut être travailléplus aisément avec les mains, de manière à être missous forme de boules, qui doivent être pétries et misesdans un morceau de taffetas pour l'usage.

On doit préparer un vernis plus dur dans l’été quedans l’hiver ; ce qu’on obtient en le chauffant plus long-temps ou en augmentant la proportion d’asphalte ourésine brune employée.

Préparation du vernis fort, employé par Callot , etappelé communément vernis de Florence . Prenez unepartie d’huile grasse très claire, ou de bonne huile de %graine de lin, comme celle dont les peintres font usage ;chauffez-la dans un vase de poterie vernissée, mettez-yensuite autant de mastic bien pulvérisé, remuez lemélange vivement jusqu’à ce que le tout soit bienmêlé, passez alors la masse à travers un morceau detoile, et conservez-la dans une bouteille de verre, quipuisse être bouchée très exactement pour l’usage quisera expliqué ci-dessous.

Méthode d’appliquer le vernis sur la planche , et de lenoircir. La planche étant bien polie et brunie, nettoyéede toute crasse avec du blanc d'Espagne , on la serredans un étau à main, sur le bord où il n’y a rien àgraver, afin de pouvoir la manier lorsqu’elle est chaude.On la met ensuite sur un réchaud dans lequel il y a unfeu modéré , et on couvre toute sa surface égalementd’une légère couche de vernis, avec un petit tamponfait de coton, enveloppé dans du taffetas, opération quiunit et distribue le vernis également sur toute laplaque.

Lorsque cette plaque est ainsi uniformément et légè-rement couverte de vernis, elle doit être noircie afinqu’on aperçoive bien les traits du dessin. On se sertd’un flambeau composé de huit ou dix brins de bougie,filée, tordus ensemble, qui produisent beaucoup de fumée. Le vernis doit être noirci avant d’être froid ; etlorsqu’il se refroidit, la plaque doit être chauffée denouveau, parce qu’il faut que le vernis soit dans un étatpâteux lorsque cette opération est exécutée. Mais ou doit' avoir grand soin de ne point le brûler, et l’on peut s’a-percevoir aisément de cet accident à la seule inspectiondu vernis qui perd son lustre.

Transport du dessin sur la planche On transporte ledessin sur la planche à l’aide des divers procédés dedécalquage que nous avons décrits à l’article dessin ,nous n’y reviendrons pas ici.

Des pointes. Pour enlever le vernis dans toutes lesparties correspondantes aux traits du dessin, le gra-veur trace ceux-ci au moyen de pointes.

La façon de faire des pointes la plus facile est dechoisir des aiguilles à coudre de différentes grosseurs,d’en armer de petits manches de bois de la longueurd’environ 42 à 45 centimètres, et de les aiguiser pourles rendre plus ou moins fines, suivant l’usage qu’onI veut en faire. Quant à la manière de les monter, c’est