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HYDRAULIQUE.

conférence moyenne située à égale distance des deuxcercles qui limitent la couronne : les parties des rayonsqui seront comprises entre cette circonférence moyenneet la circonférence intérieure de la couronne formentles fonds des augets; on achève le profil de ces derniersen joignant les extrémités des rayons, qui se trouvent àla circonférence moyenne, avec chacun des points dedivision de la circonférence extérieure qui correspon-dent aux rayons précédents. Lorsque les augets doiventêtre en tôle, on leur donne la forme d’un arc de cerclenormal à la circonférence intérieure et tangent à la cir-conférence extérieure.

Dans les roues en dessus on doit distinguer deux cas :celui où le niveau est à peu près constant, et celui oùil présente d’assez grandes variations.

Dans le premier cas, à 4 ou2décimètrcs en contre-basdu niveau, on établit le coursier, auquel on donne unelargeur à peu près égale à celle de la roue. A son ori-gine il est évasé de mauière à éviter la contraction ; et,à l’extrémité de l’évasement, on établit une vanne quisert à régler l’écoulement de l’eau. Au delà le coursierse dirige en ligne droite vers ta roue, avec une pentede 4 /40 e environ : il passe à quelques centimètres seu-lement au-dessus de son sommet : il se continue encoresur une longueur telle que la lame qu’il mène tombe li-brement dans le deuxième ou troisième auget à partirdu sommet, et en se rétrécissant graduellement, de ma-nière à ce que sa largeur, à l’extrémité, soit d’un cen-timètre environ plus petite que celle des augets.»

Si le niveau du réservoir est variable, on adapte au»fond de ce dernier un coursier fermé par le haut, dontla face supérieure est inclinée, et qui se termine parune buse pyramidale, dont l’axe est dirigé de telle sorteque l'eau vienne frapper normalement le fond de l’augetqui se trouve en face, et qui est ordinairement le troi-sième à partir du sommet. La largeur de l’orifice de labuse doit être de 0“,0o environ plus faible que celle desaugets et sa hauteur au plus de 0®,40.

Afin que l’eau contenue dans les augets ne se versepas trop tôt, on donne à ceux-ci des dimensions telles,qu’en passant sous la lame d’eau ils ne se remplissentqu’au tiers : soit alors Q le voliime d’eau sortant ducoursier par seconde; M, le nombre d’augets de laroue; N, le nombre de tours qu’elle fait par minute ; S,la section transversale des augets, et l la largeur entreles deux joues, on aura :

l = 180

MNS

Si on donne aux augets la profondeur et l’équidis-tance que nous avons indiquée, la valeur de l deviendra :

I = 270 —

ND'

D, étant le diamètre de la roue.

N, est ordinairement déterminé par la condition quela vitesse à la circonférence soit de 4* à 2®, 50 par se-conde.

Dans les roues à augets qui mettent en mouvementles marteaux des grosses forges, les chocs ne permet-tant guère d’employer des engrenages, on est obligé defaire faire à ces roues trente à quarante tours par mi-nute, et de leur imprimer des vitesses à la circonférencede 4 à 5", ce qui exige des charges d’eau de 4 “ à 4 m ,20au moius. En outre, comme le jeu des marteaux est in-termittent, on emmagasine l’eau, pendant l’intermit-tence, dans un réservoir établi un peu en amont, qui livrealors, dans le temps du travail, une force double etmême plus de celle du courant naturel; il en résulteque souvent sou niveau s’abaisse de 4 à 2'", du com-mencement «à la fin de chaque période de travail. De làvient qu’en plusieurs endroits on voit des roues de 2“ dediamètre avec des chutes de 4 ,n .

HYDRAULIQUE.

Il n’est pas besoin d'entrer dans de grands détailspour montrer que ces roues à grande vitesse sont toutà fait défectueuses; aussi sont-elles abandonnées au-jourd’hui dans les usines bien établies. En effet, l’eaucontenue dans chaque auget est soumise à deux forces :la gravité ét la force centrifuge. Si on détermine la ré-sultante de ces deux forces, celle-ci rencontrera la ver-ticale passant par le centre de la roue en son point I(tig. 1223 bis)j et les arcs de cercle décrits de ce pointindiqueront les surfaces de l’eau dans chaque auget. Onvoit donc que le versement de l’eau commencera trèshaut; que la capacité des augets se trouve en quelquesorte considérablement réduite par les conditions dutravail, que l’effet utile sera par suite minime.

4223 ter.

De Vair dans les augets. Le mouvement de l’eau dansles augets est souvent contrarié par l’air enveloppépar l’eau et qui s’oppose à l’entrée de celle-ci. Dans lesroues en bois, on se contente le plus souvent de percerquelques trous vers lapartie supérieure de la couronne.La fig. 4223 1er représente le mode de construction desaugets en tôle pour les grandes roues hydrauliques,adopté par M. Fairbain de Manchester. On voit quel’air s'échappe par le fond quand l'eau entre dans l'au-get, et ne peut plus s’opposer à son mouvement.

Roues recevant l'eau au-dessous du sommet. Les rouesen dessus tournent en sens inverse du courant dans lecanal de fuite, de sorte que si une cause accidentellevient à y faire refouler les eaux, il en résultera une ré-sistance notable. On évitera cet inconvénient en chan-geant le sens des augets et en versant l’eàu motrice surle derrière de la roue, de sorte que celle-ci se mouvantdans le même sens que le courant de fuite, peut y plon-ger de quelques centimètres sans qu’il en résulte uneperte de force sensible. En outre, on peut donner à cesroues dites roues par derrière,qui reçoivent l’eau en des-sous du sommet, mais au-dessus de leur axe, un dia-mètre supérieur à celui de la chute, ce qui est avanta-geux dans certains cas pour les chutes de 2'",50 à 8 m .

Dans ces roues, l’eau est ordinairement versée dansles augets, ou immédiatement par le coursier d’amenée,qui est alors ouvert à son extrémité, ou par unebuse analogue à celle dont nous avons déjà parlé plushaut.

Lorsque ces roues peuvent être construites et entre-tenues avec beaucoup de soin, comme le sont les grandes