IMPRESSION" SUR ETOFFES.
IMPRESSION SUR ETOFFES.
parfaitement la même taugcnto au oercle; que tous lesclichés successifs aient rigoureusement la même forme,le même rayon et la même fixité.
La fabrication des clichés fondas ne présente au-cune difficulté. Il suffit de faire un modèle en bois, quel’on reproduit autant de fois que l’on en a besoin, parle procédé du clichage en alliage fusible, que nous avonsdéjà indiqué. On pourrait cependant employer l’alliageordinaire des clicheurs, qui est plus résistant et plusdurable.
Quand les clichés sont ainsi fondus, il s’agit de lesployer, et de leur donner la forme d’un segment decercle qui s’adapte parfaitement sur la périphérie ducylindre destiné à le recevoir.
Plusieurs procédés plus ou moins compliqués et dif-ficiles ont été inventés et employés depuis vingt annéespour remplir ce but. Mois le moyen le plus simple et leplus facile est encore celui qui a été employé par Bon-valet, vers l’année 1770, pour ployer les planches decuivre gravées en relief et leur donner la forme cylin-drique (voir VA rt de préparer et d*imprimer les étoffes delaine ^ par Roland de la PlAtière ). .
On pose le cliché, un peu amolli par la chaleur, hori-zontalement sur une pièce de bois creusée en gout-tière, de la forme d’une portion du cylindre sur le-quel on veut l’appliquer; on descend ensuite une autrepièce de bois appelée mandrin, dont la forme en des-sous est convexe, et semblable au segment de cercleque l’on veut avoir. Le mandrin est adapté à la viad’un balancier.
Nous citerons encore Hoffmann, qui a pris le premieren France , en 4792, un brevet d’invention pour unmoyen de faire des dessins pour l’impression des toilesau moyen du polytypage. (Voyez tome II, des Brevetsexpirés.)
En 4844, Straubart prit aussi un brevet pour unprocédé analogue à celui de Hoffmann. Quoi qu’il eusoit, tous ces procédés du clichage, déjà connus et pu-bliés depuis longtemps, n’ont pu empêcher plusieurspersonnes, fort honorables du reste, de se donner récemment pour les inventeurs réels de la méthode d’im-primer au cylindre en relief, dout la première idée ap-partient à Nicholson.
Burton, puis ensuite M. Howton, de Manchester,ont construit des machines, dites muk-machine % qui nesont que la réunion, dans un même système, de cylin-dres en cuivre gravés en creux et de cylindres en boisgravés en relief.
Les Anglais ont apporté à cette machine un per-fectionnement important pour le succès de l’impres-sion. Daus les plombines fran-çaises, le cylindre gravé se char-geait directement de couleur suruu rouleau fournisseur; la sur-face gravée n’était donc tan-gente qu'à un petit nombre depoints de la couche de couleurétendue. Au contraire, dans lesplombines anglaises ou métiers àsurface , la couleur est portée parles cylindres du baquet ou réser-voir sur un drap sans lin, où elleest uniformément répartie et du-quel la reçoit le cylindre gravé.
La fig. 4262 représente cettedisposition. Le drap sans fin n re-çoit la couleur du baquet R par lesrouleaux A, B, et est tendu parles trois cylindres C, D, E, en sorteque le rouleau prend la couleursur la partie concave entre lesdeux cylindres EE.
perrotine, qui a reçu tant de perfectionnements, et celasurtout, dit M. Persoz, parce que la couleur appliquéesur le tissu par une surface courbe étant toujours plusou moins étendue, altère nécessairement plus oumoins la régularité des formes dont se compose ledessin.
Nous ne partageons pas cette manière de voir, etcroyons que la simplicité de ces machines pour imprimerà plusieurs couleurs, à l’avantage qu’elles offrent sur leclylindre gravé en creux de ne pas écraser les premier scouches déposées, en rendrait l’emploi profitable, sile cylindre pouvait être fabriqué dans de bonnes condi-tions d’économie et de perfection. A cet égard, nousrappellerons ici l’essai de M. Laboulaye, de former uucylindre en relief par des pièces fondues et assembléespar un simple écrou, cylindre qui a figuré à l’Exposi-tion de 4849. Les progrès des procédés de la fonderie encaractères nous font croire que ce procédé a de l’a-venir.
Ce système, appliqué soit à des cylindres, soit à desplanches de perrotine, permettrait, en économisanttout le temps employé au placement des cachets, detransporter aux gravures servant à l’impression destoiles peintes tous les avantages de variation à l’infinides dessins, par les compositions et décompositionssuccessives qu’utilise si bien la typographie. Noussouhaitons qu’un fabricant fasse l’essai de ce système,dont nous avons vu depuis longtemps un spécimen, àl’état de pièce curieuse, dans le cabinet de l’inven-teur.
Machine à imprimer et rentrer plusieurs cou leurs d lafois t par M. Urbain Troublé.
Cette machine, qui ne parait pas avoir réalisétoutes les espérances qu’elle avait fait concevoir, l’em-porte sur toutes celles connues par son ba9 prix etpar le petit emplacement qu’elle nécessite.
Qu’on se figure une petite machine de 40 centimètresde longueur environ, de 30 centimètres de largeur,et du 25 à 30 centimètres de hauteur, qui participe dola machine au rouleau à deux couleurs, et du métier àsurface le plus perfectionné. On engrène cette machinesur une petite règle dentée qui fait l’office de cheminde fer, et on la promène à la main sur toute la longueurde l’étoffe, bien tendue sur une table ordinaire d’im-primeur; on revieut ensuite sur le dessin déjà imprimé,suivant le nombre et la nature des couleurs que l’onemploie.
Disons qu’à l’aide de cette machine, aussi simplequ’on peut le désirer, on peut obtenir une grande per-fection dans les rentrures, et des effets de couleurs qu’ilserait impossible de produire aveo le seul rouleau, sansle concours de la planche.
PROCÉDÉS ET APPAREILS DIVERS.
Châssis au canevas pour imprimer le bleu d'indigo à laplanche (fig. 4264 et 4265). A, baquet en cuivre danslequel on fixe au moyen des quatre vis a, a, a, a, unchâssis B, sur lequel on tend un canevas fin et assezserré. Ce baquet communique avec un vase C par untuyau en cuivre garni d’un robinet D.
Pour travailler avec cet appareil, on introduit d’abordla couleur dans le vase C qui ferme hermétiquement.On ouvre ensuite le robinet D, afin que la couleur s’é-coule dans le baquet, et on le ferme aussitôt qu’elle estparvenue jusqu’au canevas.
La couleur qui doit passer un peu au Ira vers du ca-nevas est étendue avec une racle eu bois que le tireurpromène dessus, et l’ouvrier imprimeur applique aussi-tôt la planche gravée.
MM. Wood et Wright, en Angleterre, ont modifié la