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HYDRAULIQUE.

HYDRAULIQUE.

fait à gueule-Ue, oest-à-dire à plein tuyau, la vitessed'écoulement est ;

V 0,82 v'^.

Et la dépense :

Q = 0,82S y'29H = 3,62S v'hT

Les ajutages coniques et convergents employés dansles usines, et dont langle est de 40 à 42 u , diminuenttrès peu la dépense et la vitesse effective, qui sont en-viron les 0,98 de la dépense et de la vitesse théorique.

Les ajutages coniques et divergents peu employés,peuvent donner une dépense double des orifices en minceparoi.

Lorsque la charge sur le centre de lorifice est trèsfaible, par rapport à la hauteur de cet orifice, la vitessemoyenne découlement est un peu plus faible que celledonnée par les formules ci-dessus.

Si, à la partie supérieure dune des parois dun bassin,on pratique une échancrure rectangulaire dont la basesoit horizontale, leau du bassin, quon suppose toujoursentretenu constamment plein, sortira en se déversantsous forme de nappe par dessus cette base ou seuil , cequi a fait donner le nom de déversoir à une telle ouver-ture.

Soit H la charge deau sur le seuil,

/, la largeur du déversoir,

L, la largeur dun bassin,

Q, la dépense par le déversoir,

Four l plus petit que 4 /3 L, on aura :

Q = 4,77 l H y/ïT

Pour Izn L, ce qui est le cas dun barrage propre-ment dit :

Q 4.96 L H v^hT

Et pour des valeurs de l intermédiaires, le coefficientde lexpression de Q variera de 4.77 à 4,96.

Passons maintenant au cas le réservoir se vide.

Les problèmes qui se rapportent à ce cas se résolventfacilement à laide des données précédentes et du théo-rème suivant : le volume deau sorti par un orificequelconque dun vase prismatique, qui se vide jusqu'àce qu'il le soit entièrement, nest que U moitié de celuiquon aurait eu, pendant le temps que le vase a mis àse vider, si lécoulement sétait effectué constammentsous la charge primitive.

Si donc lon connaît cette charge et la section horizon-tale du bassin supposé prismatique, on pourra aisémentdéterminer le temps que le bassin mettra à se vider, entraduisant le théorème précédent par une équation.

On trouvera de même le temps que le niveau mettraà baisser dune quantité donnée, en prenant la diffé-rence des temps quil mettrait à se vider étant au ni-veau primitif, et à un niveau inférieur de labaissementdonné.

En transformant l'équation qui donnera le temps quele niveau met à baisser dune quantité donnée, on pourraen tirer l'expression du volume deau écoulée dans untemps donné.

Enfin, il nous reste à envisager lécoulement lorsquele fluide passe dun réservoir dans un autre, disposé demanière à ce que lorifice de communication soit en to-talité noyé.

Lorsque les niveaux seront constants dans chacun desdeux réservoirs, ce qui arrive, par exemple, lorsquunbief de canal fournit leau au bief immédiatement infé-rieur, par un pertuis placé au-dessous du niveau de cedernier, on adoptera pour la dépense deau les formulesdonnées plus haut pour lécoulement à lair libre, enprenant pour H la différence du niveau de leau dans lesdeux réservoirs.

Lorsque le niveau est constant dans le réservoir su-périeur et variable dans lautre, ou réciproquement, ce

qui est le cas des sas décluses, par rapport aux biefssupérieur et inférieur, on pourra déterminer le tempsquil faudra pour remplir ou pour vider le sas décluse,par les calculs indiqués plus haut dans le cas dun ré-servoir qui se vide à l'air libre, en y remplaçant la sec-tion horizontale du réservoir par celle du sas. et lacharge deau parla différence entre le niveau primitif del'eau dans le sas et son niveau dans le bief supérieur ouinférieur.

II. DES EAUX COURANTES.

des canaux. Les canaux^ diffèrent des rivières euce quils ont un lit régulier, ayant partout même penteet même profil.

La vitesse moyenne de leau y est, à très peu près, les8 / 10 de celle à la surface.

Soit : p, la pente de la surface liquide, que lon dé-termine par un nivellement à la surface.

c, le périmètre mouillé de la section zz: l -j- h pourun canal rectangulaire, et l -f- vV -|- 4 pour uncanal trapèze : t étant le talus à donner aux berges et %qui est déterminé par la nature du terraiu.

5 , laire de cette section z= Ih pour un canal rectan-gulaire, et ( 1 -J- th) h pour un canal trapèze.

Le rapport de laire au périmètre mouillé de

la section zz= n,

t), la vitesse moyenne du courant,

Q, la dépense,

Ou aura entre ces quantités, les relationsQ et np 0,00036554 (u* -(- 0,0664r) qui,résolue par rapport à tj, donne v zn V /f ^736np 0,033.

Équations qui, étant données toutes les quantitésquelles renferment, une exceptée, serviront à déterminercette dernière.

Pour les canaux rectangulaires, aqueducs et courrier*,il convient de leur donner des dimensions telles, quela largeur soit à peu près double de la profondeur deleau, cest-à-dire que Jn; u c = 4/i, sz=2/i* et» sss b /2 ; h sera donné, en fonction de la dépense, parla formule Q= w, qui devient ici Q ir. ivh , la viies-e« étant une donnée arbitraire qui dépend de la pente etde la nature du canal.

Dans le cas dun canal trapèze, soit m le rapportde la largeur au fond i, à la profondeur h, l m mk ets ~ h-(m -(- f), équations qui permettent de déterminer/ et b, m étant donné.

La valeur de f, doit être de 4/2 (4 de base sur 2 dehauteur), pour les talus en pierres sèches, 4 pour ceuxen terres franches, et 2 pour les sables en terres coulantes.

Laire s se détermine en divisant la dépense du canalpar la vitesse moyenne que leau doit y prendre. Cettevitesse moyenne doit être telle que la vitesse au fond,qui en est, à très peu près, les 3/4, soit assez faiblepour ne pas dégrader les parois du canal. Le tableausuivant indique les limites supérieures de la vitesse queleau peut prendre au fond de> cauaux, selon leur na-ture, sans les dégrader. ^ m

Nature du fond. Limite de la vitesse.

Terres détrempées.0,076

Argiles tendres.O",452

Sables.0' l, ,30o

Graviers.0,609

Cailloux.0,644

Pierres cassées, silex.4 *,220

Cailloux agglomérés, schistes tendres. 4 *",520

Roches en couches.4,830

Roches dures.3®,0o0

La vitesse au fond, et par suite la vitesse moyenne,étant ainsi prises arbitrairement et inférieures aux li-