IMPRESSION SUR ETOFFES.
MPRESSION SUR ETOFFES.
coton, et dans la composition de quelques couleurssur laine (genre vapeur).
Prussiate de potasse, employé pour produire des im-pressions bleues sur les tissus de laine et de soie, ensaturant la potasse par l’acide tartrique ou oxali-que, et une petite addition d’acide sulfurique.
Soude, sous-carbonate de soude pour dégraisser et blan-chir les étoffes de laine, etc., etc., et comme agentde saturation.
Bi-carbonate de soude, il est employé comme agent desaturation pour les mordants dans le garançage.
Zinc, pour obtenir des solutions déliquescentes.
Fer neuf, réduit en rognures ou rubans, est employépour préparer les sels de fer qui constituent lesbases et les mordants d'une infinité de couleurs surcoton et sur tissus de laine.
Proto-sulfate de fer. Il sert généralement à monter lescuves de bleu, celles de bleu faïence, le bain de cha-mois et de rouille pour la teinture des cotons, ba-tistes, etc. Il n’est employé dans l’impression quepour les couleurs d’application sur coton.
Peroxyde de fer, pour couleurs solitaires sur coton.
Bleu de Prusse ; est remplacé généralement par leprussiate rouge de potasse.
Etain , réduit en copeaux ou rubans, pour former lesel d’étain, ou la dissolution d’étain, etc.
Proto-chlorure d’étain (muriate d’étain), employé soitcomme rongeant sur les fonds produits par le per-oxyde de manganèse et le peroxyde de fer sur coton,soit comme mordant sur laine, soit comme principedésoxygénant du bleu indigo bon teint sur coton, etcomme mordant du bleu de Prusse .
Deuto chlorure d’étain (oxy-muriate d’étain), fréquem-ment employé dans la composition des couleurs surlaine et sur coton.
Sulfate de cuivre, fréquemment employé dans la prépa-ration des couleurs sur tissus de laine, de coton etde soie (genre vapeur). C'est lui qui forme la basedes réserves sur coton.
Nitrate de cuivre, on l’emploie dans les mêmes condi-tions que le sulfate de cuivre.
Acétate de cuivre (verdetîrisiallisé), il sert souvent dansla composition des réserves sur coton, et principale-ment dans la préparation des Cuuleurs avec les bois(genre vapeur), sur laine et sur coton.
Nitrate de plomb, bon pour mordant du jaune dechrome sur coton.
Sous-nitrate de plomb, pour être employé dans les ré-serves jaunes de chrome sur coton.
Cbrômate de plomb, pour faire une couleur jaune surcoton, dite jaune de chrome, et pour rongeaut jaunesur coton.
Sous-clirômate de plomb, il sert principalement pour lacouleur orangée d’application sur un fond solitaire parle manganèse, ainsi que pour produire des fonds unis,des réserves et impressions sur coton. Toutefois, onle remplace avantageusement par le sous-acétate deplomb et par une dissolution de chrômate de potasse.
Acétate de plomb; il sert pour composer le mordant de-rouge et pour toutes les décompositions où l’on veutobtenir des acétates.
Deuto-cblorure de* mercure, employé avec l’hydriodateioduré de potasse, pour obtenir l ioduie de mercurecomme couleur d’application sur coton.
Sulfate ou Chlorure de manganèse pour les couleurssolitaires ou bronzes sur coton.
Sel anglais ou Sel pour rose, composé de 2 parties dedeuto-clilorure d’étaiu et de 4 partie de sel ammo-niac. Ce sel entre dans la composition du bleu deFrance sur laine et lui donne le ton violeté.
COMPOSITIONS CII1M1QÜES <^UE LON PAIT GÉNÉ-RALEMENT DANS LA FABRIQUE.
