Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

HORLOGERIE.

HORLOGERIE.

de ce dernier, on remplace cette tige, sur une partie desa longueur, par un cadre en fer, dont la traverse in-férieure porte deux tiges en cuivre qui s’élèvent dansl’intérieur du premier cadre en fer, et qui sont réuniespar une traverse supérieure; cette dernière porte deuxtiges en fer descendantes que réunit, à leur partie infé-rieure, une traverse sur laquelle s’appuient deux nou-velles tiges ascendantes en cuivre, réunies par une tra-verse supérieure à laquelle on fixe la tringle de fer quiporte la lentille. Par l’ellèt de la dilatation, toutes lestiges de fer tendent à faire descendre la lentille, tandisque celles de cuivre tendent à la faire remonter; il suf-fira, pour que celle-ci demeure à la même distance del’axe de suspension, que les sommes respectives des lon-gueurs de ces tiges soient en rai sou în\ erse des coefficientsde dilatation des métaux qui les composent; c’est-à-direque la somme des tiges de fer soit enviion les 3/2 decelle des tiges de cuivre, la dilatation de ce dernier mé-tal étant environ les 3/2 de celle du premier.

Le compensateur que i on applique aux montres ma-rines et aux chronomètres consiste dans des lames for-mées de plusieurs métaux superposés, qui, par un bout,se fixent à la circonférence du balancier, et qui» à l’au-tre bout, portent de petites masses d’or. Le métal leplus dilatable est en dehors, et, de plus, les bandesmétalliques sont soudées ensemble de sorte qu’elles nepeuvent glisser l’une sur l’autre. Quand la chaleur aug-mente, les lames les plus dilatables ne peuvent occu-per une longueur comparativement plus grande que lesautres, qu’en se courbant avec elles de manière à oc-cuper la convexité et les autres lames la concavité deTare métallique; la concavité se formant du côté dubalancier, les petites boules d’or se rapprochent de ce-lui-ci et. par suite, de l’axe d’oscillation, ce qui peutcompenser l'éloigncmcut du balancier du même axe,par suite de la dilatation des bras qui le portent. Ondétermine d’abord approximativement par le calcul lesdimensious de chacune des parties qui composent cetappareil, puis on parvient par tâtonnement à une exac-titude rigoureuse- en faisant varier la position des bou-les sur les lames à l’extrémité desquelles elles sontmontées à vis. On emploie aussi le même principe dansquelques pendules.

Le prix élevé des compensateurs a conduit à cher-cher des substauces qui fussent à peu près exemptes dela dilatation et qui pussent fournir des tiges de pen-dules. Le bois sec et en particulier le sapin du nordbien sain et ayant fait son effet, disposé de manière àce que les fibres soient dirigées dans le sens de la lon-gueur du pendule, donne de bons résultats ; l’actionhygrométrique de l’eau ne fait qu’écarter les fibres sansles allonger.

Quand le moteur d’un appareil chronométrique estun poids, il offre cet avantage que sou action est tou-jours la même. La quantité de corde change, il est vrai,soit du côté du poids moteur, soit du côté du contre-poids, à mesure que le premier descend et que l’autremonte, mais c’est là une variation peu importante, surtout quand les poids employés sont considérables. Quandau contraire le moteur est un ressort, la force de ce der-nier va en s’affaiblissant au fur et à mesure qu’il sedéroule et, par suite, il tend à prendre lui-même et àcommuniquer au reste du mécanisme une vitesse demoins en moins grande, aussi a-t-on soin de remonterle ressort quand il n’a fait qu’une partie de son effet;plus cette partie sera petite comparativement au déve-loppement total, plus l’intensité du moteur pourra êtreconsidérée comme constante. Pour remédier d’une ma-nière plus efficace à cette diminution de la force du mo-teur, on a imaginé de placer comme intermédiaire,entre ce dernier et le reste du mécanisme une /“usée,sorte de cône parabolique sur lequel s’enroule uue chaînearticulée qui s’enroule également sur un tambour ou ba-

