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HOUILLE.

HOUILLE.

k fc, cuvelage; g, h, pièces de renfort pour con-solider et préserver le cuvelage.

Quand une couche mince aquifère est com-prise en deux couches imperméables, ou quand,le terrain étant solide, mais fissuré, donnebeaucoup d’eau, on peut arrêter celle-ci enpratiquant dans la couche aquifère, ou la tis-sure, une rainure horizontale danslaquelle on exécute un picotageégalement horizontal (fig. 4472;.

On divise toujours les puits, numoyen de cloisons, en deux com-partiments au moins (fig. 4173),dont le plus petit A renferme lespompes, et le plus grand B sert à l’extraction : ce»puits doivent au moins avoir 3“ de diamètre. Les puitsu trois comparti-ments (fig. 4174),dont l'un A sertaux échelles, et lesdeux autres B etC’, à l’extraction,doivent avoir au

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moins 4® de diamètre ; enfin les puits a quatre com-partiments A, B, C, D (fig. 4475), dont l’un renfermeles échelles, un second sert à l’aérage et les deux au-tres à l’extraction, ne peuvent avoir moins de 5® de dia-mètre.

Dans le foncement des puits, arrivéaune profondeur variable, on se trouvesouvent forcé de recourir à un aérageartificiel, soit en recouvrant l’un descompartiments du puits d’une voûte b(fig. 4176), qui débouche dans unechambre e, renfermant une hame che-minée f , où l’appel est déterminé parle combu>tiblc e , que l’on charge sur a irla grille d, en pénétrant dans la eham- jbre par les doubles portes «, a , soit,ce qui est préférable, au moyen d un 4176.ventilateur aspirant.

Exploitation proprement dite des mines de houille.Prenons d’abord le cas le plus simple, celui d’une seulecouche de houille.

Dès que l’on a foncé dans le terrain carbonifère unpuits A (fig. 4477), jusqu'à la profondeur que l’on veut

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exploiter, il est encore nécessaire, avant de procèdes ài’exploitation proprement dite, de se livrer à une sériede travaux préparatoires qui consistent : 4° Dans lefoncement d’un second puits qui atteint la couche a unemoindre profondeur que le premier puits ; 2° dans lepercement d’une galerie montante qui joint les pieds deces deux puits ; et 3 U dans l’exécution d’une galerie ho-rizontale, dite galerie d'allongement, qui, partantdufonddu premier puits, s’étend jpsqu'aux limites du champd’oxploitation, en suivant toujours la direction de lacouche.

La galerie montante a 2 ,n à 2*,50 de largeur; ellesuit quelquefois la ligne directe menée d’un puits àl'autre ; d’autres fois sa direction fait un angle droitavec celle des fissures naturelles du charbon, jusqu’à cequ’on arrive au niveau du puits n° 2, que l’on rejoint' par une seconde galerie parallèle aux fissures que l’autrecoupe, comme l’indique la fig. 4479 : A, puitsn° 4 ;C puits n° 2, AC, galerie montante normale aux

jointe ; B C, galerie de ni-veau parallèle aux mêmesjoints.

Dès que les deux puitssont mis en communica-tion, il s’établit un cou-rant d’air qui descend parl’un deux et remonte parl’autre. On procède alorsau percement de la gale-rie d’allongement qui partdu puits n w 4 ; comme lacouche n’est pas rigou-reusement plane, cettegalerie est généralementsinueuse; si la couche a a (fig. 4478), a la forme dubassin, la galerie d’allongement c d, partant du puitsD, aura une forme elliptiqueet sera prolongée jusqu’auxlimites du champ d’exploitation, ou jusqu’à la rencon-tre d’une faille A B.

Cela fait, on peut commencer les travaux d'exploita-tion proprement dits. Les procédés que l’on suit à cetégard varient principalement avec l’épais*eur ou l’in-clinaison des couches, la profondeur à laquelle ou lesrencontre, le plus ou moins de consistance du toit et dumur, et le plus ou moins d’abondance des matières quel’on peut employer pour remblayer.

Prenons d’abord le cas le plus fréquent, celui decouches d’une inclinaison et d’une puissance moyennes.

Dans ce cas, on suit ordinairement la méthode parpiliers et galeries, ou la méthode par grandes tailles.

Pour exploiter par piliers et gale-ries (fig. 4480), on commence parouvrir dans la houille même, sur toutela hauteur de la couche, des galeriesparallèles dites tailles, séparées pardes murs de charbon, et l’on recoupeces murs par des galeries transver-sales, de manière à former des pi-liers, soit dans une portion de lacouche seulement, soit dans toute la. partie que l’onveut exploiter. Tantôt on ne donne aux piliers que lesdimensions strictement nécessaires pour soutenir le toit,et on les abandonne dans la mine ; tantôt, et le plus sou-vent, on leur donne des dimensions bien supérieures,et à la fin de l’exploitation, on les abat complètement,en partant de celui qui est le plus éloigné du puits prin-cipal, et en revenant vers ce puits, ce qui s’appelle dé -piler . Dans ce cas, l’ouvrier empêche la chute Immé-diate du toit à l’aide d'étais, qu’il retire ensuite avecprécaution, de manière à faire ébouler peu à peu leterrain à mesure qu’il se retire.

La méthode par grandes tailles , qui ne s’appliquequ’aux, couches de 4 “,50 à 2®,00 de puissance, consisteà abattre entièrement le charbon au fur et à mesureque l’on avance, sans laisser de piliers. On empêche lachute immédiate du toit par des étais ; on remblaie der-rière soi, et l’on se ménage des galeries, à travers lesremblais et les éboulis, pour retourner au puits d’ex-traction.

Lorsque le mur est mauvais et que la couche et letoit sont solides, il faut que les piliers aient de grandesdimensions pour ne pas pénétrer dans le mur, ce quiproduirait uu gonflement ou soulèvement du sol desgaleries (fig. 4484).

Lorsque la couche est tendre etprésente uu grand nombre de fissu-res larges, il faut aussi des piliersde grandes dimensions; sans cela,la pression des couches supérieu-res écraserait les piliers, ce quiproduirait un éboulement du toit (figure 1182).

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