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IMPRKSSION SUR ÉTOFFES,

IMPRESSION SUR ÉTOFFKS.

teinture ; l’autre est un grand séchoir méthodique,chauffé par un calorifère de M. René Duvoir; et letroisième enfin, qui est chauffé aussi par un calorifère,sert de chambre chaude pour sécher les pièces pendantl’hiver ou dans les temps humides. Entre ces deuxderniers bâtiments, il existe un hangar dont la toitureest élevée de 8 mètres au-des&s du niveau du sol, etqui sert à étendre encore les pièces imprimées pour lesfaire sécher à l’air. A cet effet, un plancher ou éten*dage & claire-voie est placé à la partie supérieure dubâtiment et un peu au-dessous du toit, de manière qu’onpeut marcher dessus sans se baisser. On pionte sur ceplancher, par un escalier en bois qui conduit en mêmetemps à l’étendage disposé à la partie supérieure dugrand séchoir. Cet étendage consiste en des traversesen bois, carrées, écartées les unes des autres de 4 0 cen-timètres environ, et placées en forme de gril. Les piè-ces d’étoffes sont suspendues sur ces traverses en for-mant plusieurs zones qui occupent presque toute lahauteur du séchoir jusqu’à l’étendage.

Derrière et parallèlement au grand séchoir, estl’atelier de teinture et d’avivage du bleu faïence surmouchoirs de batiste.

Cet atelier est garni de quatre cuves en bois conte-nant chacune les bains nécessaires pour opérer cetteméthode de teinture, des cadres pour teindre et travaillerles pièces dans les bains , et d’une grande cuve munied’un trinquet pour laver les pièces.

A coté de cet atelier est une pièce un peu humidedans laquelle on étend les étoffes imprimées en bleu deFrance , afin de les faire monter en couleur et prendrela teinte convenable.

Avant d’arriver à la fabrique est une belle prairiesur laquelle on étend, quand le temps le permet, lesbatistes et mouchoirs imprimés pour les blanchir.

Nous passons sous silence une foule de petits détailsqui, quoique bien intéressants sans doute, nous mène-raient trop loin.

théorie de l’art de l’impression. Tout lemonde sait que l’art d’imprimer les étoffes, en géné-ral, consiste à appliquer directement, à l’aide de plan-ches gravées en creux ou en relief, et par des procédésmauuels ou mécaniques, des couleurs spéciales, qu’oufixe ensuite par des procédés chimiques particuliers.

On voit donc que l’&rt de l’impression se composede trois cléments bien distincts.

1° De la préparation des couleurs ou composés chi-miques qui sont destinés à produire les dessins coloriéset inaltérables ;

2° De la disposition des dessins, de la gravure, desplanches ou cylindres, à l’akL desquels on applique lescouleurs;

3° Enfin, de l’emploi des machines et procédés ma-nuels qui permettent d’imprimer vite, bien et à bonmarché.

L’élément le plus essentiel, celui tout à fait spécialau fabricant d’étoffes imprimées est, sans contredit, lapréparation des couleurs qu’on n’achète pas dans lecommerce, tandis qu’on trouve partout des graveurs etdes machines d’impression plus ou moins parfaites.Aussi, l’imprimeur sur étoffes doit-il posséder non seu-lement la théorie, mais encore la pratique de la com-position clés couleurs. A défaut de cette connaissancespéciale, il est forcé d’avoir recours à un coloriste enchef qui dirige la préparation et la mixtion des couleurs,et qui a soin bien souvent de lui cacher la proportionde la plupart des composes qu’il emploie.

PREPARATION ET EMPLOI DES AGENT8 CHIMIQUES.

Produits qu’on achète tout faits dans le commerce .

Acide sulfiirique, ordinaire, employé dans les opérations

du blanchiment et pour opérer les avivages.

Acide sulfurique fumant, dît de Nordhausen , ou deSaxe, pour dissoudre l’indigo.

— sulfureux, comme agent de blanchiment.

— nitrique, pour faire les dissolutions de fer et d’étain.

— hydrochlorique, pour faire la dissolution d’étain,le bain de physique, étant mélangé avec l’acide ni-trique.

— arsénieux, pour composer un vert sur tissus de co-ton, dit vert de Seheele.

— chrôraique, pour rongeant sur coton, et principa-lement pour les enlevages sur fond bleu iudigo.

— acétique, employé dans la composition de tous lesmordants de rouge sur les toiles de coton.

— oxalique, employé comme mordant ou agent decertaines couleurs sur laine ; et lorsqu’il est uni àl'acide tartrique, comme rongeant sur coton.

— tartrique, employé comme l’acide oxalique, et sou-vent avec lui, comme mordant.

— citrique, pour rongeant sur calicot et certaines cou-leurs sur soie fixées par la vapeur.

Ammoniaque , pour dissoudre la cochenille et fairevirer l’orseille sur laine.

Hydrochlorate d’ammoniaque (sel ammoniac), il en-tre dans la compostion de quelques couleurs d’ap-plication sur laine, sur soie, tissus avec chaîne en co-ton, et principalement dans la composition du bleude France sur laine (recette Petit).

Chlore, employé principalement pour le blanchimentdu coton, pour faire le deutocklorure d’étain et leprussiate rouge, base du b.eu de France .

Chlorure de chaux, pour blanchir les toiles de coton.

Chlorure de soude pour blanchir le coton après le ga-rançage.

Acétate d’alumine, employé comme mordant, et quel-quefois en gelée, pour fixer le bleu de Prusse solublesur coton.

Sulfate d’alumine et de potasse (alun), sert pour la pré-paration des mordants sur coton.

Nitrate d’alumine, comme mordant des couleurs surtissus de soie, genre vapeur, et foulards garances.

Chaux grasse, sert pour le collage des bois lorsqu’elleest mélangée avec une certaine quantité de caséum,et pour la préparation des cuves d’indigo.

Carbonate de chaux (ciaie), employé quelquefois dansles opérations du garançage.

Potasse, en solution dans l’eau forme la lessive depotasse qui sert au blanchiment des toiles de cotonet de fil.

Sous-carbonate de potasse, que l ou rencontre et vend,dans le commerce, sous la dénomination de po-tasse, ou de cendre gravelée (produit de la combus-tion des lies de vin). Il sert dans la composition de lacouleur orangé sur coton, genre vapeur.

Arséniate acide de potasse, mordant pour le vert deSeheele, sur coton.

Arsénite de potasse, pour les couleurs d’impressionsà fond sur coton.

Chrômate de potasse, sert beaucoup, soit pour la com -position d’un jauue sur coton, soit pour la prépa-ration du chrômate de plomb, soit pour l’avivagedu bleu de France, des couleurs. au cachou et decertaines couleurs vaporisées.

Bi-chrômatc de potasse, s’emploie comme le chrômatejaune, et pour la préparation d’un vert bon teintsur coton.

Acétate de potasse, entre dans la composition d’un mor-dant rouge.

Bi-oxalate de potasse (sel d’oseille), entre dans lacomposition de quelques couleurs sur laiue, commerouge à la cochenille.

Bi-tartrate de potasse ( crème de tartre ), est em-ployé dans la préparation de quelques rongeants sur