IMPRESSION SUR ÉTOFFES.
IMPRESSION SUR ÉTOFFES.
pour Imprimer le dessin convenablement, ses axessont supportés par des poupées liées à des arbres quiportent des roues d’engrenages (voyez tour a gra-ver). Enfin les parties très étendues sont enlevées auburin, toujours à l’aide de la même machine.
Quand on a besoin de deux ou trois cylindres gravéset plus, pour imprimer en deux, trois et quatre cou-leurs, on grave les couleurs sur deux, trois ou quatremolettes semblables ; de manière que les contours desdessins se raccordent parfaitement ; mais il faut queles cylindres de cuivre, sur lesquels on veut graver,soient plus gros les uns que les autres.
Ainsi, le rouleau qui doit fournir la première couleursera plus petit; le second rouleau qui doit fournir ladeuxième couleur sera un peu plus gros, et le troisièmerouleau encore un peu plus gros, et ainsi de suite ; maisil n'en faut pas moins que le diamètre de chaque molettesoit dans un rapport exact avec celui de chaque cylindrede cuivre.
Cette condition est indispensable, parce que l’expérience a démontré qu’une étoffe imprimée s'allonge ets’étend par l'humidité et par la pression. C’est pourcorriger cette extension qu’on fait les cylindres succes-sifs un peu plus gros, et le dessin dftns un rapport crois-sant sur la largeur.
Gratur 9 à l'eatt-forte. — Pour ce genre de gravure,il faut employer un cylindre creux, avec un axe mo-bile ou creux ; on couvre d’un verni3 de graveur le cy-lindre que l’on chauffe à la vapeur au travers de sonaxe. Ce cylindre est placé sur un tour à guillocher ;et l’on grave avec une pointe de diamant,à l’aide de laquelle ou produit des dessins va-riés, en enlevant le vernis et mettant le cylin-dre à nu.
On plonge ensuite le cylindre horizontale-ment pendant cinq minutes, dans une augeen bois contenant un bain d'acide nitriqueétendu d’eau.
Depuis quelque temps, M. Léon Godefroy,de Puteaux , livre au commerce des étoffesdont les fonds sont imprimés au rouleau, avecdes cylindres gravés de deux façons différen-tes ; les uns par MM. Pigné et Pigache, gra-veurs de rouleaux à Puteaux , les autres parM. Feltrappe, à Paris .
Ces procédés sont tout à la fois si simpleset si ingénieux, que nous ne pouvons les pas-ser sous silence.
Voici le procédé de MM. Pigné et Pigaclie : ils fontles mats, ou fonds pleins, en gravant au burin desfilets annulaires très rapprochés ; puis, ils coupent lesfilets de distance en distance, par une pe:ite molette quiporte des lignes obliques. Cette molette est imprimée àla manière ordinaire. Par ce moyen, les filets annu-laires sont coupés de distance en distance, par des in-tervalles creux qui reçoivent la couleur, mais la mo-lette a formé des petits crans ou arrêts dans les filetsannulaires, lesquels retiennent la couleur et l’empêchentde couler.
M. Feltrappe, lui, grave tout simplement des filets,ou mille raies inclinées d’environ 44 centimètres, sur lalongueur du cylindre de 70 à 80 centimètres.
DESCRIPTION DES MACHINES ET USTENSILES SER-VANT A LA PRÉPARATION ET A L’iMPRESSION DES
ÉTOFFES.
Les divers tissus que l’on soumet à l'impression peu-vent être classés en huit catégories :
1° Les tissus de pur coton. — 2 Ü Les tissus de lin ou• batistes. —3° Les cotonnades fil et coton. —4° Les tis-sus légers de pure laine. — 5° Les tissus de laineehatnc-coton, - 6° Les tissus de laine mélangés de
soîe dits Thibet . —7° Les tissus do pure soie. — 8° Lesétoffes drapées, la flanelle, les velours de laine, de cr>ton et de soie, le feutre.
Chaque catégorie comprend elle-même divers genresou modes particuliers d’impression que nous allonsdécrire successivement.
Préparation des tissus avant l’impress on. — Lespièces sont livrées au fabricant en blanc, c’est-à di r eblanchies ou en écru, et dans ce dernier cas, on 1 sblanchit dans l’établissement même (voyez blanchi-ment, p. 385). Mais, avant de les soumettre aux diverse. 1 *opérations , on doit les collationner, les inspecter pours’assurer qu’elles ne présentent point des défauts, desdéchirures que l’on répare et raccommode le mieuxpossible.
On marque et numérote ensuite lus pièces ; 4° soit enbrodant dessus les pièces les numéros avec du fil blanc,ou du coton, teint en rouge d’Amlrinople 2° soit eo seservant de l’encre d’imprimerie et d’un cachet gravé onrelief (voyez encre) , 3° soit avec une encre composéede savon vert, de térébenthine de Venise et d’oxydo defer, ou d’ocre rouge calciné ; 4° soit enfin avec nue encrequelconque à marquer le linge.
Lorsque les tissus sont blanchis, on le9 inspecte en-core pour reconnaître s’ils n’ont pas éprouvé quelquesaccidents, quelques taches que l’on enlève par les pro-cédés connus (voyez dégraissage).
Ensuite, les pièces sont épluchées et soumises à l’opé-ration du grillage ou flambage, qui a pour but de dé-truire le duvet qui existe sur leur surface.
4251 .
Gr. liage, — Cette opération s’exécute sur un seulcôté, celui sur lequel on veut imprimer, à l’aide dedivers appareils qui varient suivant les ateliers (voy.grillage).
Après le grillage, les pièces sont unies et lustrées parles cylindres (voyez cylindre) ; puis elles sont cou-sues ensemble par leurs chefs, et enroulées sur un petitcylindre octogone, appelé bobine , à l’aide d’une ma-chine à enrouler.
Machine à enrouler (fig. 4251). — Cet appareil e«tformé d’un bâti en bois, qui supporte, à sa partie su-périeure, une série de petites barres en bois parahèles etfixes, séparées à des distances voulues par de petitsrouleaux en bois, dont les axes tournent librementdans des coussinets. Ces barres et rouleaux sont destinésà maintenir les pièces au large et à effacer les plis.
La pièce qui e.-t posée sur le plancher à gauche,comme l'indique la ligne en spirale, passe alternatice-rnent dessus et dessous les barre* et les rouleaux ; elleenveloppe la demi-circonférence d’un tambour mû parle moteur de l’établissement. Elle s’enroule ensuitesur la bobine en bois, qui reçoit son mouvement con-tinu par le contact du tambour.
L’axe de la bobine est fixe, carré, et mobile à vo-lonté. Il e c t maintenu et pressé sur ses extréhi tés ;u -
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