HOUILLE.
HOUILLE.
quelles les barrières rayaient d’abord empêché de péné-trer; que plus loin, arrêté par les barrières g, h, il serend au front des tailles i et k, puis, que forcé à suivreine ligne sinueuse, il parcourt successivement cha-cune des galeries jusqu’aux fronts des tailles Z, m, serépand ensuite dans une série de tailles, qu’il traversepar deux à la fois comme les premières, et enfin s’é-chappe par le puits d’aérage b.
Les lignes croisées représentent les portes battantesdoubles, que l’on substitue aux barrières en briquesdans les galeries de roulage.
Les principaux barrages sont fortifiés par des con-structions en pierres, afin de conserver, en cas d’ex-plosion, le courant d’air dans les principales directions.
Quelquefois le grisou,sortant du toit en abon-dance par des fissures nom-mées soafjlards , produit degrandes cavités coniquesdans lesquelles il se loge .on construit alors, pour lebalayer, une cloison t (fi-gure 4206), qui force lecourant d’air a a à raser letoit c ; à, est une porte bat-tante à travers cette cloi-son ; b, est le 80 ufHard.
Enfin la fig. 4207 montre la disposition qu’on em-ploie pour deux courants d’air o, b, qui se croisent.
Nous renverrons pour plus de détails sur l’aérage àl’article mines, où nous indiquerons aussi les effetsterribles des explosions, malheureusement trop fré-quentes, qu’occasionne la présence d'un grisou dans lesmines, et des moyens de les atténuer autant que pos-sible lorsque cet accident a Heu.
Statistique,
Angleterre. La production de houille delà Grande-Bretagne est annuellement d’environ 250 millions dequiutaux métriques, qui représentent une valeur d’àpeu près 375 millions de francs. Sur cette quantité,200 millions de quintaux métriques environ sont con-sommés dans le pays.
Les principaux dépôts houillers de l’Angleterre sont :le grand bassin houiller de Newcastle ; le bassin deYorkshire; les deux bassins du Staffordshire , et lesnombreux bassins du pays de Galles. En Ecosse , nousciterons les bassins houillers de Clackmannshire et deGlascow.
Plusieurs de ces bassins, outre la houille, renfer-ment de paissantes, couches subordonnées de fer car-bonaté lithoïde ; c'est à leur présence que certaines par-ties de l’Angleterre, telles que le Staffordshire et le paysde Galles , sont redevables de l’immense développementqu’y a pris l’industrie du fer.
Belgique . Aucun pays après l’Angleterre n’estaussi richement doté en combustible minéral que laBelgique ; il s’y rencontre surtout dans les trois dis-tricts de Mons, de Charloroi et de Liège . On compte en
. 69 mines de houille.
— Charlcroi. .
. 85
. 38
. 88
. 2i
Total.
304 mines de houille.
Qui produisent annuellement environ 33 millions et 4 /2de quintaux métriques de houille.
France . Parmi les nombreux bassins houillers quiexistent en France , nous citerons d’abord celui de Va-
lencienne $ qüi est le prolongement du bassin houiller deMons en Belgique , et qui est recouvert de Zerrattw morts,d’une épaisseur de 50 à 400 mètres à Anzin , et jusqu’à200 mètres près d’Aniches , qui sont traversés par depuissants niveaux ou couches aquifères.
Ce bassin renferme un grand nombre de couches dehouille dont une douzaine seulement sont assez épaissespour pouvoir être exploitées avec bénéfices : leur puis-sance dépasse rarement 0“,70.
Les charbons d’Anzin sont gras, collants, en généralpeu sulfureux; ceux de Denain sont plus flambants,moins collants, et meilleurs pour la grille. Les mines deRaismes fournissent un charbon de grille maigre;celles de Fresnes et du vieux Confié un charbon sec an-thraciteux. Le charbon d’Aniches est assez analogueà celui d’Anzin .
Le bassin houiller le plus important de France estcelui de la Loire qui repose sur le terrain primitif, et sedivise en denx parties distinctes ayant pour centresl’une Saint-Étienne , l’autre Rice-d*-Gier. Le terrainhouiller affleurant partout à la surface du sol, il n’y apas de niveaux comme eu Belgique et dans le départe-ment du Nord ; en outre le grisou y est rare et peu abon-dant.
Ce terrain houiller dont la superficie est de 200 kil.carrés est très accidenté, et se divise naturellement enun grand nombre de bassins partiels, en forme de cul-de -bateau, qui constituent autant de centres isolés d’exploi-tation. La puissance des couches est très variable ; ellessont souvent accidentées par des renflements qui leurdonnent subitement une épaisseur considérable jusqu’à15 à 20 mètres, ou par des rétrécissements, qui souventles réduisent tout à coup à un simple filet charbonneux,ou même ne conservent plus aucune trace du combus-tible. La puissance moyenne des couches exploitéesvarie de 4 à 5 ou 6 mètres. Elles fournissent deux va-riétés de houille : l’une est de la houiile grasse maré-chale de première qualité, l’autre moins collante et plussolide est très recherchée comme charbon de grille. Dansles mines du bassin de la Loire, la proportion du menudépasse souvent les 2/3 de la quantité de houille ex-traite ; on en vend une partie en cet état et le reste esttransformé sur les lieux en coke.
Les environs de Rrassac, en Auvergne, contiennentplusieurs couches de houille qui fournissent du charbonde grille de bonne qualité.
Sur les bords du canal du Centre il existe une vasteétendue de terrain houiller qui présente deux centresd’extraction importants, le Creusot et Blanzy .
L’exploitation du Creusot porte principalement surune couche de houille presque verticale de 4 5 à 20“d’épaisseur, et propre à la fabrication du coke.
A Monceau, qui dépend de Blanzy , on n’exploite éga-lement qu’une couche verticale près du jour, et ensuitetrès peu inclinée, dont l’épaisseur va jusqu’à 20* dansla profondeur. Elle est divisée en trois parties par deuxbancs de schiste de 4“ environ de puissance. Ce char-bon est impropre à la fabrication du coke, et n’est em-ployé que comme charbon de grille. Lorsqu'on veutproduire une forte chaleur, comme dans le puddlage dela fonte et le réchauffage du fer, il faut le mélangeravec des charbons gras comme ceux de la Loire .
Les mines de Decize , près de la Loire , ne renfermentque deux couches exploitées, de 4 '“,20 à 4 “,50 de puis-sance ; elles fournissent un charbon flambant et sulfu-reux comme celui de Blanzy , mais plus collant et plusdurable au feu.
Les mines de Fins, dans l’Ailier, donnent du cfcarbonde forge comparable a celni de Saint Etienne . Lesminesde Commentry , dans le même département, donnent uncharbon de bonne qualité, très propre à la fabricationdu coke.
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