HOUILLE.
HOUILLE.
l'espacement des divers trous de sonde devra être auplus de trois fois 60“ ou 480“, pour qu’on reconnaissetout le terrain. Les trous de sonde étant placés à cettedistance Les uns des autres, les couches dé^à rencon-
trées dans un des trous, le n° 3, par exemple, devrontse rencontrer dans le trou suivant, le n° 4 (en suivantl’inclinaison), à un niveau inférieur de 60“, ?î cela n’apas lieu, comme dans le u° 5, ce sera dû à l’existenced’une faille qui aura rejeté les couches vers le bas oule haut, ce dont on jugera par la nature des couchestraversées.
Puits et galeries à travers banrs. Le terrain étant ex-ploré, on rejoint la couche à exploiter par un puits ouune galerie à travers bancs, suivant les circonstances.Dans les pays de plaine, on fonce toujours des puits :dans les pays de montagnes, on pratique des galeriesservant en même temps pour l’écoulement des eaux etpour l’exploitation des portions de couches situées au-dessus du fond des vallées, et des puits pour atteindrele combustible minéral à un niveau inférieur.
Les puits ou galeries à travers bancs rencontrentd’ailleurs généralement plusieurs couches de bouille pa-rallèles commel'indiquent lesfigures 4464 et4465. Il fautavoir soin à ceteffet de pousser,autant que pos-sible, les gale- 4465.
ries à travers bancs dans un plan normal à la directioudes couches.
temps à l'extraction des déblais et des eaux ; on laisseensuite remonter l’eau qui s’écoule par l’orifice dupuits B C, et la mine se trouve ainsi asséchée jusqu’auniveau B G.
Pour retenir en partie les eauxde la surface et les terrains meiblés quila composent, on forme,à l’orifice du puits, un cône ren-versé (fig. 14 67), qui se proton*- ejusqu’à une couche solide et im-perméable, et on remplit le vide,qui existe entre les parois et lamaçonnerie cylindrique du puitsavec de l’argile bien tassée.Nous n’entrerons pas ici dans les détails ou fonce-ment des puits et galeries, pour lesquels nous renver-rons à l’art, mines, afin de ne pas faire double emploi.
L’épuisement des eaux se fait an moyende pompes élévotoires A (fig. 4468), sup-portées par des palans et que l’on descendnu fur et à mesure de l’approfondissementdes puits. Lorsque ceux-ci sont achevés,on emploie tantôt des pompes élévatoi-res, tantôt des pom-pes à plongeur ( plun-ger-pumps), et l’onsoutient les colonnes detuyaux, au moyen decrampons (fig. 4 4 69),
4469 qui se ^ xent contre lesparois des puits.
Quand le terrain est solide et donnepeu d’eau, on laisse les parois des puitsà nu ; lorsque le terrain est peu solide etdonne peu d'eau, on a recours pour main-tenir la poussée au muraillement en bri-ques ou à un simple boisage, suivant ladurée probable du service de ce puits. En-fin. quand il y a beaucoup d’eau, on estobligé de recourir au cuvelage eu fonteou en bois. Ce dernier, le plus employé,consiste en plusieurs trousses ou cadresordinairement décagones,supportés par une ou plu-
è
44 68.
èk A
4470.
Lorsque tout le terrain est recouvert sur une certaineépaisseur de sable coulant b (fig. 4 466), l’exécution desgaleries à travers bancs devient très difficile, on fait alorsdescendre au point le plus bas une tour en maçonnerie ouen fonte B C (voyez mines), que l’on prolongeun peu au-dessous du sablo coulant; ensuite, après s’être assurépar un trou de soude E D, que le sable coulant est à unniveau pins élevé en F qu’en C; on perce, à partir dupied du puits B C, une galerie C D, normale à La direc-
4467.
tion des couches et qui s’étend sous toute la .longueurdu champ d’exploitation z le puits B C, sert pendant ce
sieurs trousses picotées placées sur une banquette cc(fig. 4470), ménagée dans la couche imperméable aa,qui se trouve sous la couche perméable b b . Ces troussessont ainsi nommées parce qu’on place derrière les *pièces de chaque cadre des planches ou lambourdes ,placées de champ; on garnit le vide, entre les lambourdeset la roche, d’étoupes ou de mousse ; l’on chasse ensuiteentre les lambourdes et les pièces du cadre jusqu’à refus,d’abord des coins plats en bois blanc, puis des coinspointus ou picots, etc., en bois blanc et en chêne, aux-quels on fait une entrée au moyen d’aiguilles ou agrappesen fer. Il devient alors impossible que l’eau, malgré laforte pression qu’elle exerce, filtre derrière le cadre etpasse en dessous. Le cuvelage se termine, également au-dessus de la couche perméable, par une trousse picotéehorizontalement contre une banquette d d. Les troussesordinaires se trouvent ainsi fortement serrées les uneseontre les autres.
La fig. 4174 est une coupe à une échelle plus grandedu cavelage en bois : d, trousse porteuse ou picotée ;