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HYDRAULIQUE.

HYDRAULIQUE.

roues en fonte et tôle, on donne aussi leau en la lais-sant déverser tranquillement sur un seuil établi immé-diatement au-dessus des augets. La pelle régulatriceau lieu de se lever comme dans les vannages ordi-naires, se baisse, et dautant plus quon veut fournirplus deau. Lorsquelle est baissée, son bord supérieurconstitue le seuil du déversoir; après lavoir dépassée,leau tombe dans une sorte de râtelier ou système den-tonnoirs, qui la dirigent dans les augets, et, à cet effet,on dispose les grandes palettes de ceux-ci, de manièreà ce quen arrivant vis-à-vis des cloisons du râtelierelles soient dans leur direction, laquelle est générale-ment verticale.

Le calcul des dimensions de ces roues se fait exacte-ment comme celui des roues précédentes. 4

La force dun courant moteur est égale au produit,par la hauteur de chute, de la dépense par seconde, ouà QH, expression quon transformera en chevaux-va-peur, Q étant exprimé en mètres cubes et en mètres,en la multipliant par 13 1/3. Ce sera la force motrice :soit E, leffet utile, cest-à-dire la partie de la force mo-trice réellement employée par la machine, on auraEmQH,m étant un coefficient inférieur à lunité etvariable avec chaque genre de machine.

De cette équation on tirera

qui donnera la dépense deau, et par suite la largeurà donner à une roue hydraulique qui doit produire uneffet donné : le diamètre et les autres dimensions de laroue étant déterminés par sa nature et la dispositiondes lieux :

Pour les roues en dessus ordinaires, m 0,73Pour les roues en dessus à grandes

vitesses, telles que les roues de

marteaux de forges.mz=0,35 à 0,55

Pour les roues de derrière. . . m:= 0,70

Roues à aubes planes contenues dans un coursier recti-ligne. Ces roues encore très usitées à cause de leursimplicité, consistent (fi-gure 1224) en un arbretournant, assemblé par desbras ou rayons à deux, oumême trois jantes ou cer-cles, suivant la largeur dela roue; sur ces jantes sontimplantées de fortes che-villes en bois sur lesquelleson cloue ou on boulonneles aubes; enfin on fennesouvent une partie de lin-tervalle dune aube à lau-tre par des contre-aubes ou planches fixées a plat con-tre les jantes.

L eau motrice est menée à la roue par un coursier,dont les parois touchent presque les aubes, ne laissantque le jeu nécessaire au mouvement; elle est fournie aucoursier par un vannage, dont la pelle se lève à uneplus ou moins grande hauteur selon que lon veut endonner plus ou moins.

Tandis que dans les roues à augets leau agit seule-ment par son poids, ici elle agit seulement par sonchoc, et, par conséquent, il y a une vitesse de la rouepar rapport à celle due à la charge deau, qui donne uneffet utile maximum; on admet que leffet utile E0,25 QH, pour ce maximum, qui a lieu lorsque la vi-tesse du centre des aubes est les 0,45 de celle de leauqui vient les choquer.

Au lieu davoir un vannage à angle droit, commelindique la figure, il vaut mieux lincliner autant quepossible, afin de diminuer les effets dus à la contrac-tion

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1224.

Immédiatement après la vanne, le coursier sc dirige,avec une légère inclinaison, vers la roue, il passe des-sous, et il se continue en ligne droite. Sa largeur sc dé-termine par le volume deau quil doit conduire : lé-paisseur de la lame fluide doit être comprise entre0", I5 et 0,25. Afin de diminuer la perte deau qui alieu entre les parois du coursier et le bord des aubes,on ne donne à cet intervalle que 0",01 à 0,02.

Maintenant, on ne lait plus guère de coursiers rec-tilignes. Leur fond ou radier arrive au niveau dubord inférieur de la deuxième aube en amont du dia-mètre vertical ;. il se courbe concentriquement à laroue jusquà laplomb de ce diamètre; puis il baisse su-bitement de 0,10 au moins, et se poursuit ensuite avecune pente convenable^ Sa largeur, immédiatementavant darriver aux aubes, est un peu plus faible que laleur ; elle augmente ensuite et vient embrasser les aubesau-delà du diamètre vertical. Par ces dispositions, ilny a pas de perte deau latéralement en amont desaubes et on facilite son dégagement a laval.

La hauteur des aubes doit être environ le triple del'épaisseur de la lame deau dans le coursier, sanstoutefois dépasser 0 œ ,65 ; si cela ne peut avoir lieu, onemploie des contre-aubes. La distance dune aube àlautre, mesurée sur la circonférence extérieure de laroue, est un peu moindre que leur hauteur : leur nombredépend donc du diamètre de la roue, qui, lui-même estdéterminé le plus ordinairement, de telle sorte que latransmission du mouvement à la partie de la machinequi opère le travail utile et qui doit en conséquenceavoir une certaine vitesse, seffectue avec le moins den-grenages et dintermédiaires possibles, si toutefois onne peut se dispenser den employer. Lorsque lon désireseulement avoir le maximum deffet utile, il faut queles aubes aient une vitesse qui soit les 0,45 de celle deleçtu dans le coursier, ce qui donne pour le diamètre de32 _

la r oue >/ H* H» étant la charge deau sur le centreN *

de laube verticale, et N, le nombre de tours que la rouefait par minute.

Des roues de cette espèce en bon état donnent uneffet utile de 0,25.

Houes emboîtées dans un courser circulaire ou roues decôté. Ces roues (fig. 1225) ne différent des précédentesquen ce que le coursier circulaire embrasse la roue surla presque totalité de lachute. 11 y a presque tou-jours des contre-aubes. Ondispose le vannage de ma-nière a ce que leau arriveaussi normalementque pos-sible sur les palettes quellechoque. Lorsquon le peut,il est préférable dy fairetomber leau en la faisantsimplement déverser par-dessus un seuil érabli ausommet du coursier. Leau

777777777

1225.

agit par son poids et son choc à la fois.

Leffet utile de ces roues est de 0,40 à 0,50, quandelles reçoivent leau par un vannage, et 0,50 à 0,60 en-viron, quand elles la reçoivent en déversoir.

Roue à aubes emboîtée dans un coursier annulaire , deM. Afary. Cette roue, que M. Mary vient de faire.établiraux bassins de Chaillot, est montée sur un axe hori-zontal ; elle est formée daubes ou palettes elliptiquesadaptées à la circonférence dun cylindre de 0",12 d é-paisseur et de 2 m ,28 de rayon, accompagné de deuxdisques annulaires ou plans de 0",30 de largeur, per-pendiculaires à laxe et fixés au moyeu par six brasrenforcés de nervures et masqués par des feuilles detôle. On sépare les eaux damont de celles daval, aumoyen de deux ulaqucs de fonte en partie noyées dans