HOUILLE.
HOUILLE.
ment fort rare, consiste en un rapprochement gradueldu toit et du mur, comme l’indiquent le profil, fi-gure 1 158, et le plan, figure 1 \ 59, de telle façon que lacouche de houille finit par disparaître entièrement surune certaine longueur.
Enfin, nous dirons un mot des culs de lampe , massespierreuses ou argileuses, placées an toit, dont les facessont généralement très unies et sillonnées dans le sensvertical, de sorte qu'elles n’ont qu’une très faible adhé-rence avec le toit, dont elles se détachent avec la plusgrande facilité et souvent spontanément, lors de l’ex-pioitation, en ne donnant que trop fréquemment lieu,par leur chute, à de graves accidents, lorsque leur vo-lume est un peu considérable. Le mineur s'aperçoitordinairement de l’approche des culs de lampe par ladureté et la compacité qu’acquiert le charbon, et qui semaintiennent jusqu’à ce qu’on ait dépassé la partieaitérée du toit.
Les couches de houille sont sillonnées par un grandnombre de systèmes de fissures, dout la disposition etla nature ont une grande infinence sur la facilité del'exploitation et la proportion de charbon gros et menuque l’on en retire. Les principales fissures sont cellesparallèles au toit et au mur, et celles qui, leur étautperpendiculaires, sont parallèles, soit à la direction,soit à l’inclinaison de la couche.
Soit, par exem-ple, ABUDEFG(fi-gure 1160), unepartie d’une couchede houille ; ABCD,le toit, et EFG, lemur. abc, def, se-ront des fissures destratification ; ml yki , kg, des fissuresde direction ; etopq , rst, veto, des fissures ou joints d’inclinaison.
Exploration du terrain houiller . Lorsqu’on se trouvedans un pays où il n’existe pas encore de mines dehouille, il faut d’abord, en étudiant la constitutiongéologique de ce pays, chercher à y reconnaître la pré-sence du terrain houiller, s’il est à nu, et l’épaisseurdes terrains morts qui le recouvrent, s’il plonge sousune formation plus récente. Lorsqu’on a ainsi constatéson existence, il est nécessaire de s’assurer qu’il ren-
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pan en croix ; 8, tarière ordinaire; 9, tarière à glaise:10, alésoir : 11, tourne à gauche pour soutenir lestiges à l'orifice du trou, lorsqu’on remonte la sonde;
12, clef pour assembler et désassembler les tiges;
13, tête de sonde ordinaire, qui se fixe au pied debœuf 15; 14, cloche à écrou servant à retirer lestiges cassées ; 17 et 18 caracoles ; 19, clef de relevée.
Lorsqu’on ne connaît pas la direction générale descouches du terrain houiller, on pratique trois trous desonde formant un triangle que l’on continue jusqu’àce que chacun d’eux ait rencontré une même couchede ce terrain; connaissant les profondeurs auxquellescette rencontre a lieu pour chacun de ces trous et laposition respective de ceux-ci par un levé de plan etun nivellement à la surface, on peut aisément déter-miner la direction générale des couches, c’est-à-direla direction de l'intersection de leur plan avec un planhorizontal, et leur inclinaison sur ce même plan. Soient,
par exemple; A, B,-2." C (fig. U 62), troistrous de sonde dontles orifices sont si-tués au même ni-veau et forment uiltriangle équilaté-ral , dont le cotésoit égal à d; soienta, b, c, le9 profon-*V deurs auxquelles
1162. ces trous atteignent
une même couche de houille: a étant plus grandque c, et c plus grand que b; la différence de ni-veau de la couche de B en A est de a —b et de B en C,c—b, de sorte que si l’on fonce un trou de sonde aupoint E, tel que l’on ait B E l d :: c—b ; a —b, ce trourencontrera la couche à la profondeur c. De même, letrou de soude foncé en D, sur B C, et tel que BD l d IIa —b ! r —b, rencontrera la couche à la profondeur a.Les lignes A D, CE, ainsi déterminées seront paral-lèles entre elles et a la direction de la couche, et leurperpendiculaire B F G, sera parallèle à l’inclinaison dela couche. Maintenant, comme dans le triangle A B Don connaît deux côtés AB, BD, et l’angle compris, onpourra calculer l'angle B AD, et par suite BE qui estégal à d sin. B A D ; F étant sur la ligne de directionA D, un trou percé en ce point rencontrera la couche àfil.
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ferme des couches de houille exploitables , recon-naître leur direction, leur nombre, leur puissance, et laprofondeur des puits qu’il faut foncer pour les atteindre.C’est ce qu’on fait au moyen de plusieurs trous desonde, que l’on fait faire ordinairement à l’entreprisepar des ouvriers particuliers payés à prix fait par mètrecourant, et tenant un journal de la nature des diversescouches que l’on traverse, et de la profondeur à laquelleon les rencontre. Les outils dont ils se servent, etdont nous décrirons la manœuvre à l’article soxpage,sont les suivants (fig. 1161 ) : 1, tête de sonde à main ;2, tige de sonde ordinaire ; 3, tige de rallonge; 4, tré-pan ou ciseau ordinaire ; 5 et 6, autres trépans; 7, tré-
uue profondeur =a, et le sinus de l’inclinaison de lacouche sur l’horizon sera égal au quotient de a —b parB E. Tous les éléments de la couche seront donc ainsidéterminés.
Cela fait, on reconnaît la position des couches decharbon, et les failles ou rejets, soit au moyen des af-fleurements que l’on découvre dans les escarpements A(fig. 1163), soit au moyen d’une série de trous de sondeégalement espacés et placés en ligne droite dans unplan normal à la direction des couches. Supposonsqu’un premier trou de sonde 1 rencontre une couchede houille à la profondeur de 60“, et qu’on s’arrête acette profondeur. Si l'inclinaison des couches est de 1/3'
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