Nitrate de /er, employé comme mordant sur laine; il
s’obtient en dissolvant peu à peu dans de l’acide nitriqueà 36°, autant de rognures de fer neuf, qu’il pourra endissoudre dans l’espace de 24 heures; cette dissolutionexige des précautions. A cet effet on met l’acide nitri-que dans un vase de grès d’une grandeur plus que suffi -santé, et on le place en plein air; ensuite on y met quel-ques morceaux bien propres de fer; on attend potfr ajouterd’autres rognures que les premières soient presque en-tièrement dissoutes et ainsi de suite ; lorsqu’on s’aper-çoit au bout de quelques heures que la dissolution com-mence à être saturée, *ce qui arrive, lorsqu’elle ne peutplus dissoudre le fer, on en ajoute encore une grandequantité et on en abandonne la dissolution à elle-mêmejusqu’au lendemain.
On examine avec attention la dissolution; et si onvoit qu’elle ne dégage plus de bulles, on la retire immé-diatement de dessus le fer ; si on la laissait plus long-temps, elle se prendrait en masse et deviendrait d’unecouleur rouille; alors elle serait mauvaise, et il faudraitla jeter. Mais tant qu’il se dégage des bulles, il fautlaisser la dissolution sur le fer; si on la retirait avantelle ne serait pas saturée; et l’excès d’acide qu’elle con-tiendrait empêcherait la couleur de se fixer sur l’étoffe.Il faut que la dissolution soit d'une belle couleur bruneet transparente comme du sirop.
Chlorure de zinc . Employé dans la composition d’unecouleur puce sur Thibet , et dans l’impression sur co-ton pour attirer l’humidité de l’air et pour faciliter lucombinaison du mordant sur l’étoffe. On le prépare enfaisant dissoudre dans l’acide hydrochlorique autant dozinc que possible, comme nous l’avons indiqué pourla préparation du nitrate de fer. 11 pèse oo°'à l’aréo-mètre.
Proto-chlorure d'étain. Entre comme mordant dans lapréparation des couleurs, et comme rongeant sur lesfonds solitaires et bronzes produits par le chlorure demanganèse et le peroxyde de fer.
Ce sel est obtenu eu dissolvant 500 gram d’étainraffiné dans 4 kil. 1 /2 d’acide hydrochlorique à 22°; à ceteffet, on met du sable dans une terrine de terre ; et dansle sable ou place un ballon en verre dans lequel on in-troduit d’abord l’étain ; et on verse par dessus l’acidehydrochlorique. On met ensuite la terrine sur un feu decharbon de bois et on chauffe jusqu’à ce que tout l'étainsoit dissous; après cela on laisse refroidir et reposer leliquide. On soutire le clair qui doit peser de 50 à 55“.
Deuto-chlorure d’étain liquide, dissolution d’étaindans l’eau régale, pour les avivages des couleurs ga-rancées, et comme mordant des couleurs.
On le prépare en mêlant ensemble 8 kil. acide hydro-chlorique à 22° et 4 kil. acide nitrique, puis y faisantdissoudre peu à peu 4 kil. étain jusqu’à parfaite satu-ration ; on conserve cette dissolution dans des vasesfermés.
Autre préparation employée à Lyon comme mordantsur tissus de soie. On prend 4 kil. acide nitrique, 500gram. eau, dans laquelle on fait dissoudre 500 gram-mes sel marin ou sel ammoniac; on mêle le tout ensem-ble; et on y fait dissoudre lentement 4 kil. étain réduiten lames ou rubans.
Cette préparation est la plus ancienne, mais la pre-mière vaut mieux sur tissus de laine.
Autre préparation employée comme mordant sur lesétoffes de coton (genre vapeur).
4 kil. acide hydrochlorique, 2 kil. acide nitrique,2 kil. sel d’étain que l’on fait dissoudre peu à peu Onlaisse reposer jusqu’au lendemain et on tire le clair; onétend ensuite cette dissolution avec de l’eau jusqu’à laforce de 5 degrés. On fait tremper les pièces dans cettedissolution pendant 4/2 heure, on les lave bien, et onles passe ensuite dans un bain de sous-carbonate desoude à 2 degrés pendant 4/4 d’heure, on lave et onfait sécher.