HYDRAULIQUE.
HYDRAULIQUE.
entièrement analogues aux cuvettes do jauge. Toutela masse d’eau à distribuer se rend dans un réservoir,d’où elle sort par des orifices pratiqués sur tout soncontour, et on dispose les tuyaux ou conduits entrelesquels doit se fractionner cette niasse d’eau, de ma-nière que chacun d’eux reçoive l'eau qui s’écoule parun nombre déterminé d’orifices.
Compteur». Les systèmes qui précèdent sont insuffi-sants dan9 beaucoup de cas, pour lesquels, comme nousl’avons dit en commençant, il faudrait un appareil ana-logue au compteur h gaz, pouvant tenir compte detoutes les circonstances diverses qui peuvent survenir.
Ainsi, si une consommation soumise à des intermit-tences, à des variations considérables, a lieu par untuyau embranché sur une conduite principale, en par-lant d’un réservoir à niveau très variable, il importeraitde construire un appareil qui pût donner dans tousles cas la quantité d’eau consommée en vingt-quatreheures. Tel est le problème qu’il importe de résoudre,et dont nous ne connaissons pas de solution employéedans la pratique.
Nous distinguerons deux cas : celui où l’écoulementa lieu par un tuyau toujours plein d’eau et celui où iln’en est pas ainsi.
Dans le premier cas on peut déterminer la vitesse del’eau en suspendant au milieu du tuyau une petite hé-lice très légère, dont la vitesse mesure celle de l’eau;le nombre de mètres cubes débités par le tuyau 6eraproportiounel au nombre de tours de l’hélice. Si doncou enregistre le nombre de tours de l’hélice par uncompteur simple, obtenu à l’aide de roues dentées etde vis sans fin, l’axe de la première roue étant montésur l’axe de l’hélicc, on pourra lire sur un cadran lenombre de mètres cubes qui aura traversé le tuyau.
Ce système a été proposé par M. Lapointe, et onpeut le voir au Conservatoire, où est déposé l’appareilqu’il avait construit. 11 avait proposé ce système pourjauger un cours d’eau préalablement barré. Les résul-tats lui avaient paru assez réguliers pour être appli-cables, même pour des différences assez sensibles deniveau.
Dans le second cas, quand le tuyau n’est pas tou-jours plein, on peut combiner un appareil un peu pluscompliqué, qui permettrait l’évaluation du volume d’eauécoulée en un certain temps.
En effet, si on dispose sur la tige d’un flotteur portéà la surface de l’eau un petit pignon libre comme dansle système du dynamomètre totalisateur (voyez dyna-momètre), et que d’un autre côté ou dispose un sys-tème à hélice analogue au précédent et faisant tournerun cylindre denté partiellement, il est clair qu’undeuxième cylindre denté mû par le pignon enregis-trera un nombre do dents proportionnel à la fois à laposition du flotteur et à la vitesse de l’eau ; au produitdu chemin que l’eau a parcouru, par la section de celle-ci, et par suite proportionnel au volume d’eau écoulé,si les sections du cylindre deuté sont proportionnellesà la surface de la section de l’eau que renferme letuyau.
Jets d'eau.
Les orifices en mince paroi sont ceux qui portent lesjets à la plus grande hauteur, et leur donnent la formela plus unie : en les examinant sortir, on croit souventvoir un barreau du cristal le plus diaphane : aussi em-ploie-t-on de préférence ces orifices lorsqu’on n’a envue que l’élévation et la beauté du jet. Les ajutagesconiques donnent aussi des jets unis et transparents,mais dont la hauteur n’est plus que 0,8 à 0,9 de celledes précédents. Enfin, les ajutages cylindriques donnentdes jets troubles dès la sortie, et qui n’ont que les 2/3de la hautenr qu’on aurait eue, sous la même charge, ;par un orifice en mince paroi.
Soit h la charge effective, h* la hauteur du jet avecnn orifice en mince paroi, cette dernière sera donnéepar la formule h' ~h — 0,01 h 2 .
III. DE l’eau EMPLOYÉE COMME MOTEUR.
Les machines mues par l’eau sont dites machines hy-drauliques ; on peut les diviser en deux classes : les unes,telles que la machine de Schemnitz , la balance d'eau , lebélier hydraulique et la machine à colonne d'eau, qui sontdouées d’un mouvement alternatif , et les autres, tellesque les roues hydrauliques , en y comprenantles turbineset les rouet à réaction, qui possèdent un mouvement dérotation continu.
MACHINES HYDRAULIQUES A MOUVEMENTALTERNATIF.
MACHINE DE SCHEMNITZ . Voyez FONTAINE DKHÉRON.
balancier hydraulique. Cette machine, danslaquelle l’eau agit par son poids, offre les incon-vénients des machines à mouvement alternatif oùl’eau possède encore sa vitesse lors du changement deseus du mouvement. La plus simple (fig. 4218) con-siste en un déversoir mobile en son milieu autour d’unaxe et divisé en deux par une cloison : l’eau tombe suc-cessivement dans chaque compartiment jusqu’à ce queson poids l’entnrinc et le fasse basculer.
Un système plus complet, mais toujours défectueùx, est représenté fig. 4219 : lorsqu'une des caissesrenferme une quantité d’eau suffisante, elle descend envertu de l’excès de son poids, et la soupape s’ouvrantde bas en haut, placée à son fond, venant à butercontre un obstacle, s’ouvre et donne écoulement au li-quide qu’elle renferme ; pendant ce temps, la caisseplacée à l’autre extrémité du balancier est remon-tée ; un arrêt placé sur la bielle qui la porte soulève lavanne du fond du réservoir d’alimentation correspon-dant, de sorte que cettecaisse se remplit à mesureque l’autre se vide.
Le seul emploi sérieuxde systèmes semblables,vraiment précieux à causede sa simplicité, est la ba-lance d’eau employéepour faire mouvoir despompes dans quelquesmines ; il n’y a qu’uneseule caisse, que remonteun contre-poids placé à lapartie supérieure de la tige des pompes.
bélier hydraulique. Cette ingénieuse machine,qui fut inventée à la fin du siècle dernier par le célébréMongolfier, se compose (fig 4224), indépendammentdu réservoir alimentaire, d’un tuyau ou corps de bélier ,qui porte l’eau à la partie opérante de la raachiue ; cettepartie, ou tête du bélier , consiste en nn court tuyau,droit ou coudé, muni à sa partie supérieure, ainsi qu'à; son extrémité, de deux soupapes ordinaires ou à boulet,
; dites, la première soupape d'arrêt,, la seconde soupape