IMPRESSION SUR ETOFFES.
IMPRESSION SUR ÉTOFFES.
aussi garnis de pointes d’aiguilles ; de là elle remontevers le rouleau 23, d’où, elle était descendue. Pour en-tretenir toujours la même tension de la toile sans fin,le rouleau 23 est mobile perpendiculairement à sonaxe au moyen des deux vis de réglage 26.
Le doublier 27 est aussi une toile sans fin en grosdrap on forte étoffe de laine; il passe à travers lesbarres fixes 28, 28, qui l’étendent, puis s'appuyant surle rouleau 25, il s’y réunit à la toile sans fin F, che-mine avec elle sur les rouleaux 2, 2, puis remonteavec elle vers le rouleau 23.
L’étoffe à imprimer G est enroulée sur une en-souple H, et passe entre les barres qu’elle rencontre,ce qui fait disparaître tous les plis ; alors elle arrive,sur le rouleau 25, s’y réunit au doublier 27 et à latoile sans fin F ; puis chemine avec eux, embrassantainsi les trois faces de la table B, remonte aussi aveceux jusqu’au rouleau 23, d’où elle est reçue dans unétendage ou dans des paniers.
Le mouvement est imprimé à la machine par unhomme appliqué à une manivelle fixée à l’arbre 5.Cette manivelle met en mouvement directement lechariot C”, puis elle communique le même mouvementaux deux autres chariots, au moyen des roues 34, 35,et des roues intermédiaires 36 et 37. Quant au mouvement du châssis, il résulte de celui de l’excentrique Iplacé également sur un arbre moteur 5. Cet ex' en triquemèt en mouvement l’arbre 38, lequel, au moyen debras diversement articulés avec les châssis, les faitavancer tous trois ; enfin le régulateur ou appareil dedivision se meut par la roue 20, l’excentrique 19 étantplacé sur son arbre.
Telles sont les principales pièces de cette machinedont nous allons actuellement décrire les fonctions.
Supposons qu’on vienne de donner un coup de plan-che, et remarquons que tous trois se donnent au mêmeinstant. Aussitôt ce coup de planche donné, trois mou-vements ont lieu à la fois, l’étoffe s’avance d’unelargeur de planche et avec elle la toile sans fin et ledoublier.
Les châssis D viennent prendre la place qu’on voitdans la fig 4260, et se mettent en mouvement, c’est à-dire que le châssis D descend, “celui D” s’élève, etcelui D’ d’avance de gauche à droite.
Pendant ce trajet, les chariots C,C’, C”, reculent,parce qu’ils cessent d’être pressés par les manivelles 6(los arbres 5 continuent leur mouvement uniforme), etque d’ailleurs ils sont attirés par les ressorts 8, 8 ; ilss’arrêtent alors dans la position décrite, en s’appuyantsur des butoirs. Pendant le mouvement des châssis D,ils pressent légèrement sur les rouleaux distribu-teurs 10, 40, et y prennent de la couleur qui est étaléeuniformément par les brosses 4 4, de telle sorte que leschâssis s’arrêtant vis-à-vis des planches 3, 3, celles-cin’ont plus qu’à y venir prendre la couleur dont ellesont besoin pour le coup de planche suivant.
C’est alors que les chariots C, C*, reviennent enavant, mais cette fois ils ne sont plus poussés par lesmanivelles ; ils le sont par les touches 43, 43, qui leursont diamétra'ement opposées, mais fixées comme ellessur les arbres 5, 5 ; ils s’avancent alors, et les plan-ches 3, 3, pressent sur les châssis, puis ils reculent unpeu; mais la touche 43 étant double, ils avancent denouveau, et pressent encore une fois sur les châssis,bien entendu qu’entre ces deux contacts le châssis alégèrement changé de place, afin de présenter d’autrespoints de contact, ce qui a été opéré par une courbureconvenable 1* de l’excentrique I.