rillet, dans lequel est emprisonné le ressort moteur. Aufur et à mesure que le ressort se débande et que sontambour tourne, la portion de chaîne qui joint le côneau tambour, et qui se déroule sur le cône, vient toucherce dernier, de plus en plus loiu de son sommet, et parconséquent agit à l’extrémité d’un rayon encore plusgrand, ce qui compense la diminution de l’énergie duressort. Lorsque la mode est venue de proscrire lesmontres épaisses pour les remplacer par les montresplates, on a dû abandonner la fusée, qui nécessaire-ment occupe une certaine hauteur, et, à la place, on aimaginé de donner à la bande d’acier, qui forme le res-sort, une largeur de plus en plus grande à mesure qu’onse rapproche de l’extrémité qui se déroule la dernière,c’cst-à-dire de celle qui est au centre de la spirale qu’ilforme ; cette augmentation de matière élastique pro-duit nécessairement un accroissement proportionnel deforce, et tend à compenser la diminution d’intensitéque produit le debandeinent partiel déjà effectué partout le ressort.

On donne le nom d 'échappement à un mécanisme quiréunit le moteur au régulateur, et qui, quelque variéqu’il puisse être, sc réduit toujours à produire, entre laroue la plus éloignée du moteur et le régulateur, une ac-tion réciproque, en vertu de laque le, d’une part, le ré-gulateur ralentit cette roue et rend sa marche uniforme,tandis que, d’autre part, une partie aliquote quelconquede la force motrice, arrivée à la dernière roue^ setransmet au régulateur, pour entretenir les oscillationsde ce dernier, qui cesseraient tôt ou tard par suite desrésistances dues au frottement sur les pivots ou à L’é-branlement de l’air.

Les divers échappements peuvent être rangés endeux classas, les échappements à recul , et ceux à repos»Dans les premiers, le mouvement de la roue n’a paslieu constamment dans le même sens, mais elle avanceet recule par petits intervalles successifs, de manièrecependant à ce qu’il échappe une dent à chaque oscilla-tion du balancier : l’échappement dit à roue de rencontre ,presque exclusivement usité pour les montres com-munes, appartient à cette classe. Les échappements àrepos, ainsi nommés parce que la dernière roue passe,avec tout le reste des rouages, par une série de repos etde mouvements alternatifs, se divisent eux-mêmes endeux classes bien distinctes. Dans les uns, la roue d’é-chappement reste toujours en contact avec le balancierou avec un annexe de ce dernier, alors même que cetteroue étant en repos, le balancier continue à osciller, ccqui donne lieu à un frottement préjudiciable ; les échap-pements de cette section sont dits dépendants : telssont l’échappement à cylindre généralement employédans les montres plates dites à cylindre, et l’échappe-ment à ancre usité pour les horloges et pendules. Dansles échappements' delà seconde sectiou, dits libres ouindépendants et qui sont bien préférables, le balaucierest entièrement indépendant de la roue d’échappementet oscille librement, sans autre frottement que celui deses pivots ; tels sont les échappements employés dansles chronomètres et les montres marines.

N us renverrons, pour la description des divers échap-pements, a l’article mécanique géométrique, où ilen sera traité avec détail.

Nous compléterons les principes généraux d’horlo-gerie que nous venons de faire connaître, en donnantla description d une horloge à poids ordinaire, et d’unemontre commune, toutes deux avec un échappement àroue de rencontre.

Description d’une horloge commune à poids et roue derencontre. Fig. 4133, hoilogc vue de profil; P, poidssuspendu à une corde s’enroulant autour du cylindre C,fixé sur l'axe o a; b , b, pivots s’introduisant dans «lestrous pratiqués dans les plaques T S, T S, et dans lesquels ils tournent librement. Ces plaques sont de cuivre