Lorsque les touches 13, 43, cessent d’agir, les cha-riots, toujours appelés par les ressorts 8, 8, reculent denouveau jusqu’à ce qu'ils soient arrêtés parles butoirs,et les châssis se mettent en mouvement ; ils reviennentprendre la position qu’ils occupaient auparavant.
Bientôt après les manivelles se retrouvent en positionde pousser en avant les chariots; ceux-ci avancent etl’impression se fait ; puis les arbres 5,5, continuant detourner, les chariots reculent encore et l’opération secontinue.
Tel est le jeu de cette machine, qui pourvoit ellemême à tous ses besoins, impression, distribution decouleur, mouvement de la toile, par le fait seul d’unmoteur quelconque appliqué à la manivel.e. (Extraitdu Bulletin de la Société d’Encouragement , novembre1839.)
Depuis la publication de son brevet, M. Perrot aajouté à sa machine quelques dispositions importantespour éviter le bruit des chariots; il a aussi changéou modifié quelques organes qui n’ajoutent rien à laperfection et l’économie du travail.
Machine à imprimer arec un cylindre qui yrcsenlele dessin en relief .
Cette machine, qui est plus connue en Angleterresous le nom de Métier à surface , et en France sous lenom de Plombine, d'Hemetine y etc., se compose d’nn cv-lindre ou rouleau en bois dur, sur lequel sont appliquésdes clichés métalliques représentant les dessins en re-lief. Ce cylindre est disposé sur un bâti analogue à celuidelà machine du rouleau ; mais la couleur lui est fourniepar le contact immédiat d’un drap sans fin qui passecontinuellement dans une auge remplie do la matièrecolorante.
A vrai dire, le métier à surface n’est autre chose quela machine inventée par Nicholson, en 4790, mais per-fectionnée par MM. Parkinson - Duffey , de Dublin ,Church, Hémct, et autres (voir les Estais chimiques deParkinson, traduits en français, 4820; London , Jour-nal, 1824, page 57; Tecknologiste, juin 4841, p. 385).
Déjà, en 4780, on imprimait, en France , les toileset les velours de coton, avec un cylindre de bois sur le-quel on enfonçait dc9 fils et des lames de laiton quiformaient le dessin en relief. On trouve, dans VArt dufabricant de velours, par Roland de la Plâtière, le des-sin et la description d’une machine en ce genre. Maison ne peut se dissimuler que ces rouleaux, façonnés enmétal, sont d’un prix élevé; qu’il en faut un assorti-ment très dispendieux, qu’ils se détériorent par l’effetde l’humidité et de la pression qui les met prompte-ment hors de service.
Cependant, un nommé Ebinger, de Saint-Denis ,prit un brevet, en 4800, pour imprimer d’une manièrecontinue avec des cylindres gravés en relief. En 4805,James Burton, ingénieur de la maison Peel, a appliquéégalement le rouleau à l’impression d- s tissus. On em-ploie J>eu cette mafchine en France , tandis qu’elle estassez usitée en Angleterre, tant pour imprimer à elleseule des dessins que pour enluminer des dessins im-primés au rouleau gravé en creux. On y a remplacé lagravure en bois par des cachets (clichés) en alliage fu-sible qu’on cloue sur 1rs cylindres en bois, comme onle fait pour les planches de la perrotine. Ce changement,oulre qu’il apportait une grande diminution dan9 lesprix de gravure, permet d’obtenir des dessins plus dé-licats et plus nets, enfin le cylindre en bois, recou-vert de vernis, n’étant plus en contact avec la couleur,était moins sujet à se déformer.
Les cylindres composés de clichés métalliques sontsans doute un progrès, à cause de la rapidité et de l’é-conomie de la main-d’œuvre. Toutefois, leur construc-tion nécessite encore des soins tout particuliers. Ainsi,il faut que les types soient tellement bien ajustés qu’ilsne formeut pour qinsi dire qu’un seul morceau; que lepied ou la queue de tous ces types appuie d’aplomb surla périphérie du rouleau; que tous les clichés formententre eux une surface circulaire parfaite, et que leursreliefs viennent, quand on fait tourner l’axe, toucher